‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 62 sur 213 · LA « TABELLÀ DEVOTIONIS » PUNIQUE · texte numérisé non relu

LA « TABELLÀ DEVOTIONIS » PUNIQUE

de celles qu'on rencontre à foison dans les inscriptions grecques de Syrie.

Reste toujours à restituer le groupe énigmatique de lettres, plus ou moins conservées, qui interviennent entre ces deux parties de la phrase. Mais nous avons maintenant un avantage ; c'est la libre disposition, pour tenter cette restitution, des deux lettres pLa, dégagées du mot lu indûment paxapie, ce qui va nous permettre de nouvelles combinaisons auxquelles on ne pouvait songer auparavant.

Après quelques tâtonnements 4 , sur lesquels je n'insiste pas, je proposerai de rétablir ainsi le tout :

Tw ov/,tù œcu xpï(7:)[e](t) à(y(a)s[jia, Kupts.

Il faut considérer ACMA, comme une abréviation de ATI ACM A; peut-être mèmey avait-il bien, sur la pierre, AC; le T qui précède doit être rétabli en I, la barre qui le surmonte pouvant être le reste de la barre d'abréviation qui couvrait et débordait AC

C'est tout simplement le verset 5 du Psaume XCII, reproduit textuellement d'après la version des Septante = Vulgate : Domum tuam decet sanctitas*. Domine. C'est un emprunt de plus au psautier, à ajouter à ceux, si nombreux, que nous a déjà fournis l'épigraphie syrienne 5 . Gravé à l'entrée même de l'église, ce verset est assurément bien à sa place.

La « tabella devotiouis » punique.

L'étude étendue que j'ai consacrée précédemment* à ce texte, à la fois si intéressant et si difficile, a eu pour résultat d'intro-

1 . Je pensais d'abord, avant d'avoir pu consulter la concordance, à restituer a<rpa « cantique », au lieu de àyîaajia. Le mot, qui appartient à la langue des Septante, répondrait matériellement mieux à l'étendue de la lacune indiquée par la copie prise par M. de Vogué; mais l'accord avec le psaume cité plus loin est trop formel pour n'être pas concluant.

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