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trois archès, et particulièrement remarquable par sa hardiesse j
a°. L’extrait du journal des travaux exécutes dans chaque campagne pour la construction de c#pont ;
3°. Les calculs des ordonnées nécessaires pour tracer les arches de g3 pieds de rayon (3o“,ai), ceux nécessaires au tracé de l’épure, à la distribution des joints entre les voussoirs , et la fixation de leur largeur différente, eu égard au tassement ; ceux relatifs au surhaussement des arches pour prévenir lès effets du tassement, etc.;
4°. Des expériences sur la main-d’œuvre des différens ouvrages exécutés pour la construction de ce pont ;
5°. Le nouveau moyen qui a été employé pour décintrer les trois arches en même temps;
6°. Des expériences sur le produit des machines à épuiser employées à la construction du même pont;
La seconde partie comprend :
i°. Des expériences sur la stabilité des voûtes^ y compris celles en plate-bande ;
a°. Des remarques sur ces expériences, et l’application du calcul;
3°. Des expériences sur la force d’adhérence des mortiers de chaux et sable, et de chaux et ciment employés à l’air et sous l’eau, et pour combien ils entrent dans leur résistance à la puissance;
4”. Des expériences sur le frottement des pierres;
5°. L’application des expériences sur la stabilité des voûtes, à celles du pont de Nemours.
La troisième partie comprend :
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i 8 . L’extrait des précis historiques des travaux de fondation d’une forme au port de la marine militaire à Auvers;
2°. Une notice sur la reconstruction de la grande écluse du bassin du poft militaire de Flessingue, détruite en 1,809 par les Anglais ;
3 ®. Difïérens systèmes de charpentes employées dans la tonstruction de l’arsenal maritime d'Anvers et dans le port de Flessingue 5
4 °. Enfin , l’indication des mesures et précautions que doivent, prendre les Ingénieurs lorsqu’ils sont chargés de projeter et de diriger des travaux d’art.
Une notice faite sur la vie de M. Duvivier, ingénieur en chef du département de la Vendée , mort le 17 novembre 1821 , me force à parler de moi, malgré toute la peine que j’éprouve à traiter un sujet qui me rend encore plus sensible la perte de cet excellent ami.
Un paragraphe de cette notice est conçu ainsi qu’il suit : « Employé ènsuite comme élève desPonts-et-Chaussées, il » fut nommé Ingénieur en. 1797, et dirigea, sous les ordres » de M. Boistard, la construction du pont de Nemours, si » remarquable par sa légèreté et sa parfailè exécution. Ce » fut à cette occasion qu’il fit des expériences sur l’équilibre u des voûtes, et qu’il en établit la véritable théorie. «
Il y est dit plus haut que M. Duvivier, à l’époque de la création de l’Ecole Polytechnique, fut un des élèves des Ponts-et-Chaussées choisis pour former le noyau de cette Ecole : ces faits ne sont pas exacts, et je vais les rapporter tels que l’aurait fait lui -même l’auteur de la notice, je n’en doute pas, s’il avait été bien informé.
Je fus chargé , en 1794, de faire les projets des ponts de Meaux, de Melun et de Nemours, avec ordre de commencer par le projet du pont de Nemours. J’étais üxé à Melun depuis 1787, époque de ma sortie de l’écde dirigée par M. Perronet.
M. Duvivier fut envoyé en 1795 pour me remplacer dans Je service ordinaire du district de Melun; c’était sa première campagne d’élève. Il me témoigna le désir d’être attaché aux travaux du pont de Nemours. J’écrivis en conséquence à M. Lamblardie, mon compatriote.et mon. parent, qui était alors directeur de l’Ecole des Ponts-et-Chaussées , et M. Duvivier me suivit à Nemours.
A la création de l’Ecole Polytechnique, M. Duvivier fut rappelé pour entrer en sa qualité d’élève dans cette école. Il lui répugnait beaucoup de retourner sur les bancs, et il regrettait surtout d’abandonner son instruction pratique, en cessant d’être attaché au pont de Nemours; il eut encore recours a moi. J’écrivis dans cette occasion , comme dans la précédente, à M. Lamblardie, nommé alors directeur de 1 Ecole Polytechnique, et M. Duvivier fut promu au grade d’ingénieur ordinaire.
Le pont de Nemours fut fondé en 1796 et 1 797. Les travaux furent suspendus pendant deux campagnes, et dans cet intervalle, M. Duvivier fut appelé à Paris pour surveiller les travaux du pont de la Cité. En quittant Nemours, M. Duvivier copia de mon portefeuille ce qui lui convint ; les travaux du pont étaient les premiers qu’il eût suivis.
La Notice que nous venons de citer annonçant expressément que M. Duvivier a dirigé les travaux du pont de Nemours sous
mes ordres, on peut en infërer naturellement que j’étais alors ingénieur en chef, tandis que j’étais ingénieur ordinaire, sous les ordres de l’ingénieur en chef du département, et résidant à Nemours , chargé uniquement de diriger les travaux du pont dont j’avais fait les projets (i).
Quant aux expériences sur la stabilité des voûtes, voici ce qui m’a porté et décidé à les faire.
Feu M. l'inspecteur général Gauthey en avait fait sur des voûtes de très-petites dimensions, dont les culées et les voussoirs étaient en bois. Il me disait que mon projet était trop hardi, et que les voûtes tomberaient après le décintrement ; il me pressait d’augmenter leur flèche. Je répondais que , si je prenais ce parti , la rampe du pont du côté de la ville , dont la pente était déjà forte , deviendrait impraticable , et que j’avais le moyen de rendre la partie des culées inférieure aux joints des naissances solidaire de la partie supérieure opposée directement à la poussée des voûtes. M. Gauthey insistait. Un avertissement de cette nature, donné à un jeune homme par un chef aussi distingué par son grade supérieur que par les grands travaux d’art qu’il avait projetés et dirigés, finit par me donner une certaine inquiétude, et je résolus de faire des expériences çn grand sur la poussée des voûtes.
Il est tout naturel de penser que M. Duvivier, qui était attaché aux travaux du pont de Nemours , m’aida dans ces expériences, qui forment l’objet du Mémoire que j’ai déposé
(i) J’ai été promu au grade d’ingénieur en chef au mois de mars i8o4, époque où je fus chargé de faire le prqjct du canal latéral à la Loire, entre Pigois et Brkre, dont l'exécution vient d'élre ordonnée par sa Majesté.
manuscrit à l’Ecole des Ponts-et-Chausse'es , il y a environ vingt ans , et qui est imprimé dans la Collection des Mémoires de cetteEcole , publiée par feu M. Lesage, en 1810.
Je prie seulement de lire avec attention le préambule dn Mémoire.
Ce n’est pas moi qu’on doit soupçonner de vouloir enlever à M. Duvivier un titre à la réputation qu’il a si bien méritée , comme un des ingénieurs les plus distingués de son corps. Jetais son ami , il était le mien depuis vingthuit ans, lorsque nous avons eu à pleurer sa perte. Personne ne l'a mieux connu que moi, et n'a mieux su apprécier son noble caractère, l’élévation et la pureté de ses sentimens, la bonté de son coeur, et surtoutson attachement inviolable à ses amis.