Recueil d'Arch. orient, II, p
Recueil d'Archéologie orientale. IV. Avril 1900. Livraison 5.
Croisés; à cet état ila prêté sou veut à une confusion avec le fameux « Crac des chevaliers », situé dans une toute autre région, beaucoup plus au nord, entre Homs et Amrit, dans la montagne des Ansariyés. Mais ce dernier Crac, malgré l'identité apparente des noms occidentaux, n'a rien de commun avec le toponyme arabe A'El-Karak; et c'est à tort qu'on chercherait à induire de là l'existence d'un quatrième Karak syrien. Crac n'est ici qu'une mauvaise lecture, ou une mauvaise prononciation do Crat 1 , transcription suffisamment exacte de ù\j\ Akrdd 9 « les Curdes », le nom arabe du « Crat des chevaliers » étant Heusn el-Akrâd, « la forteresse des Curdes »\
En dehors de ces trois Karak, qu'on pourrait appeler historiques, il devait en exister en Syrie d'autres encore, moins connus; cela n'a pas de lieu de surprendre, étant donné que le nom de Karak n'est, autre chose, comme je l'ai rappelé plus haut, qu'une vieille dénomination d'origine araméenne ayant le sens générique de « ville fortifiée », et pouvant, par conséquent, s'appliquer à des localités diverses qui offraient les conditions requises. De fait, je relève, par exemple, une Khirbet El-Kerek sur le Mont Carmel, au sud-est et non loin de Dàliet el-Kermel ', et une autre encore, bien loin de là, au nord de Djâloûd 4 (entre Jérusalem et Naplouse). Soit donc, un groupe de cinq localités homonymes, sans compter celles que de nouvelles recherches topographiques pourront encore nous faire connaître.
Le lieu de la lapidation de saint Etienne.
Le P. Lagrange 5 vient d'appeler l'attention sur un passage
1. La forme correcte Crat figure, du reste» dans nombre de documents.
2. Cf. le nom de Djebel el-Akrdd, « la montagne des Curdes », donné au massif montagneux qui s'élève plus au nord, à la hauteur *de Latakié.