Pline l'emploie dans ce sens
hasard, un des deux ports de Tyr aurait été ainsi appelé, par suite d'une assimilation analogue à celle qu'on remarque dans la double acception donnée à xuOcov, vase 1 , et, aussi port d'une forme particulière? Il serait curieux que Tyr ait eu son « cratère », comme Carthage, sa fille coloniale, avait son « côthôn ». Il esta remarquer que le nom de Kporc^p était réellement en usage dans la toponymie ; on appelait ainsi, par exemple, une baie de Campanie (le Sinus Cumanus); il y avait même, en Troade, un véritable port de ce nom : Kprrîjpeç 'Ayatûv, « leç Cratères des Achéens ».
Héron d'Alexandrie et Poseidonios le Stoïcien.
Dans un intéressant article sur la nouvelle édition des œuvres de Héron d'Alexandrie, publié par M. Tannery 1 , celui-ci discute une question capitale longuement traitée par l'éditeur, M. Wilhelm Schmidt, dans son introduction, à savoir: l'époque àlaquelle vivait le célèbre savant alexandrin — question des plus controversées, comme on ne l'ignore pas, puisque les divergences de la critique comportent un écart qui n'est pas moindre de quatre siècles.
M. Tannery ne parle pas, et M. Schmidt parle très incidemment, et d'une manière équivoque, d'une donnée décisive que j'ai introduite dans le problème en 1893, en démontrant que, dans la version arabe du traité Barou/kos } faite directement sur le grec, aum e sièclederhégire,parKostâbenLoûkâ, Héron citaiten toutes lettres, comme auteur d'une définition physique du centre de gravité — à côté de la définition géométrique donnée par Archimède — les nom et titre de Poseidonios le Stoïcien encore vivant en 51 de J.-C, et peut-être même plus tard, puisque Slrabon semble l'avoir personnellement connu.
1. On a beaucoup discuté sur le sens propre et aussi l'origine du mol côthân avec sa double acception. Je crois qu'il y a eu là tout simplement une évolution d'idées comparables à celle qui s'observe dans l'histoire de notre mot « bassin».