‹ Recueil d'itinʹeraires dans la Turquie d'EuropeChapitre 27 sur 46 · DE · texte numérisé non relu

DE

SÉRAJÉVOÀGRADISKA,

PAR

TRAVNIK ET BANJALOUKA AVEC UNE EXCURSION A VOINITZA ET SKOPIA,

Jua route de Sërajëvo à Traymk a Heu dans le mifieu de rénonne dépression, qui caractérise le centre de la Bosnie et est due en partie au nombre de ses cours d'eau ainsi qu'aux matières argileuses et schisteuses aisément désagrégées, dont est composé ce bassin. Sans les hauteurs entre laBosna et la Yoînitza comme entre celle-cî et la Laschva on n'aurait à parcourir qu'une plaine, au lieu qu'on a des collines boisées, argileuses, à pentes douces, entre des vastes plaines verdoyantes.

Une fois qu'on a passé la Bosna, la route véritable va gagner le pied de la montagne, où il 7 a un Han isolé non loin de là source de cette rivière, mais pour éviter le pavé et abréger o aussi se diriger plus à TE. par des prairies et des chi 1 1. d'Ilidga est le Han de Dragî. Après la Milésch* parcourt un vallon entre des hauteurs boisées de 6 ^2 b« de Dragi un Karaoul se trouve dans un et continuant à monter par une pente très pe Rakovitza, où il 7 a un troisième Han. Oi de bouleaux une petite crête de 300 k 7410 tv. - îw-

chant de laquelle est Rakovitza. De ebi c6të $ une

vallée, dont la plus grande au S. court du S.E. au N.O. A '/, 1. au S.O. se trouve Grabovitech au pied de petites montagnes pointues et boisées. A 1 1. de Rakovitza on atteint le Plodscha-Han au mi* lieu d'une jolie vallée, qui a la forme d'une grande gaîne allongée au N.O. et % L de largeur. On y remarque des champs de maïs, de millet et d'haricots. Non loin de cette auberge reste à l'O. le village de Liétovik. A Ys 1. plus loin on laisse à droite le village de Touri et à gauche celui de Loukva. Après cela on observe des maisons et des fermes éparses et on passe à côté d'un Han détruit (Han Malin?) et une petite mosquée. On atteint le Lèpénitza, qui coule au N.O. et offre sur ses bords le Lèpénitza-Han. En longeant ce cours d'eau on Je franchit de nouveau à 2 Ya 1. de Rakovitza et y^ i'h. après on la traverse pour la dernière fois sur un pont en bois. On est alors arrivé, à 1720 p. de h. abs., à Eiséliak (le lieu acidulé, de KiseOj acide) ou dans le voisinage d'une source acidulé semblable à celle de Pyrmont.

Avant le pont se trouve un assez grand Han avec un Kiosque à côté du torrent. Entre cette auberge et la source il y en a un second et au-dessus de la source à l'O. est un troisième Han. Entre le pont et la seconde auberge nous remarquâmes de grands abris et des treilles de feuillages qu'on nous dit avoir servi à héberger pendant une quinzaine le Visir de Bosnie et sa suite. On élevait à mille le nombre des étrangers alors en ces lieux. La source de Kieéliak se trouve sur le bord du Lèpénitza, à Y^ de 1. au-dessus de son confluent avec la Yoïnitza. Elle est exposée aux mondations, quoiqu'on Tait entourée d'un carré en bois et d'une balustrade. Il faudrait bâtir dans ces lieux un édifice solide, qui peut résister aux débordemens du torrent et boire l'eau dans une maison élevée au-dessus du sol, au lieu de courir risque d'en voir un beau jour les conduits comblés.

Les environs sont extrêmement champêtres et offriraient raille avantages pour l'établissement de promenades, puisqu'il n'y a que des collines à pentes peu inclinées et abondance de bocages et d'eau. Le terrain uni de la vallée permettrait aussi d'y faire des excursions assez longues en voiture. On pourrait aller à Grabovitsch ou même peut-être à Visoka, mais tant que Tadministration actuelle existera, personne ne peut espérer de voir réaliser de telles métamorphoses. Un jour cependant Eiséliak deviendra un lieu de bain et de tournée d'été aussi recherché queMéhadia

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et Rohitseh , car on y viendra non seulement pour boire ses eaux extrêmement gazeuses, mais encore pour voir Sërajévo et sa belle Doliané, et pour jouir du coup d'oeil des bords si variés de la Bôsna. Cette rivière avec ses circuits, ses défilés, ses nombreux cbâteaux deviendra l'égal de certaines parties du Rhin.

