Précédée peut-être encore, elle-même de quelque chose
vant : p; non plus comme le verbe « construire », mais bien comme le mot « fils », intervenant entre deux noms propres : celui de Fauteur de la dédicace, qu'il reste à déterminer, et celui
de son père; DTK?, Abdis, si telle est la vraie [lecture, ne serait plus, dès lors, que le patronymique, patronymique dont, autrement, l'absence, bien qu'à la rigueur admissible, était cependant plutôt faite pour surprendre.
Après quoi, je lis, comme M. Berger, avec une certitude à peu près complète : wnS, à « Son Seigneur, » expression usuelle annonçant le nom du dieu qui suit immédiatement et qui est précédé lui-même, selon la règle, de la préposition b « à », répétée pour marquer l'apposition.
Le nom de ce dieu, qui occupe toute la fin de la ligne, me semble bien se terminer par un aleph ; je ne vois pas de trace du lamed qu'a cru apercevoir M. Berger, et sur l'existence duquel repose sa lecture hypothétique (Chârbel). Je suis fort tenté — mais, toutefois, je ne formule ici cette idée que sous la réserve d'une vérification minutieuse de l'original -*- de lire tout le groupe : Navrer, Chadrapha. Le nom de ce dieu se retrouve en toutes lettres dans une inscription palmyrénienne, et on l'y a rapproché, avec beaucoup de vraisemblance, de ce dieu énigmatique qui était adoré, justement, sur la côté de Phénicie, sous le vocable grec de Sa-tpairr;;, et auquel j'ai consacré, il y a bien des années, un mémoire étendu *. Sans doute on pourra trouver singulier que ce dieu Satrape remonte à une aussi haute époque et, surtout, qu'il porte déjà un nom dont la forme quasi hellénisante f s'écarte si sensiblement de la forme originale du mot perse khchatrapâwdn, alors que, dans le livre de Daniel, par exemple, on rencontre encore la forme beaucoup plus complète [Di]asTWïW. Il y a là, assurément, une difficulté ; mais elle n'est peut-être pas insurmontable , et je me réserve d'y revenir, en me bornant pour
{. Clermont-Ganneau, Le dieu Satrape et les Phéniciens dans le Péloponèse. 2. Sans parler de V aleph final qui serait, en outre, un indice d'aramaïsme.
l'instant a dire qïie la frnur vnîrair? *; e:c:r:et :v:j*:: V:. faisant le pendant de* formes hc:~.en:cues rr::j-r-ç. ^rrr-ïT-c : . -. ;
peut-être ffièmt in-ïiencee. dar.s une cer.aise mesure, tat celles-ci. a ps nai;re de br-cne heure dans -es m:'.:tux>err.:u:ues ou dominait Taranièen. ]anfue ofSjie'.Ie ctTadarlnistraticriacheménide.
Je dois ajouter également que le dieu Satrape 5 , ainsi que le dieu palmyrénien Ch-:<ir.jpï t a ». 50 distinguent par des aitribuîs guerriers et ont ainsi un caractère qui n'est pas en desaccord avec celui du dieu belliqueux, du tueur de fauves, que nous montre la stèle d'Amrii.
Mais il y a, pour la saine interprétation de l'inscription, un fait plus important encore que ceux que je viens d'indiquer. Elle ne se compose pas de deux lignes, comme tout le monde Ta cru jusqu'ici, mais bien de trois. Cette ligne en plus, dont l'existence à échappé à l'attention, est gravée au-dessus des deux seules dont on ait fait état. Elle en est distante d'un interligne normal. Elle commence à l'occiput du lion et se prolonge jusqu'à l'extrémité de sa queue recourbée, en se terminant au niveau de la plante du pied droit du dieu. Elle a été, à vrai dire, très maltraitée, beaucoup plus encore que les deux autres, par suite d'une faille profonde et épaufrée sillonnant obliquement la stèle dans cette région : c'est ce qui explique qu'elle ait pu rester inaperçue. On ne distingue plus que quelques lettres et les débris d'autres, queues ou têtes. Mais c'en est assez, on le comprend, pour modifier du tout au tout la lecture admise jusqu'ici, puisque
1. Cf. le verbe iln-z^xarU-.-^ dans la grande inscriptiondeMausoleete;*^?*ke-jeiv dans une inscription provenant de Trilles (C. /. G., n° 2219).
II faut ajouter aujourd'hui une forme nouvelle : ffxëprâr,;, que j'ai découverte dans une inscription grecque, encore inédite, de Devirigui (Petite Arménie), dont M. Cumont a bien voulu me confier le déchiffrement et dont je parlerai plus au long à une autre occasion (elle est accompagnée d'une inscription araméennetrès mutilée). Cette forme offre un point de contact intéressant avec les formes sémitiques MS^TC. "STTCriN, par suite de la substitution du 3 au t.
2. Cf. la statue du dieu Satrape teile que la décrit Pausanias dans le passage que j'avais invoqué autrefois [op. c).