‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 78 sur 213 · Ou Na^n, ou io*n · texte numérisé non relu

Ou Na^n, ou io*n

2. On en connaît, pourtant, de rares exemples (Wadd. n° 2320 bilingue = C. /. S., n<> 162, où la même transcription n = t se retrouve dans le nom de femme Xa^çiv^ = niCT). Je considère cette orthographe comme archaïque, ou archaïsante, c'est-à-dire comme remontant à une époque où le t représentait régulièrement le n, auquel il correspond par sa forme et son rang dans l'alphabet.

r Paoj[ccu]dans b\ il faut vraisemblablement ramener la graphie b à la graphie a, malgré l'écart considérable 1 .

Je propose de restituer l'ethnique en 'A[8]paYjvoO ; notre Alexandre aurait été, alors, originaire de la ville nabatéenne de Adraa, aujourd'hui Der'ât ; c'est la même forme d'ethnique que l'on trouve dans l'inscription de Constantine que j'ai.citée plus haut et, aussi, sur les monnaies frappées dans cette ville, Tune des plus importantes de la province d'Arabie. Quant à 'IoroupaToç, c'est un autre ethnique ou, peut-être, un nom de tribu, qui peut être apparenté au nom de l'Iturée (1W), 'houpata, 'ItoupaTot. S'il détermine réellement ici la position même de Adraa, plutôt que l'origine du personnage, cela viendrait à l'appui de l'opinion de Reland ' qui inclinait à considérer l'Iturée comme faisant partie intégrante de l'Auranite. Sans aller jusque-là, — car, il parait difficile de ne pas tenir compte de l'avis formel de Strabon et de Pline qui placent l'Iturée au delà de Damas, vers Baalbek et Chalcis, — on peut toujours admettre que certaines parties de l'Auranite, comme l'Iturée proprement dite située plus au nord, étaient occupées par des tribus ituréennes. Cela expliquerait comment il se fait, d'autre part, qu'à deux reprises, YOnomasticon identifie expressément l'Iturée avec la Trachonite, c'est-àdire avec la région de Bostra, au sud de Damas.

— N° 45. Qanaouât. — - Ssrçvaf est l'ethnique de Seta ou 2ee(a, aujourd'hui Sî\ £-, près de Qanaouât; cf. Wadd., n° 2418 Serves, et n° 2367 Seettjvûv. La restitution proposée (ic)[pay|ia- T6uta(] ne me paraît pas bien satisfaisante ; la première lettre T, rétablie en n, semble plutôt être le commencement de l'article précédant un substantif qui gouvernait au génitif tij; fcpaç rcXaxdxç et définissait le travail qu'y avaient fait les habitants de Seia.

1. La restitution Taou[8ou] a été probablement inspirée par le TdtouBe de Waddington, n° 2006 ; mais toute la transcription de celte inscription est suspecte, y compris le prétendu nom de A&Çt au vocatif, qui me semble plutôt, là et au n°2415, être une acclamation, un impératif, plus ou moins régulier, de «vÇavu» (cf. n" 1930 et 2037).

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