‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 206 sur 213 · i«^ ^ s\ J* l^uJ^I r y JTJ Sl\ J* ÙJ*^ O^ 1 (•y yl *»~H · texte numérisé non relu

i«^ ^ s\ J* l^uJ^I r y JTJ Sl\ J* ÙJ*^ O^ 1 (•y yl *»~H

LE DIEU NAB4TÉEN CHAÎ' AL-QAUM 391

pagner », « aider, assister», « rassembler et guider an troupeau», attachés, entre autres, à divers dérivés de la racine *l£, inclineraient à prêter àDipbie TW, celui de aggrcgans populum, « conducteur, pasteur du peuple »Jou quelque autre similaire. Envisagé ainsi notre dieu aurait les allures d'une sorte de «>U, sinon de cf-V*. Dans cet ordre d'idées, il faut peut-être faire état du sens de ductor donné & <u-£ = aîli dans un ancien vocabulaire hispano-arabe cité par Dozy 1 . A ce compte, Chat* al-Qaum apparaîtrait avec le caractère marqué d'un àp^yéTiQç; surnom qui, chez les Grecs, était porté par des dieux divers, par Apollon, par Esculape et aussi, ce qui nous ramène vers l'Orient, par l'Hercule phénicien Melkart seigneur de TyrVMais ce ne serait jamais là qu'un surnom, et il resterait toujours à trouver la personnalité propre du dieu.

Nous connaissons aujourd'hui les noms spécifiques d'un assez grand nombre de divinités du panthéon nabatéen. A la rigueur, on pourrait supposer que Tune quelconque de ces divinités avait pu être, dans certaines conditions, dans son rôle de ipxïïT^ TY ^> adorée sous le vocable de Dlpbtt TXS. Toutefois, il semble plus naturel de chercher sous ce vocable une entité mythologique autre que celles qui se sont déjà présentées à nous avec un état civil bien défini.

J'avais tout d'abord songé à un dieu nabatéen /ou plutôt nabatéo -arabe, pour ainsi dire disponible, dieu mystérieux dont nous ignorons le nom original et qui ne s'est manifesté jusqu'à présent que sous une appellation d'apparence hellénique encore inexpliquée. Je veux parler du fameux Theandritès* dont l'existence

1. Supplément au diet. «r., s. v. Dozy enregistre, en outre, les sens de «*£

ju^', « envoyer, être envoyé ». Il ne faut pas perdre de vue que souvent les dialectes du Maghreb nous ont conservé des mots ou des sens anciens disparus des dialectes orientaux.

2. C. J. S. I, 122 (inscription bilingue de Malte) : Tï bn mpbo, 'HpaxUT

ap/r/vlTSi.

Page 1