JARRES ISRAÉLITES MARQUÉES A L'ESTAMPILLE DES ROIS DE JUDA
symbole, quatre caractères phéniciens, en relief, répartis ainsi dans les quatre cantons, au dessus et au dessous des ailes :
-is
aS
Le premier lamed n'est venu qu'en partie, le haut de la lettre ayant porté dans le vide. La légende est complète, comme le montre retendue du champ. Le timbre a été apposé longitudinalement par rapport à l'anse, de telle manière que l'épervier est orienté de côté, une aile en bas,
une aile en haut; les caractères, par suite, se lisent verticalement, selon la longueur de l'anse.
B. — Même symbole ailé* Au dessus et au dessous de l'aile gauche, caractères en relief :
ib ...
nw ...
Il y avait probablement, au dessus et au dessous de l'aile droite, qui manque en partie, d'autres caractères qui ne sont pas venus, par suite de l'insuffisance de la pression sur l'argile crue. Le symbole ailé est marqué double, par l'effet du glissement, ou de la réapposition de la matrice; les traits des lettres sont, au contraire, de la plus grande netteté, ce qui tendrait à faire admettre, bien que cela paraisse quelque peu singulier, une impression exécutée en deux fois, par deux matrices distinctes, l'une pour le symbole, l'autre pour les lettres (?). L'estampille est apposée transversalement par rapport à la direction de l'anse.
C. — Même estampille, apposée longitudinalement, mais presque effacée par la superposition, faite après coup, de deux cercles annulaires concentriques. On distingue encore, néanmoins, au dessous de l'aile gauche, les deux caractères : tw
et, au dessus, peut-être les restes d'un kaph; ce qui semble indi-
guer une légende similaire de celle de B. Les mêmes cercles annulaires concentriques ont été répétés à côté du cachet, sur le champ duquel ils mordent légèrement.
D. — Cachet ovale très allongé apposé longitudinalement. Même «ymbole ailé bien marqué; au dessus, restes de lettres dont il ne subsiste que la tige ou les queues, et qui peuvent avoir appartenu, vu la place qu'elles occupent, au mot "J[SJdS. Elles ne paraissent pas avoir été cantonnées.
Il devait y avoir vraisemblablement, au-dessous du symbole ailé, d'autres caractères qui ne sont pas venus, le cachet, appliqué sur une côte saillante de Tanse, côte qu'il a écrasée en partie, ayant porté à moitié dans le vide.
E. — Même symbole ailé. Estampille apposée longitudinalemont. Au-dessus, cantonnées à droite et à gauche, queues de lettres : "j[b]o(b]. Au-dessous, dans le canton de droite, lettre à éléments angulaires (débris de chinV } ; à gauche : H3....Le kaph a souffert dans sa partie supérieure.
F. — Même symbole ailé. Estampille apposée obliquement. Dans le canton supérieur de droite, traces du S = lamed possessif? Au-dessous, traces de lettres indistinctes.
G. — Même symbole ailé. Estampille apposée longitudinalement.
Traces indistinctes de lettres dans les deux cantons supérieurs .
H. — Anse sans estampille. Une simple croix, emboîtée par en haut dans la concavité d'une sorte d'arc de cercle; le tout visiblement exécuté à la pointe de l'ébauchoir, dans la terre molle; la section transversale des traits est triangulaire.
La dernière anse, bien qu'anépigraphe, doit être, néanmoins, considérée comme congénère, autant par suite de ses affinités matérielles avec les précédentes, que du fait qu'elle a été recueillie à côté de celles ci. L'absence do timbre sur l'anse H peut