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112 RKCUEIL DARCHÉOLOGIE ORIENTALE
poser qu'uno pareille formule existât réellement en nabatéen, elle devrait y être d'un emploi courant; comment expliquer, dès lors, que, parmi ces centaines de proscynèmes nabatéens que nous possédons et où foisonnent les TDi, les obu;, les Ma, nous n'aurions rencontré, en tout et pour tout, que deux exemples de cette prétendue formule?
Somme toute, il reste encore à résoudre la question de savoir s'il faut considérer «nyinx et WTpinN, comme des noms propres ou bien couper nto "îrw, lsnp ma ; et selon qu'on se prononcera pour Tune ou pour l'autre de ces hypothèses, il restera toujours à expliquer d'une façon quelque peu plausible soit l'élymologie de ces noms propres, soit le sens du monrw. Mais je crois avoir réussi à faire au moins la lumière sur un point important, la valeur jusqu'ici non reconnue, du mot anunrs, et démontré qu'il nous fournit, pour la première fois, la forml originale du nom de la fameuse ville de Manboug-Hiérapolis.
Resapha et la Strata Diocletiana.
A propos de la Strata Diocletiana de la Palmyrène dont j'ai parlé précédemment 1 , il y a peut-être à tenir compte d'un rapprochement que j'ai hésité à faire, bien qu'il se fût présenté à mon esprit. Le nom de la ville de Rosâfa, à laquelle aboutissait la grande voie romaine de Palmyre à l'Euphrate, veut dire proprement, en arabe (<i^j), « chaussée, roule pavée ou dallée » — une
véritable strata. Ce nom est apparenté à l'adjectif resîf, »-î;«»j, qui a le même sens et qui, généralement, désigne, dans le dialecte arabe de Syrie (et-tarîq er-r'sif), une route antique, très souvent une vieille voie romaine*. Faudrait-il chercher là l'origine véri-