‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 28 sur 213 · Et aussi (p. 276) de Zenon ^UJl · texte numérisé non relu

Et aussi (p. 276) de Zenon ^UJl

plus ancien, Zenon, le fondateur de l'école d'Élée, qu'ils ne connaissaient guère.

Je serais tenté de chercher la solution de ce petit problème d'un autre côté. Si l'on se reporte au texte d'El-Balkhi, on remarquera que Zenon est mentionné à la suite de trois autres philosophes grecs avec lesquels il forme un groupe à part, caractérisé par une particularité qu'on ne retrouve pas dans le groupe des huit philosophes énumérés précédemment; ceux-ci, Thaïes, Pythagore, Heraclite, Aximénès, Anaxagore, Archélaùs, Épicure et Empédocle nous sont présentés simplement avec leur nom; pour les trois suivants, au contraire, l'auteur arabe, suivant fidèlement la source qu'il a sous les yeux, a soin d'ajouter le nom de leurs pères; ce sont : Socrate, fils de Sophronisque; Platon, fils d'Ariston; Aristote, fils de Nicomaque. Puis vient notre Zenon. Je suppose qu'il devait en être de même pour ce dernier • et que le nom de Zenon était également accompagné de son patronymique. Or, nous savons que Zenon de Citium était fils de Mnaseas; c'est ce dernier nom que je soupçonne de se cacher dans le groupe énigmatique ^J^^, malgré le mirage que pourrait offrir la forme, en apparence plus voisine, 'Ep^aToç. La leçon primitive devait être, dans ce cas, quelque chose comme jj-L-L. j£ ûyO> ou peut-être même ^~.tl» ? ^L», si la transcription avait gardé le cas oblique Mvaaéou. Que si l'on trouve la correction un peu risquée au point de vue delà paléographie, on pourrait, à la rigueur, pensera restituer une transcription de MouoraToç, Cf^y* ou iff)"** q u i> ^ certains égards, se rapprocherait davantage de la leçon du manuscrit; dans ce dernier cas, il faudrait admettre qu'ici Zenon de Citium aurait été confondu avec son homonyme et son disciple, Zenon de Sidon, Zenon le jeune, qui était effectivement fils de Musaeos.

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