Sous entendu un verbe tel que oiaçlpei (cf. n
veut Waddington, que la part contributive des trois personnes dans les frais de réfection du sépulcre. Il est beaucoup plus naturel et plus conforme aux précédents épigraphiques de la région, de voir dans ces chiffres les parts de possession dans le sépulcre et non les quotes-parts de dépense.
O O fî
Cette façon de s'exprimer : — -f — + —, ne serait-elle pas
d'ailleurs, étrange s'il s'agissait de quotes-parts de dépense?
1 1 Pourquoi, dans ce cas, ne pas avoir dit tout bonnement : -• + —•
+ -* (ou, à la rigueur, —)? Le plus simple même — etd'ordinairo 2 4
c'est ainsi qu'il est procédé en épigraphie — eût été d'indiquer le chiffre réel des sommes respectivement dépensées par les trois personnages. La chose est, au contraire, parfaitement justifiée s'il s'agit d'un certain tout divisible en 12 parties fixes et préexistantes. Cette estimation théorique de la possession ou de la
propriété, sur le pied de — rappelle singulièrement la convention
romaine de Tas testamenti et de Vas foncier divisible en 12 unciœ normales, et elle en dérive peut-être.
J'ajouterai que j'ai déjà eu plusieurs fois l'occasion, soit dans ce Recueil, soit dans mes Études <T Archéologie Orientale, de signaler chez les populations syrienne de l'antiquité, notamment chez les Palmyréniens et les Nabatéens, cette habitude d'attribuer des parts, exactement définies, à diverses personnes, dans les grandstombeauxdefamille. Qu'il me soit permis d'en introduire ici un nouvel exemple qui a l'avantage de nous montrer précisément le mot nipoç employé dans le sens propre de partie du tombeau et non de quote-part dans les frais de construction de ce tombeau. C'est une inscription grecque que M. Chabot 1 a copiée à l'intérieur d'un sépulcre de la nécropole de Balkis, sur la rive droite de l'Euphrate, et dont il donne la transcription suivante :