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CHAPITRE VI. — OPTIQUE

dislaiicc à peu près double et s'assurer que le rapport de l'écar- Icinenl des ombres à récarlement des objets est bien égal au rapport des distances à la source de lumière.

5. Pénombres. — Placer un morceau de carton découpé en forme d'anneau (D^^'"'"; d-^S"") à 25*""' d'un écran blanc, en le tenant par une aiguille à tricoter piquée dans un bouchon de

liège plat et projeter son ombre au moyen d'une bougie placée deux fois plus loin.

Plaçant ensuite une aiguille à tricoter paralK'Ieinenl à l'écran et à environ i5"" de cet écran, on notera les déformations et le dédoublement de son ombre dans la pénombre de l'anneau ; et l'on construira un diagramme de la marclie de la lumière pour rendre compte de ces apparences (l!^2).

6. Images deuiS la chambre noire. — Construire une caisse {^5"" '><^ ■?.<}"" X 1$"") dont l'une des faces sera formée par un verre dépoli qu'on fera tenir avec des pointes; pratiquer une ouverture (rf= 4"") au milieu de la face opposée et fermer celle ouverture par une feuille de papier d'étain qu'on perce d'un trou d'épingle.

Diriger l'ou\erture vers la fenêtre, regarderie verre dépoli en se mettant à l'abri de U lumière étrangère au moyeu d'un voile noir, et dessiner sur ce verre limage renversée des objets extérieurs. — L'expérience est très brillante quand on prend l'image du ciel, soit directement, soit par réflexion dans un miroir plan placé devant la chambre noire.

Ce dernier dispositif se prête particulièrement bien i la pro-

PHOTOMÉTRIE. 4^

jeclion. Faisant l'obscurité dans la salle, on placera extérieurement un miroir porte-lumière, on mettra dans le trou du volet un diaphragme opaque percé d'une ouverture un peu large ('^= i"""). et l'image ilroilc des objets eitérieurs viendra se peindre sur l'écran de projection placé à quelques mi-lres de distance (87).

— L'expérience peut être faite en sens inverse, en projetant l'image de la source de lumière (arc électrique^ placée dans la lanterne de projection dont on ferme l'ouverture par une feuille de papier noir. Si l'on fail un ou plusieurs trous d'épingle dans co papier, on obtient sur l'écran autant d'images très nettes des cbarbons de l'arc ( 126).

Dans toutes ces expériences, on s'assurera que l'image reste la même, quelle que soit la forme de l'ouverture, pourvu qu'elle soit petite; mais que la netteté diminue à mesure qu'on se rapproche de l'ouverture, jusqu'au moment où l'on n'a plus sur l'écran qu'une ombre nette des bords de celte ouverture.

CONSTKUCTION DE DIVERS PHOTOMÈTRES.

7. Photomètre à écran dijfusant. — Construire une boîte en bois sans couvercle, dont le fond et deux faces latérales opposées sont des carrés de 20™ de côté, les deux autres faces n'ayant que 5"" de hauteur. Percer une ouverture au milieu du fond ((/=: 5™); et pratiquer, au milieu de l'une des grandes faces, une fente longitudinale qui servira à guider le mouvement d'un écran de carton noirci {aS"" X 25™). Mettre enfin contre l'ouverture et à l'inlérieur de la boite, un verre dépoli (8™ X S''") ou une feuille de papier blanc que l'on fera tenir avec des pointes ou de la cire molle.

Pour fixer la position de l'œil, on disposera à ao"" en avant du photomètre un écran de carton percé d'un trou {rf= 1™) à la hauteur du verre dépoli {fig- page 47).

8. Photomètre à ombres. — On peut faire^ une mesure photométrique sans aucun appareil spécial, en égalisant les éclats des ombres portées par un crayon sur un papier tenu à la main. On aura soin de placer le crayon de manière à amener les ombres juste au contact pour faciliter leur comparaison.

Comme on observe en général par diffusion en avant du papier,

PITRE VI. — OPTIQIE.

il faudra faire la comparaison en plaçant les deui sources et l'œil dans des directions peu inclinées sur l'écran. Si, en effet, l'un des éclatremenls était oblique, on reconnaîtrait aisément qMC

l'éclat- relatif des deux ombres varie dans d'énormes proportions quand on déplace l'œil. Cet effet est beaucoup plus marqué avec du papier brillant qu'avec du papier mat. — L'effet de l'obliquité des rayons est, au contraire, beaucoup atténué si l'on observe par

Iransparenoe.

9. Photomètre à tache treuislucide. — Faire tomber sur une feuille de papier mat quelques gouttes de paraffine ou de stéarine fondue qu'on étaleru sur une surface d'environ a*"'.

Après solidification, enlever l'excès de matière avec un couteau ot chauffer doucement le papier pour bien y incorporer le corps fondu. Coller enfin cette feuille de papier sur un cadre plat en carton ou en métal (lo'^Xio™).

Couper d'autre part deux fragments ( io""X 7'^"') <l'un miroir plan, puis faire trois traits de scie à 45° dans une planchette (lo"" x lo'" X l'^jS), mettre l'écran dans la fente du milieu et faire tenir les miroirs en les entrant, par leurs petits côtés, dans les fentes latérales.

L'observation se fera en plaçant l'œil dans le plan de l'écran rt l'on regardera les images de la tache translucide dans les deux miroirs. — On prendra, comme position d'équilibre, la moyenne des deux positions pour lesquelles cette tache disparait sur l'une des faces de l'écran, puis sur l'autre.

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PHOTOMÉTRIX. 47

10. Photomètre à bille d'acier. —Fixer une bille d'acier neuve (rf=: o'^jO) ù l'eitn^milé d'une baguelte quelconque, en la faisant tenir avec un peu de cire molle, — Les deux sources

cUint plact^os dans des direclions symétriques, on inoditiéra les distances pour obtenir l'égalité des deux rubans lumineux que l'on aperçoiten agitant à la main la baguette qui porte la bille brillante. Cet appareil se prèle particulièrement bien à la mesui'c de l'intensité d'une petite source très peu éclairanle (97i-

MESCRES PHOTOMÉTRIQUES.

Les expériences de photométrie doivent être faites autant que possible dans l'obscurité complète, les murs mêmes de la salle devraient être peints en noir.

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