Depuis l'auberge près de la source, on se dirige au N. O. sur la Voïnitza, puis on monte le long d'un affluent de cette rivière à Jaovatz, où sont la poste et une auberge. Pour passer depuis là dans le bassin du Kositza, il faut franchir de petites collines, boisées en partie en bouleaux. Ces dernières lient au N. le Visoki avec les montagnes au N. de Voïnitza et même avec le Yranja, qui est au S. de Vitesch* Ces grandes montagnes forment réellement entre Jaovatz et Vitesch une espèce de large gaine ou canal à fond inégal. Sur ces hauteurs, à plus d une lieue de Jaovatz , se trouve Eobila glava à droite de la route près de Grachovtzé. Dans ce dernier endroit existe au lieu dit Jabouké (Pommes), une fontaine à eau légèrement gazeuse, et connue dans le pays sous le nom de MaU^KiaéUak ou petite source acidulé.

On descend un affluent du Eositza pour atteindre le Han Moula ou proprement M oula-Salé-Han , situé à la sortie de la vallée, qui conduit de là à Voïnitza. La vallée s'élargit à mesure qu'on avance au N.O. et est bordée de montagnes boisées de 1700 à 2000 p. de h. Bousovatz ou Bousovatscha, à ^/^ 1. de Moula- Han, n'est qu'un village avec un misérable Han.

kn deçà de cet endroit on arrive au pied de petites hauteurs, où se trouve une eau ferrugineuse, qu'on pourrait utiliser. On traverse des éminences boisées de 2 à 300 p. de h. et on atteint à V2 1* de Bousovatz un village, où se trouve une seconde source ferrugineuse agréable à boire. A 1 1. de Bousovatz on atteint un torrent coulant du S. au N. On le remonte et on descend de cette éminence une trentaine de pieds pour gagner au milieu des bois un petit étang à bords marécageux. Une troisième source ferrugineuse se rencontre encore près de là. On passe on petit torrent coulant au N. O. et on monte par un sentier exoavé dans des alluvions grossières à l'éminence boisée, oni orëcide la plaine de Vitesob. Pa» une descente de ({uelque* •

des forêts et on arrive dans un pays cultivé et ae

villages.

La plaine de Vitesch, à environ 1800 p.jde h« abs., est ar-

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roeée par plusieurs cours d'eau, dont les plus oonsidérablea sont d'abord celui du Laschva, qui vient de l'O., savoir du Badovao et des montagnes à l'E. de la route de Skopia à Jaîtza , puis le Gramnavnitza , qui a ses sources au S.S.E. Elle peut avoir 2 L carrées et parmi ses villages on remarque depuis la hauteur Vitesoh et plus au S. Kopiktritza.

Vitesch est un grand village à 2 L de Bousovatz, où dea Bosniaques catholiques sont mélangés avec des Bosniaques grecs ou musulmans. H y a trois auberges, dont la plus voisine de Travnik est tenue par un Mahométan, circonstance qui détermina notre Tartare à nous la recommander, quoiqu'une des autres avait Vair plus propre et plus neuve. Au premier étage étaient bien plusieurs chambres, mais toutes si noires et délabrées que nous préférâmes coucher à la bosniaque autour du foyer. Malheureusement des filles de joie Schokaiz ou Catholiques étaient nos voisines et nous empêchèrent de dormir plusieurs heures, en ne cessant d'appeler Tatr tention sur elles par des chants bruyans.

Depuis Vitesch on va gagner par des prairies au N.O. le défilé, d'où sort le Laschva. Dans ce tnget on passe quatre fois l'eau, d'abord le Laschva au N.O. de Vitesch, puis un de ses affluens venant du N», ensuite on repasse sur la rive méridionale du Laschva et on ne revient sur son bord opposé qu'avant d'entrer à % d*h. de Travnik dana la gorge étroite, qui conduit à cette ville. ^) Ce défilé est bordé de montagnes de 1000 p. et décrit assez de contours dirigés de l'O.^E., pour qu'on n'apperçoive Travnik que quand on est prêt d'y arriver. A V4 d'h. du cimetière, qui précède cette ville, se trouve un Téké. Le cimetière est établi sur la pente de la montagne à droite de la route et à l'entrée de la ville se trouve un cafetier^ qui n'a d'autre boutique que deux bancs placés sous un toit de planches.')

') Dans ces Heux une troupe de Schokatz on Catholiques s'écrièrent à notre vue: „A}i 1 qu'il est temps que de tels gens arrivent parmi nous!** en dusant allusion à leur état actuel d'oppression. Les Bosniaques catholiques sont les seuls parmi les Serbes de Bosnie comme de Sonrief qui montrent de la sympathie pour TAntriche, les autres préfèrent on gouvernement national rationnel à une domination étrangère et s'opposeraient même à mains armées aux troupes de l'Autriche autant qu'ils le pourraient. Néanmoins il y a un nombre assez grand de Bosniaques grecs, qui désireraient être réunis à la Servie. (Voyez ma Turquie, Vol. 4, pag. lis.)

