‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 74 sur 213 · Voir plus haut, p. 69 s · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p. 69 s

2. Cette observation, qui n'est pas sans importance comme indication archéologique, a été faite pour la première fois par moi (Ou était Hippos de la Décapole, 1875, p. 6). On l'a, depuis, mise plusieurs fois à profit en Allemagne (par exemple M. Socin), sans prendre la peine d'en citer l'auteur.

table du nom de celte ville qui aurait été ainsi appelée parce qu'elle marquait la tête de ligne, en quelque sorte, de la vieille route qui allait de l'Euphrale à la Méditerranée en passant par l'oasis de Palmyre? L'explication serait encore valable pour la 'Pifaaça de Ptolémée, «pn présentant déjà en araméen des sens analogues à ceux du mot arabe qui, probablement, en dérive. Mais le serait-elle pour le nom biblique de la ville de Reseph 1 , que l'on identifie couramment avec Rosâfa? [Elle présumerait l'existence, à une bien haute époque, de roules empierrées; il y a là une difficulté. Quoi qu'il en soit, il est à noter que le nom de Rosâfa est extrêmement répandu dans la toponymie arabe; Yàqoût, dans son Mochtarek, n'en relève pas moins de onze exemples. Il faudrait vérifier si les localités qui le portaient ne se trouvaient pas dans des conditions topographiques analogues.

Puisque j'en suis sur ce chapitre, je ferai remarquer que la localité dont j'ai parlé plus haut (p. 74, 75) et qui est appelée dans la relation de Rousseau, tantôt Kowan, tantôt Elkowin, me paraît correspondre, en réalité, à la localité inscrite, sur la nouvelle carte de Kiepert 1 , sous le nom de 'Ain il Kom, et placée au droit nord de Tayibé, à environ 16 kilomètres. Cette distance, si elle est exacte, est bien faible pour permettre de supposer que ce point nous pourrait marquer l'emplacement de la Cholle de la Table de Peutinger.

Inscriptions grecques du Haurân.

M. Brûnnow * a recueilli dans son dernier voyage au Haurân et publié un certain nombre d'inscriptions grecques, nouvelles pour la plupart, intéressant indirectement la philologie araméenne

1. II Rots, xix, 12; haie, xxxvir, 12; cf. nS3T1» « dalle de pierre ».

2. Accompagnant l'ouvrage de M. von Oppenheim, Von Mittelmeer zum Persischen Qolf, 1. 1.

3. Mitth. u. Nachr. des Deutsch. Palxst.-Vereins, 1899, n M 3, 4, 5, pp. 40,

Ricubil d'Archîologib orjbntale. IV. Juin 1900. Livkaiso.i 8.

par les divers noms propres qui y sont transcrits. J'ai jugé qu'il ne serait pas inutile de reprendre, à ce point de vue spécial, le traitement de cette matière première pour en extraire les éléments sémitiques qu'elle contient. J'y ai joint, çà et là, quelques observations portant sur la teneur même de ces petits textes d'un déchiffrement souvent très difficile par suite du mauvais état des originaux, du caractère négligé de l'écriture et des irrégularités de la grammaire et de l'orthographe gréco-syriennes.

— [P. 41] N" 3. Odrouh (près de Pétra, au nord-est). — Petit autel avec une dédicace très curieuse « aux dieux amenés de l'étranger à Pétra » (OeoT* toiç xaTayo^évoiç èç yxi-qç àXXoàoncfjç Svôa elç rUxpav), par [. . .]y.>.oq ; la terminaison semble indiquer un nom romain en ...mius; s'il s'agit d'un nom nabatéen, ce qui semble moins probable, je ne vois guère, parmi les noms connus, que 'OcéjMoç qui pourrait convenir.

— N° 6. Djerach. — Dédicace de Zabdiân. Le nom Za68(a>v semble être auxnomsnabatéenset palmyréniens iwr, nto, comme MaXxfov' =^^Q est à vbn, nsSo; il est permis, désormais, de prévoir l'apparition d'une forme pniT et, par analogie, d'une forme ]WW = , Aî#a>v\

— [P. 56 s.] N° 10. Djerach. — f A66a(ou (génit.); cf. les noms propres nabatéens i»ajr, uv, ou, peut-être, nik n. p. palmyrénien et nan n. p. araméen? r

— N° 19. Der f ât. — 'A6ou6aerj ; cf. niin n. p. f. palm. (ap. Lidzbarski, Handb., p. 500, aux citations duquel il faut ajouter : Simonsen, Sculpt- et iriser., D. 27); et, mieux encore, 'A6a6âeY) t nom propre de femme à Dekir, dans la Trachonite (vol. I, du présent Recueil, p. 19, n* 32).

s. (tir. à part, Reisebericht 1898 von Prof. Dr. R. Brûnnow, Leipzig, 1900; 26 pp.). Il est regrettable qu'au lieu des transcriptions typographiques, M. Brûnnow ne nous ait pas donné le fac-similé de ses copies mômes; c'est une base presque indispensable pour la lecture de telles inscriptions qui met en jeu, à cha* que instant, la sagacité de la critique paléographique.

Page 1