inWD, MoHtou, au génitif
LE DIEU NABATÉEN CHAf AL-QAUM 383
Chai* al-Qaum, le dieu bon; et (aussi) que soit en* souvenir quiconque ra
ces autels et dira : « que soient en bon souvenir tous les noms de ceux-là ! »
— L. 1. 1TMT. Je crois préférable de vocaliser ce nom 'Ânémou ; je m'appuie, pour ce faire, sur la transcription "Àvepoç, laquelle est à distinguer de "Avapoç qui me paraît représenter plutôt la forme dvix, également usitée.
OTTn; il n'est pas démontré que ce soit un dérivé d'un nom de tribu, une gens Rouhou, comme le veut H. Littmann. Ce pourrait être aussi bien, sinon mieux, un toponymique indiquant la ville natale de notre Nabatéen. Les géographes arabes 1 citent
• ex
plusieurs localités du nom de J—jJ\ ; une, entre autres, faisant
partie des <*-J\ l^ï. Par cette dernière région faut-il entendre la Rahba voisine de Er-Raqqa, sur r Eu p h rate? ou bien s'agirait-il, par hasard, de la Rouhba, district du Safâ?
— L. 2. uns. Je doute que ce mot soit, comme le suppose l'auteur, l'équivalent du titre de foxtx6ç, Dipsn, Kpsn « chevalier (romain) », et, encore plus, qu'il s'agisse d'un « commandant des chevaliers ». 'Obaidou devait être, non pas un personnage de l'ordre équestre, mais, comme tant d'autres de ses compatriotes nabatéens, un simple « cavalier» servant au titre auxiliaire, à la solde des Romains ou même des Palmyréniens, si, à cette époque (131 J.-C.) on tolérait que ceux-ci fissent garder certains points nécessaires à leurs vastes opérations commerciales du côté de l'Euphrate; en tous cas, ils devaient y entretenir, sinon de véritables garnisons, du moins des postes de cavaliers destinés à fournir les escortes convoyant à travers le désert leurs riches caravanes et les protégeant contre les entreprise des écumeurs des sables qui ont toujours rôdé dans ces parages mal famés.
— L. 3. M. Littmann semble bien avoir raison en considérant *W comme un nom de lieu et en l'identifiant avec la ville de ïW, sur l'Euphrate. 11 est assez piquant, étant donnée la dévotion spéciale de notre cavalier, de remarquer que cette ville de r Âna