‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 155 sur 213 · T U TÎTInS · texte numérisé non relu

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cru devoir s'arrêter à cette idée et l'avait écartée comme invraisemblable. Encore tout dernièrement, Kl. Lidzbarski, dans sou lexique, a enregistré comme un fait acquis, l'emploi du substantif idï, au sens de « souvenir, mémoire » dans les légendes de nos deux cachets.

Je crois aujourd'hui que nous nous sommes tous trompés et que, sur ces deux cachets, il faut considérer Idî non comme un substantif, mais bien comme un nom propre, dont, seule, la vocalisation reste douteuse, étant donné que nous avons l'embarras du choix parmi les formes bibliques correspondantes : Zakar, Zaker, Zakkotir.

L'erreur est, d'ailleurs, excusable, car nous ignorions tous alors une particularité qui ne s'est révélée que dans ces derniers temps : à savoir que, souvent, dans les légendes de leurs cachets, les Israélites juxtaposaient un nom et un patronymique sans l'interposition du mot p « fils ». Les premiers exemples de cet usage, qui rappelle quelque peu celui des Grecs ' indiquant le patronymique simplement par le génitif, pouvaient être contestés, et j'ai moi-même hésité devant un de ceux que j'avais eu l'occasion de faire connaître \ Mais, depuis, ils se sont tellement multipliés 3 que force est bien de se rendre à l'évidence. Les lectures des cachets précités doivent donc être rectifiées dans ce sens \

Dans cette même catégorie jp rangerais aujourd'hui un autre cachet israélite archaïque qui jusqu'à ce jour est resté, je crois,

1. Et, aussi, sur le terrain sémitique môme, l'usage des Palmyréniens; mais ceux-ci, sur ce point, ont pu être influencés directement par les Grecs, ce qui ne saurait être le cas pour les Israélites à l'époque à laquelle nous font remonter ces cachets.

2. Rec. d'arch. or., II, p. 31 : VPOTO irpborpb, qu'il faut donc certainement traduire : « A Yahmolyahou (fils de) Ma'aseyahou. »

3. Voir surtout la série des sceaux sortis des dernières fouilles du D r Bliss dans les tells de la région d'Eleuthéropolis.

4. Au moment de donner le bon à tirer de cette feuille, je reçois le fascicule II • de VRphemeris fur Sem. Epigr. et je vois que M. Lidzbarski (o/). c, p. 141) arrive de son côté aux mêmes conclusions que moi en ce qui concerne la valeur réelle de IDî dans ces deux légendes sigillaires.

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