') C'est là que nous attendîmes notre Tartare jusqu'à ce qu'il nous eût prucuré un logement (Konak); mais la chose n'était pas si facile, car le Visir

Travntk* à 11 h* de Sërajëvo, est bâd sur les deux côîée du Tj»echva, qui coule presque deTO. à !*E* et reçmt uia petit affluent à Tentrée orientale de cette Yille- Au-dee&oâ de Travnik la vallée eat asees large, niaië aa-desâouâ il aurair été impnaeible d'établir une ville dana une g*^e si étroite, Aa N de la ville a'élève tme montagne calcaire et escarpée d'environ fOOO à ISOO p. Elle doit mn origine au vieux château du moyen âge perché sur une butte au-dessui du quartier fieptentrional^ Ce manoir à hautes muraillei et tours carrées devait fermer ce défilé, mais comme il est dominé par le§ montagne» escarpées voisineâj il est abandonné et ne sert plus que quelquefois de prison ou de magasin militaire, Lee mes sont étroîteSf tortueuses et mal pavées ; un grand nombre sont montantes* Lee maisons en grande partie en bois ont des toits de planches et sont blanchies en dehors* Quoiqull j ait quelques asseas grandes mosquées, il n'y a pas de beaux édifices, ni de grands Bazars, comme 4 Sérajévo. Le Konak ou Séraj du Visir n*eit lui-même qu'un bâtiment d'un étage en grande partie en bois et très délabrtS, i! entoure une grande cour, où croissait de l'herbe, ce qui cadrait eucore assez avec la description qu'en fit en 1806 Mr* H* PouquevUle. De plus il est placé sur les bords marécageux du Laschva, où se trouve une petite prairie avec des dépendances appartenant aussi au Vieir, On ne comprend guère qu'on ait pu choisir une habitation si Jétmée d'agrément et de salubrité daaa un paya plein de beautés uaturelles.

Travnik est une viDe en bonne partie musulmane avec un mélange de Bosniaques et de Slaves grecs et romains. On y compte 7 & 80ÔU habîtans. Pour éviter le contact des Musulmans, il

rit tûEtJotjfei entoaré de quelques millî^^rB d'Âlbanaîs^ et ïl trouve pi as éconamKjii^ de les loger chez lea pftrtieulieri que de faire hktit une case me. ËtiRoitt: le VUir de la Biinoie eâl un gmad pcraonoiig«T »^U Kîaja., le Bey Aehmed, étiiU iléjà iDÎ^niême tm Faaclia à deux queues, de manière que celm di^miiudiut de la part de notre Tartan? douhl« visite et plu» de perte de tempa. Fendant deux beure» nous re^tàaies aini^t exposés à la coriosité des passaus. Hpureuatment îIr n'étaient pas nombréu^tt mais an milieu de la ville cela leraitdeTena insupportable, Parinj ces QUricQx un petit Buitiiaque musulman semblait éprouver un faraud plubir k nous donner des coups de baguette» tels sur les doigta, que uuua fùuies ubligéa de le prier de cesier. Des soldats du Hisam examinai eut nos ham&is et nos babilkmens et roulaient n toute forée nos guêtres ainsi qu'une da nos Aellefi européennes. Brei il fallut ee rtîtirer du cafii dan^ un o/in du cimetière pour ikire cesi^er uot nbus de qucstigus indiscrète^ ou eafauUue&

s'est formé tout près de cette ville un bourg habité presqu'uniquement par des catholiques. H s'appelle le Yarosoh (la viUe) ou Dolatz et est situé au S. de Travnik en deçà d'une petite colline. Ce bourg à 250 ou 300 maisons ou de 1000 à 1300 Slaves catholiques est bftti sur une pente telle qu'aucune rue n'est horizontale, et un pavé exécrable en rend le parcours encore plus désagréable à chevaL Un chemin pavé lie cet endroit à Travnik et beaucoup de marchands de Dolatz ont leurs boutiques dans cette ville. Du reste il y a dans cet endroit des gens à leur aise et beaucoup de maisons y ont leur petit bout de jardin avec la vue des pentes conduisant à la plaine de Vitesch* On s'y trouve moins à l'étroit que dans le fond de Travnik, glacial en hiver» humide en automne et extrêmement chaud en été. ^)

Dans notre second voyage en Bosnie au lieu d'aller directement de Sérajévo à Travnik , nous passâmes par Voïnitza, qui est à 10 Va h. de la première ville. On quitte la grande route à 1 1. de Kiséliak , où on joint la rivière de Voïnitza, pour la remonter jusqu'à la ville du même nom. A 1 Y, 1. à TO. de Kiséliak un petit torrent coulant de l'E. à l'O. se jette dans la Voïnitza qu'on passe à gué. Plus loin on laisse à gauche un pont de bois sur la Voïnitza , par où on va gagner un village. (Serait-ce l'Oustrouschnitza des cartes?) On est déjà dans une vallée bordée de montagnes boisées. A une petite demi-heure on repasse sur le côté méridional de la rivière près d'un Han , où nous remarquâmes à notre passage un champ de raves, chose rare en Turquie.

