‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 41 sur 213 · STRATA · texte numérisé non relu

STRATA

DIOCLETIANA

APALMYRA

ARACHA

D(omino) n(ostro) Constanlino nob[ilissimo) C(ae)s(ari), Strata Dioc/etiana, a Palmyra Aracha VIII.

. — N° 635, à un mille romain à l'ouest du précédent, milliaire illisible.

— N° 636, à un mille romain à l'ouest du précédent, quatre fragments de deux milliaires, sur l'un desquels on lit: AVG. VALERIA(wo)..., sur l'autre : D(omino) n[ostro) [A]ug(u$to) Constantino nob(ilissimo)...

Ces milliaires jalonnent évidemment la voie romaine qui, partant de Palmyre, passait par Erek et se dirigeait sur l'Euphrate dans la direction de l'antique Resapha, Risapha ou Risapa. Nous

1. Sterrett, The Wolfe expédition to Asia Minor [Paper s of the American School, etc., vol. III), p. 436 s.

70 RECUEIL d'àBCHÉOLOGIE ORIENTALE

verrons tout à l'heure que le tracé de cette voie coïncide avec celui de la Table de Peutinger, à Télucidation de laquelle il apporte, pour cette région, une contribution dont on n'a peut-être pas encore tiré suffisamment parti.

Étant donné que le milliaire du n° 634, dont l'inscription semble être parfaitement conservée, porte le chiffre VIII, et que les autres milliaires frustes, en deçà et au delà, sont sensiblement équidistants entre eux, on peut rétablir, à coup sûr, sur ceux-ci le numérotage suivant, en se rapprochant de Palmyre :

No 632 — [IX*] mille.

No 635 — [VII e ] —

No636-[Vl«] —

M. Sterrett a bien reconnu que le village arabe deErek a conservé le nom antique qui apparaît en transcription latine sur le milliaire n° 634 : Aracha. Mais il aurait dû ajouter, ce qui est capital, que ce nom de Aracha n'est autre que celui de Harac (corr. de Barae) que la Table de Peutinger marque comme la première station de la route allant de Palmyre à Piisap(h)a. On avait, du reste, depuis longtemps admis l'identité de cette Harac

de la Table avec Erek (ùj\) \ Cette identité est désormais confirmée par le témoignage officiel de cette inscription qui nous fournit la forme correcte du nom. Non seulement le nom, mais la distance concorde exactement, Harac étant indiquée par fa Table à XVIII milles de Palmyre, soit 27 kilomètres en chiffres ronds.

Et maintenant, que faut-il entendre, au juste, par la Slrata Diocletianal II semble bien que ce soit la désignation même de la route, Strata, ou de la section de la route qui reliait Palmyre à Aracha et qui avait dû être construite par Tordre de Dioclélien. Cette explication est préférable à celle à laquelle on pourrait

1. En l'identifiant, d'autre part, avec la 'Apxx* (corr. de AÔaxà) mentionnée par Ptolérnée dans la Palmyrène.

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