URNE PUNIQUE AVEC INSCRIPTION A L* ENCRE
en usage chez les Arabes de Palestine. Cette liste, bien que faite avec soin, présente beaucoup d'omissions; je signalerai entre autres celles-ci, en consultant mes notes et mes souvenirs :
ch'ddd (plur. cKdâdât) et q'chdt « ceinture », d'un genre plus ordinaire que le zounndr (= Çwvapiov) ; b'zîm (plur. abâzîm), « boucle » de la ceinture de cuir ($ér, plur. s'ioûr) des fellahin ; noussiyé {= nifsiyé), « veste * courte, différant du ddmer en ce que les manches sont larges et non fendues ; touzloq (plur. tazdliq — turc), <c guêtres »; fa*^(plur. k'foûf, « gants » (on dit aussi djourbdndt idetn, littér. : bas de mains, et même djourbdnat tout court); mest (plur. m'soût), «jambière de cuir »; qamta, espèce de « marmotte » ; qamboû' (plur. qandbV), « petit capuchon »; tantoûr t tan{oûra (plur. tandtir), « grand capuchon » et, aussi le chapeau européen (d'où le sobriquet populaire des Européens : abou tantoûra); % érouè (plur. l érd) « boutonnière » ; chabàké, « agrafe » (l'agrafe même : dakar :r « mâle » ; sa « porte » : éntd « femelle ») ; mahramé, « mouchoir » ; sitri, sorte de spencer, serré à la taille ; qoubqdb (plur. qabdqîb), hauts « patins » de bois (femmes) ; lachak. « mouchoir noué en fanchon » ; qoundouh, « mouchoir » posé sur la tête, à la bordelaise; kirddn, « collier »; ndtoûr (plur. naoudtir),« pendeloque » amygdaloïde, tombant sur le front (cf. j±û etçuXaxrnptov); qafié, qafoué, rubans tressés avec monnaies d'or, bijoux, etc., et tombant dans le dos; habèl khochkoch, chaîne d'or sautoir; tésdtbîn ou késdtbin (persan), large bague de pouce, pour les fiancées: hindiyè (plur. handdé), espèce de tunique en satin; hhours (plur. kh'rds), plaque d'argent, avec chaînettes, que les paysannes placent sur les côtés de la tète; fénésé (= félésé, çoXXiç), grande pièce d'argent que les paysannes portent suspendue en médaillon sur le front, ou au cou ; zummamdt, « jarretières » ; 'oqdè, « nœud » et *oqdè ou mac ht a y « rosette », etc., etc.
Urne punique avec inscription à l'encre.
Les fouilles poursuivies par le P. Delattre, avec un succès qui ne se dément pas, dans la nécropole punique de Bordj-el-Djedîd ont amené, en 1899, entre autres découvertes celle d'une urne ou amphore en terre cuite, apparemment funéraire, du type dit « urne à queue, portant une inscription de trois lignes, tracée à l'encre, en caractères phéniciens :
L'inscription parait avoir été exécutée avec soin et, à en juger du moins par la netteté de la reproduction, être généralement
assez bien conservée. À première vue, la lecture matérielle en semble aisée. L'interprétation n'en est pas, toutefois, comme on va le voir, sans offrir quelques sérieuses difficultés.
A. L'urne. B. Détail de l'inscription.
Le P. Delattre, dans son rapport sommaire \ se borne à dire qu'elle « nomme un Carthaginois du nom de Hannibal, fils de Safat, avec la lignée ascendante de quatre autres de ses ancêtres ».
M. Lidzbarski s'en est occupé dans son Ephemeris *; voici comment il la transcrit :
. . . p tasw p bjynan i
m]pSmaj p bynan nw« 2
masa p piwo p 3
La transcription est irréprochable en soi ; quant au sens général, il demeure obscur, et M. Lidzbarski s'abstient de le fixer par une traduction. Il se contente de dire que la femme (xwtt) du Hannibaal mentionné à la ligne 2 est peut-être la fille du Hannibaal de la ligne 1 ; et il se demande si c'est elle qui a veillé à l'ensevelissement de son époux, ou bien si elle a été elle-même ensevelie avec lui. En ce qui concerne le dernier nom (m»a), il ajoute que, s'il est bien rendu, il doit être berbère.
A ce compte, le texte, traduit littéralement voudrait donc dire :