‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 93 sur 213 · Germer- Durand, Revue bibl., 1892, p · texte numérisé non relu

Germer- Durand, Revue bibl., 1892, p

['Avarcjar.iwo (xal) AiZxp[oç <tj;ji8io]; sr/aptcrcov, etc.. « Anaslasieet son mari Lazare, pour rendre grâces, elc...»

Le diminutif 'Avajraataxo) = 'Avacrciata est peu vraisemblable. Je préférerais lire aulremenl : ...oç Iax<i; ...a$ pourrait èlre, par exemple, la fin d'une formule initiale, peut-être [bizlp ffomjpOoç 1 ? J'ai déjà constaté, et nous en trouverons plus loin de nouveaux cas, l'emploi de la forme apocopée 'Iaxw pour 'Ixxciô. Elle apparaît justement dans une curieuse dédicace bilingue grecque et juive découverte par moi* à Gaza même, en 1871. La magnifique colonne sur laquelle elle est gravée, au-dessous du chandelier à sept branches entouré d'une couronne en relief, pourrait bien provenir de l'édifice religieux auquel se rapporte ce nouveau fragment : aytoç toxcç ne désigne pas nécessairement un lieu de culte chrétien; ce serait un qualificatif assez approprié pour une synagogue 1 , une maison de prière (icposeu/^). Pour la vraisemblance historique, on pourrait songer à l'époque de Julien 4 .

Au commencement de la 1. 2 : ....(a)iva"est peut-être la fin d'un nom propre féminin, ou bien d'un patronymique en <xç, génitif,

1. Ou, ce qui vaudrait peut-être mieux, quelque autre formule ne commandant pas au génitif les noms propres qui suivent; ou bien encore, la tin d'un nom propre au nominatif.

2. Clermont-Ganneau, Archaeol. /les., t. II, pp. 389-396. Elle est au nom de Ananias (Hananiah) fils de Jacob On serait tenté par moment de se demander si, sur notre fragment, on ne pourrait pas restituer ['Avavîla; 'Iaxw?Mais ce nom semble un peu court pour la lacune, les lignes semblant avoir perdu, en moyenne, une dizaine de lettres au commencement; on pourrait supposer, il est vrai, qu'il était précédé de quelque autre chose, par exemple eùxu/ôc.

3. Cf. Philon, Opp. II, p. 458 : elc Upoùç... t6icovç of xot).oOvTou awayuyaLi. Sur la question de l'existence possible d'une synagogue à Gaza, voir mon ouvrage anglais précité, p. 396. Notre nouveau document serait de nature à lever certaines difficultés sur lesquelles j'avais insisté. A remarquer que l'édifice, comportant une concha, devait avoir un caractère architectural assez important pour qu'on puisse admettre que la colonne ornementale à inscription en provienne.

4. On pourrait même, peut-ôtre, remonter plus haut; cf. la synagogue de* Marcionistes élevée à Lebaba, dans laDamascène en 318-319 J.-G. (Waddington, op.c, n°2558).

5. Peut-être... (e)iva? [xat\ *au<rx](£)iva ? ou, si xa\ est encore ici écrit en abrégé, un nom plus long tel que [MotpxsX>](e)tv<x??

a? À la fin de la 1. 2 et au commencement de la la ligne 3, il faut peut être restituer ehx<xp^.o^r:eq (en rétablissant un s, au lieu d'un o), formule très usuelle.

— N° 9. Déjà publiée 1 . Épitaphe chrétienne. Provient de Césarée; à remarquer : Kou^i (génit.) £p)w;sp'.i;iXrj.

— N° 10. Nécropole de Joppc :

Naoùfx, uètoç 2jo{[a<i)V9ç, twv Bap6a5i

(Palme) DlStÈ? (Palme)

Na(h)oum, fils de Simon, (de la famille) des Barbabi. — Paix!

À noter les iotacismes si et ot = t.

Le nom de Bap6a6{ ne semble pas devoir être rapproché, comme je l'ai fait par inadvertance, avec le titre de beribbi qui s'est déjà rencontré, en hébreu et en grec dans les inscriptions de Joppé* et dont nous retrouverons plus loin (n° 17) un nouvel exemple. Il implique une forme originale ua I2t, Bar Babi, « fils de Babi; cf. le nom talmudique U3 p, Ben Babi, malgré les variantes nu, ikm, pau, Bebaï, Bebon, qui ne sont peut-être pas de véritables variantes, mais des formes distinctes d'autres noms. On peut comparer aussi le nom de Ba6aç, qu'on lit dans une inscription 1 d'Arsoùf (Apollonias, près de Jaffa) et que M. Nœldeke a rapproché du nom talmudique ndti pKM. M. Hanaucr a rappelé, à propos de noire famille des Barbabi, celle des ot BaSaraîSeç qui a joué à Jérusalem, à l'époque d'Hérode, un rôle assez important 4 . Le rapprochement serait plus topique si nous avions dans notre inscription tûv Bafia ; l'expression de Josèphe implique une forme originale w:m; la nôtre *m il m. Ce n'est pas tout à fait la même chose.

1. Euting, op. c, n<> 77, et plus tard, avec une meilleure lecture, par Germer-Durand, Revue bibi, 1392, p. 246.

2. Ciermont-Ganneau, Proceedings of the Soc. of Bibl. Arch., March 1884, p. 124 ; Euting, op. c, p. 13, n° 54 (B*jpe6î), et, plus loin, au no 17 de la présente série.

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