DIVERSES
113. Tar&ud. — Quand on doit reconslitiier le taraud correspondant à des vis en fer, on peut opérer ainsi :
On façonne la vi$ à la lime de manière à lui donner la forme d'un laraud (I, 7). et Ton ëquarrit la tête de la vis pour pouvoir
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idre le taraud dans un étau,
La vis est ensuite noyée dans une poudre formée de parties égales de charbon de bois et de ferrocyanure de potassium. Le tout est enfermé dans un petit creuset qu'on rhaulTe au rouge pendant une demi-heure. Le filet de la vis se transforme alors en acier par cémentation.
On trempe le taraud en le chaulTanl au rouge cerise et en le jetant dans l'eau froide. On polit l'une des faces de ce taraud au papier d'émeri, puis on recuit la pièce en la chauffant modérément au-dessus d'une flamme, jusqu'à ce que la face polie prenne une couleur hrune après être devenue jaune. A ce moment on jette de nouveau l'objet dans l'eau froide.
Le taraud ainsi préparé a une dureté suffisante pour mordre dans ie fer ou dans l'acier non trempé; et il a perdu beaucoup de la fragilité qu'il avait avant d'avoir été recuit (32).
114. Vernis. — Vernis ordinaire. — C'est une solution contenant environ 8 parties de gomme laque blanche pour loo parties d 'alcool.
— On en fait un vernis jaune d'or pour le laiton en y ajoutant un peu de ^o/nme ^H(/e (177).
Ces vernis s'appliquent au pinceau souple sur des surfaces assez rhaudes pour que le séchage se fasse à chaud; mais il ne faut pas que la température dépasse le point d'ébullition de l'alcool.
Vernis noir très mat. — S'obtient en incorporant du noir de fumée dans du vernis ordinaire ou dans de l'essence de térébenthine.
116. Verres. — On fera bien d'essayer le verre à souffler en le chauffant un peu brutalement : le verre ne doit pas éclater. On peut aussi essayer de couper un tube par le procédé de la goutic de verre (I, 38) ; le verre mal recuit a une tendance à donner des fêlures longitudinales.
En principe, le verre à soufïler doit être acheté dans une maison très sérieuse ou chez un souffleur de verre.
Différentes espèces de verre. — On ne soude très bien ensemble que des verres de même espèce. S'il en est ainsi, l'eudroil de la Mndure n'est pas apparent. Si les verres sont d'espèces dilTérentes,
52 CHAPITRE 1. — SUPPLÉME.NT,
on voit toujours la surface de raccordement de deux pièces el la soudure est fragile.
Le nombre des variétés de verre est îufîni, mais les tubes se font en général en trois ou quatre espèces de verre, que l'on peut distinguer par la couleur que présentent les tubes quand on les regarde par la tranclie :
Le verre blanc ordinaire, ou verre à lu soude et à la cliau\, est nettement vert.
Le verre de Bohême, ou verre à la potasse i^l à ta chaux, apparaît à peine coloré. Il est peu fusible, aussi est-il en général assez peu homogène et l'on voit souvent comme des grumeaux blancs dans l'épaisseur des tubes en verre de Bohême. Pour travailler ce verre on doit employer une flamme aussi chaude (\uc possible et très oxydante, si l'on ne veut pas le voir se dévilrilier.
Le cristal, ou verre à la potasse et au plomb, fournit des tubes qui, vus par la tranche, paraissent jaunes. Il f si iW^s fusible et se travaille facilement c^ans une flamme oxydante ; le tube de cristal doit être placé à l'extrémité de la flamme, là où l'air est en plus grand excès. — Dans une llamme blanche, ou bien dans la partie inférieure d'une bonne flamme, c'esl-à-diie dans une atmosphère réductrice, le silicate de plomb serait réduit el le cristal noircirait. Si cette coloration est très légère, elle disparaiti-a dans une flamme oxydante.
Le verre spécial, dit verre allemand, est rose quand on regarde ie tube par la tranche. Ce verre est très fusible, il ne se dévitrilîe pas et peut se souder au cristal et à presque tous les autres verres. Aussi, si l'on a à réunir par une soudure deux tubes de verre de provenance inconnue, il sera prudent de passer par l'intermédiaii'ed'un tube de verre allemand (iA, 45, 207).
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