A 1 Y2 h. plus loin la route et la vallée, remontant au N. O., échangent cette direction pour celle de TE. à l'O. et après avoir décrit des contours, le vallon se dirige au S.O., pour remontera

*) Dolats ett si plein de fnmmes de roaayalse yie, la plupart catholiques, qne chaque soir on entendait les cris des orgies. Le Visir était si peu hon Musulman sur ce chapitre quMl 7 a même à Travnik des femmes mahométanes, qui exercent publiquement ce métier et paraissent fardées à leurs portes comme à Paris.

Le Visir Véhighi-Pasoha, rusé Asiate, nous logea fort bien ches ses banquiers arméniens à Dolatz, Nous fûmes traités complètement gratis nous et nos ohevaux pendant plusieurs jours, et nos Arméniens en fins Juifs surent pro. bablement se récupérer amplement de cette petite saignée. Ces Sarrafs étaient de Constantinople et l'un d'eux trouvait tout simple de n*avoir pas reçu des nouvelles des siens depuis deux ans. Ces usuriers se montrèrent d*une indiscré* tion inouïe à notre égard.

rO. et au N. O. avant la ville de Voïnitza. Dans la partie dirigée au S. E. se trouve un pont, par lequel on revient sur la rive septentrionale et bientôt on atteint une petite mosquée isolée. Près de là se trouve une fonderie de fer sous la direction d'un vieux Bosniaque que l'énorme Kaouk ovoide verdâtre indiquait assez comme un partisan de l'ancien régime. (Voyez ma Turquie. Vol. 3, pag. 65.) Jusques au point, oii ce vallon champêtre approche de Voïnitza, son fond étroit n'est guère occupé que par des prés, mais au-dessous de la ville il s*élargit et renferme des champs, parmi lesquels nous observâmes aussi des raves et des haricots. Â Tendroit, où la vallée remonte du S. O. à l'O., le torrent reçoit les eaux d'un cours d'eau, qui vient du S. E.

Voïnitza est situé à environ 2000 p. surla mer entre d'assez hautes montagnes, au milieu des bois desquels se remarquent quelques prairies. Les sommités les plus élevées sont celles au S. et à rO., savoir les monts Zetz (lièvre) entre 5 à 6000 p. Cette ville contient environ 300 maisons en grande partie en bois et couvertes en planches. Il y a trois mosquées, un café et un Han, où est en même temps la poste. A l'O. immédiatement sur la ville s'élève pîttoresquement au milieu des arbres le dôme du St.-Esprit, le plus grand cloitre catholique de Bosnie. (Voyez ma Turquie. Vol. 8, pag. 504.) La plupart des habitans sont des Schokatz ou Bosniaques catholiques, qui s'occupent surtout à fabriquer des objets en fer ou à exploiter dans le voisinage des mines de ce métal ').

Depuis Voïnitza on peut rejoindre à Moula-Han la grande route de Sérajévo à Travnik. Pour cela il faut traverser par un bon sentier de cavaliers une montagne boisée, qpi s'élève à environ 3800 p. de h. abs. On remonte le côté oriental d un vallon, qui court du N. au S. U faut une heure, pour atteindre par des bois de hêtres et de bouleaux le haut de la montagne et on en de<> scend en longeant le bord élevé oriental d'une autre vallée , qui court de l'O. à l'Ë. et au N.E. On y trouve d'abord dans le lieu»

') L'aubergiste était absent, de manière qn'il fallut nom contenter an lerrice de son garçon, qui avait toute la rudesse d*nn Bosniaan* "Vu tiairiail niK sulman des environs de Skopia, passant aussi la nuit à "^

monie nous tenir compagnie dans notre chambre tM pàrtAgirB »^«. i m^vK kub

domestiques. Après nous avoir bien amus^ par les deicript>'^«> de son paya, nous priâmes notre Mousaphir d'aller se coucher ailleurs , ce l ne se tit pu dire deux fois.

dit VladiBchy une om d^ux maisons. Puis après une forte descente dans un bois on arrive après ^j^ b« au hameau de Polieka entoure de vergers de pommiers et de poiriers et à Va ^* P^us bas est un second village. Moula-Ban est juste à la sortie JN. E. de cette cavité.

La route de Voibitza à Skopia ou Donij-Yakoup (le bas Vakoup) sur le Verbas va passer un col aux sources de la Voïhitza dans les montagnes de Zetz, auquel on parvient en remontant ce torrent Ce dernier reçoit en deçà de la ville une eau, qui vient du N. Les pentes des montagnes sont boisées en hêtres en* tremêlés de bouleaux. Des noisetiers, quelques poiriers sauvages et même des cerisiers 7 apparaissent comme des raretés. D faut 5 h. depuis la ville» pour atteindre ces sommités dentelées, qui s'élèvent à 6 ou 6000 p. et sont simplement gazonnées. Eln Septembre 1839 on remarquait quelques points de neige dans cette zone supérieure à celle des forêts de hêtres et même des sapins*

Depuis le col on va gagner Vakoub et Skopia en longeant le Verbas. La partie de cette route jusqu'au*delà deYakoub a lieu dans un vallon entouré de hautes montagnes, dont la plus grande portion des pentes est boisée en hêtres. Au N. se trouvent les crêtes du Yranja (de corneille), appelées Yranitza dans le pays, qui n*atteignent pas la hauteur du Zetz. Des contreforts des dernières montagnes séparent au S. les têtes du Yerbas d'avec un de ses affluens, qui a ses sources sur le pied des montagnes aussi élevées de Eadouscha.

