‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 149 sur 213 · Cf. id. f p. 97 : « porte de joste Saint-Ladre · texte numérisé non relu

Cf. id. f p. 97 : « porte de joste Saint-Ladre

2. Tobler, Top. von Jerus., vol. I, p. 172. — Denkblaetter, p. 414.

3. Palestine Expi. Fund, Quart. S ta t., 1889, p. 64; 1895, p. 30; les cartes de la Jérusalem médiévale dans les divers volumes de la Pilgrims* text Society, et le nouveau Plan of Jérusalem au 1/3670* publié en octobre 1900.

terrains qui s'étendent au nord de leur couvent jusqu'au delà du mur d'enceinte de la ville. A la suito de travaux entrepris par eux le long du décrochement que fait en ce point le mur, face au nord-est, on a constaté, à une profondeur de 2 mètres sous terre, l'existence d'un arceau percé dans le mur et appareillé en pierres portant les stries diagonales qui, ainsi que je l'ai démontré dans le temps, sont caractéristiques du travail des Croisés. On n'a dégagé jusqu'ici que la partie supérieure de cet arceau, la baie de la porte ayant été utilisée, à une époque indéterminée, pour le passage d'un égout qui dessert ce quartier. Là serait la véritable poterne de Saint-Lazare des Croisés.

Dans une charte de l'an 1177 ' il est question de la grande route qui va de la Maison des Lépreux de Saint-Lazare vers le « lac » de Legerius, et d'où se détachait un autre chemin menant à l'église de Saint-Élienne. L'emplacement de celte piscine, située dans le nord de Jérusalem, n'a pu être encore déterminé. Le souvenir, cependant, s'en est peut-être conservé dans la tradition sous la forme d'une curieuse survivance relevée avec raison par le P. P. de Sainl-Aignan. D'anciens actes arabes, ou kouchanSy donnent le nom singulièrement suggestif de Hdr't el-liirkè « la rue, ou le quartier de la piscine » à un terrain situé à environ 1000 pieds anglais au droit nord de l'emplacement présumé delà poterne de Saint-Lazare. Voilà, en effet, qui pourrait peut-être mettre sur la voie dé la solution de ce petit problème topographique.

Je dois dire que je suis tenté parfois de me demander si le Lacits Legerii ne correspondrait pas, en réalité, à « la grande citerne des Hospitaliers » que mentionne Theodericus (§ XXVI) précisément entre l'église et l'établissement des Lépreux d'une part, et l'église de Saint-Etienne d'autre part, avant d'atteindre la porte septentrionale (Porte de Damas ?).

1. De Rozière, Carlulaire de l'Église du Saint-Sépulcre, n° 168 : « stratana ivgiam que rtucit a ilomo leprosorum S. Lnzari versus lacuin Legerii ».

LE TRÔNE ET l'aUTEL CHKZ LES SÉMITES 247

Le trône et l'autel chez les Sémites.

Dans une étude d'ensemble fort bien conduite sur les enceintes et sur les pierres sacrées des cultes sémitiques, le P. Lagrange 1 touche divers points au sujet desquels j'aurais à présenter quelques observations.

Sur la nature réelle du aan phénicien ; sur la question de savoir s'il représente, comme on Ta prétendu, la personnalité même du dieu; sur le caractère spécialement funéraire, chez les Phéniciens, de la n2?n (la distinction, attribuée à M. Lidzbarski, a été faite bien auparavant), etc., je me permettrai de renvoyer à un article assez étendu de la Revue critique (2 février 1880) où j'ai traité ces points et quelques autres connexes, en discutant certaines idées de M. Berger qui eussent mérité également d'être prises en considération. En général, le P. Lagrange prend pour base les travaux de l'école allemande et de l'école anglaise qu'il connaît fort bien; ceux de l'école française, qui ont parfois précédé, voire préparé ceux-là, lui sont moins familiers.

L'explication du sens symbolique de latt M funéraire araméenne, personnifiant le mort, est attribuée à M. R. Duval; elle lui avait été, en réalité , suggérée par moi avec les diverses conséquences qui en découlent, ainsi qu'il appert de la rectification quo j'ai du faire à ce sujet f , et que je tiens pour fondée puisqu'elle n'a pas soulevé de réclamation de la part de l'intéressé.

La question du « trône » des dieux assyriens est exposée en détail d'après les dernières recherches des spécialistes. J'ai peine, toutefois, à accepter la conclusion que ce « trône » divin fût « l'esplanade » où se dressaient les zikkurât. Il me semblerait plus naturel d'admettre une assimilation entre le trône et l'autel. Sur ce point très important du culte spécial du trône divin dans l'antiquité, il y aurait eu d'instructifs renseignements à

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