‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 4 sur 213 · JARRES ISRAÉLITES MARQUÉES A L ESTAMPILLE DES ROIS DE JCDA · texte numérisé non relu

JARRES ISRAÉLITES MARQUÉES A L ESTAMPILLE DES ROIS DE JCDA

Cette solution, ou, du moins, les éléments de la solution sont venus, après bien des années, et cela, comme il arrive souvent, sous la forme d'une nouvelle trouvaille.

A la fin de Tannée 1898, M. Bliss a entrepris, pour le compte du Palestine Exploration Fund y de grandes fouilles dans un tell antique situé dans la région nord de Beît Djibrln et appelé Tell Zakariya 1 . Il espérait y retrouver remplacement de l'introuvable Gath, la fameuse ville des Philistins. Les fouilles n'ont pas, sur ce point, justifié ses espérances, mais elles n'en ont pas moins amené la découverte de nombre d'objets antiques fort intéressants pour l'archéologie de la Palestine, sans parler de restes de constructions dont quelques parties remontent vraisemblablement à une époque reculée, bien qu'il soit impossible jusqu'à nouvel ordre de leur assigner une date précise.

Or, parmi les nombreux débris de poteries sortis de ces premières fouilles — je parlerai, plus loin, des fouilles ultérieures et de leurs résultats — M. Bliss a eu la bonne fortune de mettre la main sur une anse de jarre, en terre cuite rouge foncé, portant une estampille elliptique qu'il décrit ainsi" :

... Elle contient une figure à quatre ailes, en relief, et deux lignes d'écriture phénicienne, toutes deux en relief, l'une au-dessus, l'autre au-dessous de la figure. L'inscription fait face au col de la jarre ; en d'autres termes, elle se lit

sens dessus dessous par rapport à la base supposée de la jarre (?) La figure

entre les deux lignes d'écriture semble représenter un animal (un aigle ?), avec quatre ailes recourbées en dedans, deux en haut et deux en bas ; le corps se termine à la partie supérieure par une tête en forme de coin, sans aucune espèce de détails, et, à sa partie inférieure, par une sorte de ligne en zigzag entre les deux ailes Au-dessus de la figure sont les quatre lettres ^SoS et, au-dessous, les quatre lettres Vnn, ce qui donne, pour l'ensemble de l'inscription : 712n "jS^S. .. La traduction naturelle est : Appartenant au roi de Hébron 9 ou bien, Appartenant au roi Hébron.

(Proceedings of thc Society of Bibl. Archacdoyy., 1898, XX, p. 213 et suiv.), qui a plutôt fait reculer la question en soutenant l'opinion paradoxale que ces anses estampillées doivent être classées à l'époque d'IIérode, de môme que les autres textes hébreux en caractères phéniciens découverts à Jérusalem !

1. A une trentaine de kilomètres ouest-sud-ouest de Jérusalem.

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