Skopia au confluent de TObreska et du Yerbas compte 230 mai* sons et une population catholique, grecque et mahométane. De* puis ce bourg ^) on se rend à Travnik par une bonne route, qui traverse bien des hauteurs boisées, mais sans de fortes ascensions, vu l'élévation réciproque de ces deux villes. La descente est plus longue et moins rapide que la montée. Des routes aussi aisées à parcourir lient à Skopia et Travnik la forteresse importante de Jaitscha (de «/a;>, œuf), dont la possession a donné lieu a des combats sangUns entre les Hongrois et les Turcs. Elle est dans la vallée du Yerbas à la sortie de celle du Pliva, qui passe

') Voyez pour la roate de Skopia à Keupris, Schvitsa, Lirno et Sig^ ritinéraire de Mr. Pertusaier, Je voyage de Mr. PuuqueriUe. Vol. 3, page US et celui de- Sendtner (Ausland, 1848).

près de Sokol (Vaatoar) et dont le oours inférieur forme une espèce de lac (Jézëro) avec le château de Tile, le Jézertzé on Goôl Hissar des Turcs.

Travnik est au partage de 4 à 6 routes principales. Ainsi celle qui traverse toute la Bosnie en biais de Mitrovitza à Serajévo et Novi, j est croisée par celle, qui vient de la Dalmatie par Livno ou Glamosch et par Konpresch et qui va descendre la Bosna à Brod, tandis qu'il reste encore la route importante à l'O.N. O. vers rOuna par Jaitza et celle, qui conduit dans la partie N.K de la Bosnie^

La route de Travnik à Banjalouka et à Jaitza remonte la vallée riante du Laschva. Ail. est une source très abondante, en deçà de laquelle se trouve le Téké du Dervisch Ismaël Baba et une autre fontaine toute aussi belle. Trois énormes peupliers (P. niger) offrent de Tombrage aux pèlerins, qui j viennent faire leurs dévotions. Les montagnes bordant la vallée ont à TO. près de 2000 p. et celles à TE. 1000 à ISOO p. Les premières sont couvertes de bdUes prairies , tandis que le pied des autres n'est qu'un talus de débris avec quelques buissons. En continuant à remonter au N., on laisse bientôt à gauche la route, qui va à Skopia et on traverse près d'un moulin un petit torrent, qui vient du N.E. Plus haut à 2^^ d'h. on abandonne la vallée du Laschva, qui conduit à Jaitscha, pour suivre un de ses affiuens. On passe deux fois l'eau dans ce vallon assez sauvage et en laissant à y, h. hors de la route au N. O. le village et Han de Karaoul, on arrive au Han isolé de Dervent-Karaoul à 3 1. de Travnik et 1940p.de h. abs. Un petit champ de maïd et un pré sont tout ce qui dénote la culture dans ces lieux. Pendant ia nuit Taubergisee et son fils firent la garde auprès de leur blé de Turquie, tant on reapecte la propriété dans ce pays. ^

Au N* de cette auberge le vallon ae termine bientôt par une espèce de cul de sac. Après avoir franchi deux îoïé le torrent et laissé en arrière quelques habitations eataurées de pruniers, on suit la branche orientale du cours d'eau, qui prend sa âource au pied

') Dans cette partie de la Botiinïe ha timmin «ont si relflchéee qitc dam 11 nuit la femme de l'aubergiste partagea ea couche avec notre Tartarc, uprfefe uvoii éloigné son mari sous le prétexta d'nller relever son fiïs âtiDS na jçartle 'k rôti? de leur champ de maïs, oîi il devait aToir froid. Mr. Sendtner confirme cette iiBDii>* ralité particulière des Catholique*. (Ausland J64S, potf. lAê^)

d'un grand cirque. Ce dernier couvert de bouleaux dans le bas et de sapine dans la haut est entouré vers son bord supérieur de si grands escarpemens calcaires qu'on ne comprend guère, comment on peut y monter. La route parait s'élever en tournoyant au N. E. sur la pente tout-à-fait inférieure du Vlaschitch, qui domine à l'E. le large col conduisant à Vitolia.

