Il suffit de considérer les points de la courbe donnée
pour lesquels nO n'excède pas -• Soient r et 6 les coor-
données d*un point m pris sur cette courbe; rj et 6i celles du point correspondant de la podaire; çj'angle que la tangente en m fait avec le rayon vecteur. On a
tangç = --— = — cotwQ.
ar
Il résulte généralement de là
ff = nB h /tt,
k étant un entier quelconque. D'ailleurs, en supposant n positif, 9 représente un angle obtus, et Ton trouve facilement la relation
Il suit de là qu'il faut prendre * = i , ce qui donne et par suite
SOLUTIONS. l65
cos nO =z cos •
D'un aulre côté,
^, = 7sincp = rcosnO; d'où
Tl^' = ar^' cos 0.,
équation de même forme que la proposée. Le résultat n'eût pas été différent si l'on avait supposé n négatif.
243. Concevons la courbe rapportée à des axes rectangulaires ox^ oj^ dont l'origine soit située, par rapport aux droites A et B, du même côté que le point m. Si Ton désigne par p la longueur de la perpendiculaire abaissée de l'origine sur A, par a et 6 les angles de cette perpendiculaire avec l'axe des x et l'axe des j^ la distance de m à A aura pour expression
p — pc cos a — y cos6.
Semblablement, la distance de ce point à B peut s'écrire
Les coordonnées des points P et Q étant respectivement a et i, «1 et ^2, on a
P/72 — slï^— ay -f- (j — b)\ Qm = ^/(^ — «,)=» + (j — b.y.
L'équation de la normale est d'ailleurs
df du df d^ ôfdu ^^' du ô.r dv ôx du àf dv df
et comme on a dans tous les cas
du , du , .
dx dy
ï66 CALCUL DIFFÉRENTIEL.
j^ = '- cos(fS .r), ^ = — ^^^("^ y )'
en désignant généralement par (D, Dj) Tangle des directions des droites représentées par D et Dj, Téquation de la normale prend alors la forme
-r- C0S(W, .r) H- -■- COS(<', X) -f. COSfl/,/) -f- -r- COS(r,^)
OU OV Ou Ôv
qui n'est autre chose que l'expression analytique du théorème énoncé.
244. Rapportons la courbe B à des axes rectangulaires. Soient t'mt la tangente commune à A et B; x, j^ les coordonnées du point de contact m; ^, y] celles du point /z. La longueur fzm = r et l'angle de sa direction avec une droite quelconque, invariablement liée à A, constituent un système de coordonnées polaires auquel on peut concevoir que sont rapportés les points de cette courbe. Cela posé, de l'équation évidente
on tire par la diflérentiation
ds r ds
dj jr-^n dnX ds r ds )
ds représentant l'élément de la courbe B. Or l'ang]
formé par le rayon vecteur ju m et la direction mlfà
dr . . / 1 X ^ — ç, dx
cosinus -7- : ce cosinus est aussi égal a
ds ^ r
L'équation (i) se réduit donc à
Y — >i dfi X. — \ d\
ce qui démontre le théorème énoncé.
SOLtlTIOMS. 167
2'»5. 1° Les coorduunéei x tiij ilu point ic coiitacl m de la tangente représentée par (1) ne sont autres que les valeurs limites des coordonnées du point de rencontre de cette tangente avec la tangente voisine, dont l'équation est
(n -l-i<j)X + (* -(-ié)Y + c + ic-=Oi
c'est-à-dire qu'on a
l68 CALCUL DirFÉREJSTlEL.
esl du degré //,.car, en substituant ces valeurs de x et dej dans l'équation ax-h £j= c d'une droite quelconque, il en résulte une équation du degré n en t dont les racines déterminent les coordonnées de n points (réels ou imaginaires) où la droite rencontre la courbe.
Remarque. — Le système (U) définit des courbes algébriques auxquelles M. Cayley a donné le nom d'wwicursaleSy et qui jouissent de propriétés importantes étudiées par d'émincnts géomètres contemporains. M. Hermite, en particulier, leur a consacré, dans son Cours d'jdnalyse, quelques pages très-intéressantes et des plus instructives.
On ramène facilement les coordonnées x elj au type (U) quand elles sont données par des fonctions rationnelles d'un nombre quelconque de sinus et de cosinus, pourvu que tous les arcs soient des multiples d'un même arc «. 11 suffit d'exprimer les lignes trigonométrîques en fonction de la
variable t définie par la relation tang - ^ /.
L'équation ^{x^y) z:^^(^x^y)^ où y et 4* désignent des fonctions entières homogènes dont les degrés diffèrent d'une unité, représente une courbe unicursale, comme on le voit en y faisant / = tx.
Il en est de même de l'équation
si f est homogène du degré m et p^ homogène du degré m — 2. On le reconnaît en posant d'abord y=ztx^ puis, pour faire disparaître l'irrationnelle (n® 140),
1 — 9' La courbe gauche représentée par les équations
ABC est dite aussi unicursale si A, B, C, D sont des fonctions
entières du degré n en t. .Le degré d'une courbe gauche étant le nombre des points (réels ou imaginaires) où elle est coupée par un plan quelconque, on voit, en raisonnant comme pour les unicursales planes, que la courbe considérée est du degré n.
§ XU. — Points singuliers, — Construction de courbes.
point d'inflexion.