‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 67 sur 213 · Cf., par exemple, l'arabe ^51», « un tel · texte numérisé non relu

Cf., par exemple, l'arabe ^51», « un tel

| KbCOBIL D'Al«ClliOLOGlB ORIENTALE. IV. JUIN 1900. LlVHAISON 7.

Si Palminns, Palminaestun nom d'origine sémitique transcrit en latin, et si Ja forme originale de ce nom est bien wabs, ri faut reconnaître que cela ne nous avance guère ; car il resterait toujours à expliquer l'étymologie de ce nom sémitique — et, cette étymologie, on ne la voit pas.

Si, au contraire, c'est un nom d'origine romaine, peut-être quelque dérivé de Palmal, wobs en serait la transcription au demeurant fort exacte ; seulement, dans ce cas, on est quelque peu étonné de voir un nom romain porté par une Carthaginoise à une date antérieure à la destruction de Cartilage. Autant la chose semblerait naturelle dans une inscription néo-punique, autant elle est peu probable dans une inscription punique de la bonne époque. L'objection est valable contre toute autre explication qu'on pourrait être tenté de proposer en cherchant à toabs une étymologie latine *.

En fait de noms étrangers qui pouvaient pendant cette période être portés à Carthage, — abstraction faite, bien entendu, des noms libyques — il n'y a guère d'admissibles, historiquement parlant, que des noms grecs. C'est pourquoi j'inclinerais à reconnaître, dans notre énigmatique Njabs, une transcription du nom propre de femme, bien connu, «ÊtXoyjjiivY), Amata.

La transcription serait parfaitement régulière, avec le yj final rendu normalement par aleph y comme dans la bilingue d'Athènes (C. /. 5.,n° 120) Min = E(i)PHNH, « Irène, citoyenne de Byzance ». Quant à la façon dont est transcrite la première syllabe du nom, comparer sfnbs = $'.X*3eXço;, à Chypre (C /. S., n° 93). On se demandera peut-être pourquoi le ou long n'est pas rendu par un waw. La chose se conçoit aisément quand on se rappelle l'orthographe défective qui était de règle en phénicien; de plus, cette voyelle, bien que longue, est ici dépourvue de l'accent; il n'y avait donc pas de raison particulière pour y insister graphiquement; comparer, d'ailleurs, dans la même inscription de Chypre que je viens de citer, la transcription disjd = x«vYî?épcç,

l è Par exemple Flamina, ingénieusement suggéré par M. Chabot.

MANBOUG-HIÉRAPOLIS DANS LES INSCRIPTIONS NABATÉENNES 99

où il n'est tenu nul compte des voyelles intérieures, pas même de X omicron pourtant accentué.

Sans doute, on demeure toujours un peu surpris de voir une Carthaginoise, dont le père était un Carthaginois pur sang comme l'indique son nom de Baalyaton, porter un nom grec. Mais la chose peut s'expliquer par le fait qu'en la nommant ainsi, on avait sacrifié à Thellénomanie à la mode, soit mieux encore peutêtre par le fait que Baalyaton avait épousé une Grecque et que celle-ci avait tenu à donner à sa Fille un nom emprunté à sa langue maternelle. Il n'est pas indifférent de constater, bien que cela nous fasse descendre à une époque beaucoup plus basse, que le nom de Philoumenè avait réellement pénétré dans l'onomastique africaine; c'est ce que nous montre une inscription romaine de Cherchell l mentionnant une Aurélia Philumene.

Manboug Hiérapolisdansles inscriptions nabatéennes.

Parmi les nouvelles inscriptions nabatéennes relevées à Pétra par MM. Brunnow et Euting, il y en a trois qui, gravées à côté Tune de l'autre, sur une même paroi de rocher, forment un groupe à part et, à ce qu'il semble, bien cohérent. Elles présentent, malgré leur extrême brièveté, un intérêt particulier. Immatriculées au Corpus lnscr.Semit., sous les n 0, 422, 423, elles ont été transcrites ainsi, dans le fascicule actuellement sous presse :

A «nua \o

B Nnua "ja

423 arunn»

Knnrro a été considéré comme un nom propre, pouvant être

composé du mot in« = }*> et du nom divin «ro, ou nny, élément qui entre dans la formation de nombreux noms propres théophores palmyréniens. Il a été rapproché, avec raison, d'un

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