‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 207 sur 213 · AeatvSpÎTïjç, OvavîfHTTjç (forme altérée X Ôe«*3ptoç · texte numérisé non relu

AeatvSpÎTïjç, OvavîfHTTjç (forme altérée X Ôe«*3ptoç

nous est attestée à la fois par l'histoire et par l'épigraphie'. Il ne serait pas impossible que ce Théandritès fût l'équivalent de notre non moins mystérieux Dipbs sw«. Seulement on ne voit pas bien, dans cetle hypothèse, la correspondance des deux appellations. Ce qui me rend d'autant plus hésitant, c'est qu'on pourrait peut-être, en se plaçant à ce dernier point de vue, purement étymologique, se demander si Théandritès ne nous cacherait pas, en réalité, quelque vieille divinié édomite éponyme, un din, dont le nom aurait prêté à uneparonomasie populaire : Edom*, Adam. Ily a là une question très délicate que je me borne à poser et qui recevra peut-être sa réponse un jour de quelque nouvelle inscription nabatéenne.

Ce Chai* al-Qaum, considéré comme arche gelés, rappelle, d'un autre côté ,1e passage si curieux où saint Épiphanc* nous apprend que Moïse, à cause de ses prodiges divins (Oeocnfoxeu), passait pour un dieu (Oeov vo^ouatv) par suite de l'aberration des populations de l'Arabie Pétrée, de Rokom (Pélra) el de Edom, et que son idole était, dans ces régions, l'objet d'un véritable culte. S'il y a quelque

1. Wadd., op. c, n°« 2374 a, 2481. Cf. les notes aux n<>« 1965, 2046 (to eeovôp(xtov). L'assimilation de Théandritès et d'un prétendu dieu Ovaaaiâôou (=n. pr. de personne), alléguée dans les notes du n° 2474, est, bien entendu, une erreur manifeste sur laquelle il est inutile d'insister désormais.

2. On pourrait, à la rigueur, en s'appuyant sur un des sens de cL « exciter au combat en inspirant une nouvelle ardeur », se demander si la définition du dieu Tbeandritès, telle qu'elle est donnée par Damascius (tov £fa]Xuv pîov faudrait-il corriger ttjv tfôrjXuv (fém. poétique) pfotv? — ejurvlovra taïç ^alc) ne serait pas une sorte de paraphase du vocable Dlpbtf PtiJ, ainsi entendu. Ce dieu àpfevomiç serait alors cet Ares nabatéen dont l'existence nous est attestée d'autre part et dont je parlerai plus loin.

3. Ne pas oublier que Edom est Esaû. Ce n'est pas ici le lieu de discuter l'aspect mythique de cette grande figure biblique, dont le nom, comme on le sait, semble avoir,|d'autre part, influé sur la forme de celui que les Arabes donnent à Jésus, au Olavopoç chrétien •' ,y = *rcty. Je me bornerai à rappeler la physionomie théophore du n. pr. hébreu DlKTlV (qu'on a cru retrouver môme en punique, bien que sur ce point il y ait quelque doute), à rapprocher de celui de pimay sur une intaille syro-phénicienne publiée autrefois par moi (Sceaux et cachets, n° 17). A noter, en outre, à propos de ce que je dirai tout à l'heure concernant le culte d'Ares chez les Nabatéens, le nom talmudique du Mars planétaire, sinon mythologique : DHNQ.

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