Nous nous avancions donc dans la direction du N. E. dans un vallon champêtre et gazonné, quand un homme nous dit que nous nous étions égarés et que la route était au contraire au N. O. dans le Souva-Planina (mont sec). Le Tartare prétendait bien le contraire, mais de guerre lasse il céda et nous commençâmes à monter tout droit par des pentes gazonnées jusqu'à ce que nous atteignîmes après 1 h« d'ascension des espèces de plate-formes séparées en deux par un petit ravin dirigé du N. O. au S. E. Des maisons bâties en traverses horizontales de bois y étaient disséminées et avaient un aspect tout-à-fait suisse. Derrière ces habitations champêtres commence une forêt touffue de sapins de 15 L d'étendue, dans laquelle nous nous enfonçâmes, sans même demander notre chemin à la dernière maison située à l'entrée du bois. Notre Tartare avait fait si souvent cette route que nous ne pouvions pas penser qu'il put se tromper. De plus comme il nous avait prévenu que la Laschva et l'Ougra étaient séparées par des montagnes à sentiers exécrables, nous ne fûmes pas surpris de voir la route se changer en un sentier dans la forêt et môme de nous voir bientôt obligés d'écarter les branches, pour nous faire place. Néanmoins après '/^ d'h. de marche nous avions déjà la certitude que nous nous étions égarés trop à l'O. sans pouvoir sortir de ce labyrinthe de sentiers de bûcherons. (Voyez ma Turquie. Vol. 4, pag. 469.) Nous n'avions aucune provision avec nous, la montagne n'offrait pas la moindre source et était pleine de grandes dolines cratériformes, d'où lui est venu le nom de Souva-Planina. Ce ne fut que le soir que nous retrouvâmes la route à 1 y, h. de la plateforme de Vitolia situé au N. O. du Vlaschitch. Nous avions fait environ 7 1. de route, mais nous n'avions avancé que de 3 1.

Vitolia, à 3200 p. de h. abs., est le nom plutôt d'un district avec quelques habitations isolées que celui d'un village, néanmoins l'auberge y est passable et offre même une chambre pour les voyageurs. Les prairies comme les champs d'avoine et d'orge de ce lieu forment une Oasis au milieu des forêts de sapins, au-dessus des-

quelles s'élève la eroupe arrondie et boisée du Vlaecbitch. Cette mantagne paraît avoir au tnomâ 4400 p. et, grâce à ses forêts, elle conserve longtemps des amaâ de neige , qui servent de glacières aux habitani de Travnik.

A Vi h de VîtoHa noua tra versions de nouveau la forêt de lapins, quand il en sortit tout-à-coup un Bosniaque chrétien, qui nous offrit du Kaki e( du mouton rôti. Cet liomme avait établi sa boutique dans une hutte isolëe, parce que Vaubergiate mahométan de Vitolia ne lui permettait pas la vente de son eau de vie dans le district du village, quoiqu'il n'en tînt pas lui-même. D'une autre part le Chrétien ne pajait d'impôt que pour la vente de «on eau de vie et n'était pas censë aubergiste*

Une descente de iV, h* nous fit atteindre par une route très fangeuse ou pierreuse le fond de la vallée du Vélika-Ougra. Cette route est établie dans le lit d'un petit torrent, qui en reçoit un autre venant de VO. à environ 1 V^ h. de Vitolia, Ce grand torrent a ses sources au N* E, et paraît surtout formé par la réunion de deur cours d'eau> Plus bas il coule dans un sillon étroit et boisé courant du S, E. au N. O* et débouche dans le Verbas à la ruine de Kometin. Des hêtres j remplacent les sapine, qui j couvrent les cimes voisines et ça et là on apperçoit isolement des poiriers sauvages. On longe TOugra pendant environ "/* d'b, sur sa rive méridionale et à 3 h* de Vitolia , il reçoit un torrent du N. E. et on pasëe par un pont en bois sur le bord opposé. Ce lieu a été choisi pour un poste, en face duquel une fontaine nous invita à dépecer le gigot acheté dans la forêt. Noue n'étions plus qu'à 1500 p. de h. abs.

Une montée même plus rapide que la descente et un chemin tournoyant sans cesse nous firent arriver après une heure sur les plate-formes du Natsch!ak-Vrch aussi élevées que celles de Vitolia, Un banc placé entre deux cerîsîere y est eonsrruit pour le repos des voyageurs* Néanmoins il faut encore monter une pente moins rapide, pour atteindre véritablement le sommet de la crête à 3400 p, de h- abs. *

Depuis ce dernier point on ala vue du Vlasitch, tandis qu'on appercoit au R 0, TOugra coulant dans le fond d*une étroite fente, d'où il gagne le Verbas* En deçà de ce dernier on apperçoit à TO. une portion de la chaîne du Kragoulié%'atecha-Planina, qui domine le côté oriental de la Hatma et d^un de ees aitluens vers Klioutscb.

