Journal Asiatique, sept.-oct. 1900, p
TOMNHMA ZHNCONOC XCOPICTOY APICT6WB»
M € PCOT
Il y reconnaît, avec raison, l'inscription générale du monument (qui contient diverses autres épitaphies individuelles) fl ; c'est ce que montrent clairement les deux premières lignes. Mais comment doit-on lire et comprendre les trois dernières laissées sans explication? J'ai été amené, il y qelque temps à traiter ce petit problème à l'École des Hautes-Études 1 et j'ai proposé alors de l'ensemble de ce texte assez obscur au premier abord, la lecture suivante :
To {AVïjjAa Zi^vtovoç, ^oplç tou âpi<rce[po3] uip(ouç). Ce tombeau appartient à Zenon, à l'exception de la partie de gauche.
La transposition de M6POTC en M6PCOT est imputable aune inadvertance soit du lapicide, soit du copiste.
Cette explication très simple me paraît être confirmée matériellement par l'aménagement intérieur du sépulcre; on remarquera, en effet, la façon dont est disposée la première salle: seules, les parois de face et de droite, sont occupées par les bustes des défunts et les épitaphes individuelles, y compris celle de Zenon lui-même, ou d'un de ses fils homonyme de son père ; la paroi de gauche, au contraire, ne contient ni textes, ni sculptures ; c'est que cette dernière paroi, comme nous l'apprend notre inscription ainsi comprise, était « réservée », peut-être éventuellement, à quelque bénéficiaire qui n'a pu ou n'a pas cru devoir en
1. Elles contiennent plusieurs noms nouveaux et curieux sur lesquels je reviendrai à une autre occasion. Je me contenterai de dire aujourd'hui qu'il faut peut-être, dans l'épigraphe très embrouillée A 6, dégager le nom de AvriyAva.
2. Conférence du 19 janvier 1901. Quelque temps plus tard, dans une note insérée à la fin du cahier de janvier-février du Journal Asiatique, M. S. Fraenkel a proposé la même lecture pour les deux derniers mots, sans élucider, du reste, la question d'ensemble.
tirer parti, comme l'avaient fait Zenon et les membres de sa famille pour les deux parois qui leur revenaient de droit.
Les mêmes observations générales me semblent être applicables à une autre inscription du Haurân 1 , n° 2146, que Waddington rapproche avec raison de son n° 2245 pour le système de numération. Là encore, nous avons des noms propres suivis du mot iXEpss et des chiffres fractionnaires, qui sont exprimés cette fois en lettres numériques, et qui indiquent, comme toujours, à mon avis, des parts de propriété et nos des quotes-parts dans les frais d'établissement. Seulement, la construction grammaticale est autre; les noms sont, sans conteste, au nominatif; mais il fautsousentendre, selon moi, un verbe ayant le sens de « posséder».
La lecture intégrale de cette inscription présente des difficultés sérieuses dont la science épigraphique, pourtant si éprouvée, de Waddington n'a pu avoir raison. 11 ne sera donc pas hors de propos de la reprendre et de voir si ces difficultés sont vraiment insolubles. Je donnerai, d'abord, la transcription figurée et la lecture de Waddington :
OIKO OIOK6KAC
M€NONKAAA€€nANT
AMANANAP6CAPICTOI
ÏTATPOCOYAA0ON Tï $
TMAWN*ABOYPIOCAPX€AAOY
M€POCriBAPX€AAOCHPAKAIOY
M6POCNB-CABINOCMA5IMOY
OÏko[v....]oio xe*a<j|Aévov xaXXs[t] ^avifl] 8(eT)jjiav avSpeç apircot icarpo* 'ASoup'.o; 'Ap^sXaou |*spo; Y'-3 • ApxsXaoç 'HpaxXfou i^po; y#'.