‹ Recueil d'itinʹeraires dans la Turquie d'EuropeChapitre 29 sur 46 · SERVIE · texte numérisé non relu

SERVIE

BELGRADE a SOKOL et ZVORNIK ou OUJITZÉ PAR KROUPAGNE.

Juia route de Belgrade au débouché de la vallée de Topschi* déré descend dans la petite plaine marécageuse le long de la Save et se tient au pied des coteaux. On y rencontre à quelque distance du quartier de la Save de Belgrade quelques petites maisonnettes, qui jadis étaient plus nombreuses et formaient le Ziganska-Mala. Près de ces lieux était encore en 1838 le magazin de sel du prince, tandis que vers les hauteurs on remarquait une maison de cam* pagne avec quelques vignes du Dr. Konibert.

La Save ayant inondé ses bords^ nous ne pûmes pas aller directement depuis Topschidéré par la plaine de Makisch à Oumka (38 m. et 215 h.), mais il fallut se tenir sur la hauteur ou à mi-côté des collines. Ail. après la vallée de Topschidéré on passe au village de Knésivatz et à une demi-lieue plus loin on laisse à gauche sur la hauteur le hameau de Jarkovo (71 m. et 432 h.). Toutes ces éminences sont couvertes de pâturages secs. Un petit Han se trouve au pied des collines et près d'une source sortant d*Qn calcaire tertiaire horizontal.

On traverse quelques petites collines, pour atteindre Jéleenik (89 m. et S43 h.), village à 3 I. de Belgrade dans un vallon débottébmit dans la Save. Les maisons y sont couvertes en chaïame

et îl y a une auberge* De petite boîs précèdent et saîvcnt cet endroit, on nouâ avertit qu'où y avait valéla nuit paasëe derargent à un boinine endormi,

A 1 1. de là est situé dans un joli yallon le grand village d'OufttroTiscbnitza (OcTpjaHHqa) (102 m, et 6S0 h.) avec une églUe et dei plantations de pruniers. Nous y renirûmea sur la route directe et ordinaire de Belgrade à Palëge (Ila-ieas) le long fie la Save. Une plaine cultivée nous conduisit au H an d'Ounika placé sur tine berge élevée de la Save* Le village d'Oumka se trouve sur la hauteur à 2 L d'Ostrouschnitza et entre ces deux viîlagea à 1 V2 L du dernier est Petchanî (29 m. et 156 k) dani une position analogue» ^)

On employé 20 minutes ou une petite demî-beure* pourat^ teindre depuis Oumka une grande échancrure dans les collineSi qui barrent la route entre ce point et Palége et qui foraient des coupures aur le bord de la Save, Cet enfoncement contient deux ravins profonds et boisés, qui se réunissent sur la route. Ils portent le nom de Veliki-Douboko par opposition au Mali-Douboko près de Débrtz à l'O, d*Oumtché. Les pentes de cette cavité sont fortes et lorsqu'on est remonté de ces ravina sur la hauteur, on peut être à 300 p. au-dessus de ce fond. Ce passage offre donc une bonne position milîtaîre, pour empêcher une armée de pénétrer de Schabatz à lielgrade. Dea bois de chênes avec quelques tilleuls argentés couvrent ces hauteurs tertiaires,

A Vj L plus loin on traverse un second vallon moins profond et à % de L de là le hameaudeBaretsch ouBaraievo(83in< et 5S4 h.) est caché au S. dans les bois et se décèle par quelques clôtures. On se trouve dès lors déjà dans la plaine de la Koloubara, dans laquelle on est parvenu par une pente peu sensible.

Le passage de cette rivière sinueuse a lieu à V2 1. de Baretsch {Barich des cartes) sur un bac. Lee bords sont composés d^alluvions anciennes argileuses. Un petit Han précède cette rivière et sert de refuge aux voyageurs, qui attendent le bac ; sur l'autre rive est un de ces longs et étroits magasins turcs pour le maïs,

') Le Haw d*Otimkft est fort passable pour la Semé; dang tint iiharabr©T ayant dei fetiètre« ritrée&f ëtiît an grand Ut de camp avec ilci nattea, Danii le touà de Ift pièce éUut une chemioée turque de cafetier. Deux Tschardak aadehùtR art raient £ré deê lieux de fépoit agrtîJibles ea élé $asB den eisaims des nutiiii tiques.

Dans les temps de sécheresse la Koloubara n'a guère qu'un peu plus de la largeur du grand bac, mais en temps de pluie elle devient 4 à 6 fois plus large. En deçà se trouve à 2 1. d'Oumka sur un plan un peu plus élevé le petit bourg de Palége (en allemand Palesch) (114 m. et 409 h.). Il consiste surtout en deux longues rues 9 l'une dans la direction de Schabatz , l'autre dans celle de Valiévo* On y remarque dans la première une nouvelle église avec un clocher en bois et une auberge. En 1806 Milosch battit près de là les Turcs, qui avaient élevé une rédoute sur la Koloubara, et il y employa des charrettes basses, pour pouvoir approcher impunément de l'ennemi.