Au-delà 8'élëvent dans l'éloîgnement à l'0« et au N.O. plusieurs cônes obtus, dont celui à l'O. parait avoir près de 5000 p. et doit être en deçà de la vallée de la Sanna environ à la place du Tzerlivitza des cartes, qui domine à l'Ë. la vallée de l'Ounatz. A l'E. se trouve la grande et profonde vallée du Vrbanitza, qui coule au N.O. dans le Verbas. Ses sources sont vers le ool liant le Vlaschitch au Matzoulie et sur ses côtés sont successivement à TO. rOraovitza, le Eonemitza et le Lipovatz et à l'Ë. le Kljetzka- Planina. Toutes ces crêtes courent du S. EL au N*0. On remar* quait dans ce sillon une ou deux maisons et à PO. on pouvait aussi distinguer sur des pentes gazonnées et dépourvues de bois une ou deux habitations ou au moins des granges on Kotschare. Les paysans y sèchent leur foin sur des piquets.

De grandes forêts de sapins couvrent la pente insensible, qui descend à Skender- Vakoub et qui remonte à TE. et au S. E. vers rOraovitza-PIanina. Ce dernier village de 60 à 80 maisons est placé agréablement au sortir des bois dans une vallée évasée et élevée de 2000 p. de h», dont les prés restent verts toute Tannée et qui court de TE. à PO. Une partie des habitations et la maison de la poste sont groupées sur le côté S. de cette cavité au pied de quelques rochers et au milieu de cerisiers et de pruniers. Le reste des maisons tout en solives de bois et à toits en planches se trouve vis* à-vis et rappelle tout-à-fait les villages serbes par leurs clôtures et leurs pruniers. S'il y a eu jamais un château dans ce lieu , il a dû se trouver sur les rochers ou près d'eux.

En deçà de ce pays offrant toutes les beautés dépeintes par les poètes des idylles, se trouve de nouveau une forêt de sapins de peu de largeur et se terminant par des bouquets de bouleaux. Plus loin le pays est totalement déboisé jusqu'au mont Tisovatz et s*offre sous la forme d'un sol de pâturages couvert d'ondulations légères. A l'O. et au N. ce bas fond est encadré de montagnes, parmi lesquelles se distinguent surtout au N.O. la cime pointue du Tisovatz et plus à TO. le mont Kjnernitza, entre lesquels une petite cime et une échancrure indiquent le passage de la route de Banjalouka. Plus à l'E. les sommets des montagnes en parties boisées ont des formes bien plus douces. Le mau(|ue de cimes plus élevées en deçà de ces dernières montrait assez que nous touchions à la fin des crêtes bordant le grand bassin de la Save» Immédiatement sous les bois existent quelques maisons et le lian

de Vartsché (à tSftO p. âe: h. nb»X auquel on psrvic^nt par uDft petite ûeeceute graveleuee* L'aubergiste de Vratacht^ noii§ re«;ut avec toute FatteûtioD possible et noue inatalla danâ && meilleure chambre êur défi tapis grossiers d'étoffe de crins de chèvres. Le bas de fia maifiou ëiait occupé par récurîe avec les magasine et le haut par la cuisine ainsi qu'une chambre commune, le dîvan et quelques autres petitefi pièces ai délabrées que le plancher était plein de trous.

Peu au N. du Han de Vrataché (porte) une grande croix est placée sur un cimetière de Bosniaques catholiques. En se dirigeant au N* O. vers le col du mont Tisovats& nous traversâmes trois ou quatre vallées sèches courant comme celle de Skender-Vakoub de rO. a l'E. et ensuite un terrain crétacé ai couvert d'entonnoirs nombreux et profonds^ qu'on se croirait dans un pays volcanique. L^échancrure entre le mont Tisovatz et le mont Kmermtza plus à gauche est à 2S00 p* de h. abs. et est occupée par une forêt de hêtres, dans laquelle on voyage pendant environ 2 h. Des bouts de pavés y indiquent rexistence d'une ancienne route ça et là assez. boueuse; ou venait d j élaguer la forêt tout le long de cette dernière. Les extrémités des rochers, sortant du sol, avaient reçu aussi quelques coups de marteau, sans avoir pour cela disparu rotalement, c*efit ainsi qu*ou entendait alors en Turquie la construction d'une route.

Des chênes remplacent les hêtres à la partie septentrion aie ou plutôt N.Ë. de la forêt^ d'où on s'élève unpeuauN.Ë., pour traverser une petite crête et gagner un autre bois, dans lequel se trouve la descente conduisant sur leVerbas. Poussés par la f aï m nous quittâmes la route à la sortie du bois et nous suivîmes une vallée s'étend ant de TO. & l'E, et tournant ensuite au N, Cette cavité totalement dégarnie de boie est couverte de pâturages secs ou de fougères. Des bergers y faisaient paître leurs moutons- On y trouve un hameau composé de quelques maisons éparâes et sa position exacte est eovirop à Sy^ L duHanVratscha après le coude de la vallée au N. Le ruisseau de cette dernière coule au N, Eet va se jeter daus la Verbanîa*

