Cf. suprà, p. 176 et R. E. S., n° 86, p
2. On pourrait multiplier ces tâtonnements, mais sans grand profit tant qu'on manque de base solide. Cf., par exemple, l'obscur DlpbN "|!>D des Proverbes (xxx, 31) que les Septante (xxiv, 66) rendent d'une façon si bizarre : pa<n).evç ôr)|AY)YOpû>v sv £ôvet.
En effet, il a retrouvé dans une de celles-ci, avec beaucoup de sagacité, le nom de notre dieu sous la forme Dpn sra. Il résulte de là plusieurs faits positifs dont tout essai d'explication philologique devra tenir compte : 1° l'élément Sn, normalement représenté par le safaï tique n, ne peut guère être autre chose que l'article, correspondant au nabatéo-arabe Stt, Jl; 2° le v est une chuintante = jr et non une sifflante = ^j 3° le ? a la valeur de £, à l'exclusion de £j 4° et 5° le * de l'élément 7>tt et le 1 de
l'élément Dip, ne peuvent être soit que des voyelles de prolongation, t,oû, soit que de simples diphtongues, at, au — toute combinaison impliquant une réduplication de ces voyelles demeure forcément exclue.
Transposé dans l'alphabet arabe — et tout concourt à nous inviter à chercher la lumière dans la direction de l'arabe — le nom équivaudrait à quelque chose comme çyl\ (ou /»>^?) /^ f . Le sens de +yb\ « le peuple » s'offre tout naturellement. Pour /u^, on est plus embarrassé, par suite de la variété des acceptions de la racine *Li et de ses dérivés, sans parler de ses congénères possibles dans les autres dialectes de la famille sémitique. J'avais déjà fait remarquer la façon curieuse dont les lexicographes arabes ont justement rapproché les deux mots équivalents
de nos deux éléments JW et Dip dans leur explication de £J£
A*y (*Jï =)\ Un rapprochement analogue, et non moins frappant, est fait par le Lisân eWArab *. Les sens de « accom-
1. M. Littmann admet aussi la possibilité d'une forme p ^ y Mais il semble que, dans ce cas, le safaïtique aurait maintenu le ^ comme il Ta fait, par exemple, dans le n. pr. TVD = MoaUpoç.