FI. Josèphe, Antiq. J„ XV
142 UECUfcIL D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
— N° 11. Nécropole de Joppé. Estampée par moi en 1881 el étudiée au Collège de Franco en 1891.
'Pa6i *Io(u)3i
Rabi iouda, (ils Je lonalhas.
Entre les deux lignes grecques, trois lignes de caractères hébreux carrés :
m Su; mn napn
ma pân yrn ?? ?
■nb pu; u;s: ma
Ce tombeau est celui de Rab Youdan le... ? beribbi (??). Que son àme repose...
A rapprocher, sous plusieurs rapports, de la grande épitaphe juive de Jaiïa que j'ai publiée autrefois 1 .
La 2 e lettre du 2 e mol de la l re ligne est très petite et ressemble plutôt à un yod qu'à un zam; on pourrait, en conséquence, se demander si nous n'aurions pas affaire à un démonstratif apparenté aux formes »n, *o*n \
A la 2 e ligne, je n'ose lire, comme j'y avais pensé autrefois, le 2 e mot ]H3n, « le prêtre » ; la 2 e lettre peut être un beth aussi bien qu'un kaph\ la 3e se présente comme un daleth ou un rech ; elle est bien conservée et, pour en faire un he, il faudrait admettre que le lapicide a oublié de graver un jambage... a-n = ma, UTii demeure douteux; ce qu'on attendrait là c'est un patronymique.
A la 3 e ligne, on est tenté de lire Tib pu;, « habitant de Lydda », en se rappelant que Lydda était un centre important de culture rabbinique. Mais l'expression est un peu singulière, malgré certaines analogies bibliques 3 qu'on pourrait invoquer, et ces mots ne seraient pas placés bien normalement dans la phrase, après