Nous noue portâmes de là à travers le vallon au N. O. et parcourûmes un second terrain si couvert d'entonnoirs que nous ne faisions que tournoyer entre ces profonds trous. C'est probablement sur ce sol bosselé qu'est eitué l'auberge que nous cher*

chions, mais vu qu'aucun être vivant ne s'y offrit à noB regards, nous ne pûmes la (Recouvrir et fûmes heureux de retrouver la route dans la forêt. Nous y remarquâmes les mêmes singuliers travaux d'applaniesement que sous le montTîsovatz et de grandes perches étaient implantées, pour avertir que la voie était désormais ouverte. On nous dit que jadis ces bois étaient de tels repaires de brigands que les voyageurs avaient quitté tout-à-fait cette route, pour passer les hauteurs plus à 1*0. Or, comme le pavé ancien était couvert de gazon et la route encombrée d'arbres, il faut que Tabandon de ce chemin soit d'une date fort ancienne.

Nous atteignîmes enfin le bord d'un vallon débouchant dans le Verbas, d'où nous eûmes une vue au N. O. sur des petites mon^ tagnes de 300 p. au-dessus du lit de la rivière. Au N. leur hauteur pouvait aller à 800 p., mais à TO. il n'y avait que de basses cimes. La direction de ces crêtes semblait être celle de TO.N.O. à rE.S.E. La descente a lieu sur un pavé étroit décrivant trois contours et si incliné que dans un endroit il devient à la lettre un escalier pavé. L'affluent du Verbas vient du S. E. et joint la rivière juste au bas de cette descente. Le Verbas y décrit un contour dirigé à l'E. et a l'air de sortir à V, 1* ^^ S. d'un profond défilé calcaire. Il y est déjà assez large et profond, pour servir au moins au flottage du bois et ses bords sont formés de bancs horizontaux d'agglomérats d'alluvion.

Après avoir suivi le contour du Verbas, on entre dans une gorge dirigée du S.E. au N. O., par laquelle la rivière pénètre dans le bassin ou le canal large de Banjalouka. Tout ce pays est charmant et surtout d'une fraîcheur admirable, les bois et les prés y encadrent pittoresquement le fond de la vallée ombragée de noyers, de pruniers et d'autres arbustes, sur lesquels montent des vignes sauvages. Dans le triangle formé par le Verbas et la Verbania sont les monts d*Omatscha sur le Verbas et de Lipovatz au N. de Kotor sur la Verbania et au-devant d'eux au N. est le Ponir. A l'O. du Verbas les montagnes les plus élevées s'appellent Koukavitza.

Banjalouka (le pré du bain à côté de l'eau), à 22 h. de Travnik, est une des plus longues villes, qui existent en Bosnie, car elle occupe le long du Verbas, à 4 ou 500 p. de h. abs., une étendue d'au moins 1 y^ de 1. et compte environ 2700 maisons ou 15,000 âmes. La première partie de cette singulière cité consiste en deux villages, l'un sur

la rive orientale et Tautre 8ur le bord opposé. Le premier compte cinq petites mosquées et le Téké du Saint- Véroni-Baba et l'autre deux mosquées. Un court défilé bordé de rochers sépare ce faubourg de Novosélo d'avec la partie principale de la ville, à travers laquelle coule le Verbas. Sur sa rive orientale la corniche est ai étroite qu'il n*7 a guère qu'une rue et les trois bains d*eau thermale, qui ne sont en grande partie que des ruines ou des bassins non couverts. Vis-à-vis s'échelonnent pittoresquement entre des arbres fruitiers et au-dessus des bords escarpés de la rivière les maisons et les mosquées de Banjalouka, et un pont en bois à deux piles, rebâti en ISSS, lie les deux quartiers. A son entrée se trouve comme ornement le cadre d'une grande porte. Un petit ruisseau s'y jette dans le Verbas auN. du pont. La partie deBanjalouka sur la rive occidentale est la plus ancienne. Comme le terrain est fort inégal, il n'y a aucune rue considérable. Plus au N. la ville se continue surtout le long de la rive occidentale, où une suite de maisons éparses avec de grands jardins y lient un quartier particulier avoisinant le fort ou la résidence de l'Ayan. Sur cet espace d'une bonne demi-heure on trouve quatre mosquées, deux à droite de la route et deux à gauche, tandis que près de la citadelle s*élèvent deux grandes mosquées à hautes coupoles ec minarets élevés. On dit que ce sont Touvrage de deux Sultans. Trois grandes rues, l'une courant du N. au S. et les deux autres de l'E. à rO., forment la plus grande partie de ce quartier, où se trouve la poste, des auberges et quelques boutiques.

La route conduisant de là à Gradiska longe la rive occidentale du Verbas, qui parcourt une belle vallée s'élargissant toujours plus et bordée de coUinei boisées, dont on traverse rexirétni té entre Mertschevski et Berbir. ' <»••

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