De Palége on se dirige sur Stoubliné (123 m. et 944 h.) et ^m laissant Zvetschka (72 m. et 871 h.) à droite, on va à Grabovatz (103 m. et 768 h.) à travers la plaine formant la rive occidentale de la Koloubara, à TE. de laquelle règne une série de hauteurs. Ces dernières vont se rattacher vers les sources du Touriia aux contreforts des monts Kosmai et Kleschniévitza, en augmentant un peu en hauteur du N. au S. Des tentes de Zingares se trouvaient à l'entrée de l'énorme forêt de chênes , qui sépare Palége de Grrabovatz (ou par abréviation Grabatz). C^ village de 103 m. et 768 h. est situé sur de petits coteaux tertiaires, où on remarque des vignobles. On rentre bientôt dans les bois de chênes, où on trouve à 1 1. plus loin le village de Dréni ouDrénak (61 m. et 475 h.) et à 2 1. celuideyoukischévitza(34m,et 263 h.) et un peu plus loin celui de Bouiatschitch (23 m. et 121 h.). Baniani est encore à 1 1. plus loin et toute cette route a lieu sur un très bas plateau tertiaire. Ce village de 59 m. et 804 h. est orné de grandes plantations de pruniers et l'auberge se trouve dans le peut vallon de Grmak sur la nouvelle route de Schabatz à Kragoujevatz. C'est un chemin planté d'arbres, mais fort boueux, lorsqu'il pleut, parce que l'argile alluviale forme le sol superficiel d'une grande partie de la basse Servie ^). En montant sur le petit plateau à l'O. de Baniani, on distingue au S. S. E. les dernières crêtes de la chaîne du milieu de la Servie. A % de 1. de Baniani est le village de Bouri et à Yg 1. celui de Kalénovatz ou Kalino-

^) On peut aussi atteindre Baniani depuis Belgrade en se tenant sur les hauteurs à disUnce de la Save, savoir depuis Topschidéré par Jéliéznik (89 m. et 543 h.), Vranitchi (124 m. et 791 h.), Konatitze (60 m. et 444 h.X Orajëvats (55 m. et 38S h.), Stoublitza (24 m. et 328 h.), oh l'on passe la Koloubara.

vatz (37 m. at 288 h.) dans un petit fond garni de pruniere, A */a 1» plue loin nous vîmes la Tamnava couler au 8. et nous paseâmes ce cours d'eau à un moulin et une seconde fois à V4 de I. de là ou à iViL de Banîanù Nous atteignîmes nprès cela Novatzi {le Novaseky des carteB) (46 m. et 39! hj et nou3 eûmes à mon* ter sur un petit plateau tertiaire en partie boisé f^ue forment les collines au S* de la ïamnava, A 1 K de Novatzi nous remarqua*^ mes des vignobles avec des pêchiers indiquant le voisinage d'un village, qui étant dans la vallée de la Tamnava nous restait caché. On 7 trouve en effet sur sa rive septentrionale le grand village de Svîleouva (134 m. et 993 h.)* Nous ne remarquâmes sur la hauteur que Zoukvé (23 m. et 170 h») et à 1 1 avant Keechélévo (ou Kisélévo) le hameau de Podsélévutz.

Pour atteindre Keschélévo, pron. aussi Kotziélévo (le Kuséliévo des cartes) il faut redeacendre dans la vallée de la Raiichnitza, qui forme un affluent supérieur de la Tamnava et traverse comme elle de belles prairies. Elle coule du N. O, au S* E. et la Raschnitza de rO* à I*F1 Cette dernière est entourée de petites collines boisées de 200 p. et offre des vues fort champêtres. Le village de Kotziélévo comprend 71 habitations avec 560 âmes, dont une partie est placée dans une petite anse au S. et est composée dm 17 maisons avec une habitation d'un étage appartenant au prince Milosch et d'une apparence aesef misérable. Dans rencloa de cette dernière est un aubergiste ou plutôt un boulanger. Des Zingares paraissent former une partie des habitans de ce lieu, situé à 5 L de Valiévo et 7 h* de Schabatz. Nous y remarquâmes des champs de pommes de terre, végétal rare en Turquie. (Voyex mon ouvrage. Vol 3, pag. 34.)

A y, L est le village de Breznitza (19 m, et 167 h.)f sUué aussi dans la vallée de la Raschnitza et environné de vignobles sans échalats ou bâtons. A % de L de là est un cimetière isolé. En marchant sur la crête* qui sépare la Raschnitza de la Tamnava, on atteint Soubotitza (Soubotica des cartes), village de 43 m. et 346 h,, près de ce dernier c «urs d'eau, qui prend sa source à rO* dan» le Vlasîtch près de Tzrnïlievo (81 m, et 638 h.) et reroit de TE. les eaux du Militschinitza. Bientôt après ou arrive au pied de la chaîne du Vlaeitch, qui court du S, au N. ou du S* S* E, au N.N,0.* en s'élcvant de 6 à 800 p* au-dessus de Kotziéliévo. Au S. se trouve sur TOub, afiktent du Koloubara» au 8* de la

Tamnaya le hameau de Golaglava (tête nue) (le Gologlaba des cartes). On y monte par des bois de chânes mêlés supérieurement de quelques bouleaux. Au milieu de ces derniers se trouve au haut du plateau la rencontre des limites des trois Nachies {Tramédja) de Valiévo (195 villages et 63,439 h.), deSchabatz (U4 villages et 7S,745 h.) et de Losnitza ou de Podrinsko (89 vill. et 31,181 h.).

Sorti de la forêt on a depuis des prairies une belle vue sur la chaîne, qui longe la Drina et dont l'extrémité septentrionale paridt depuis ce point formée par la sommité applatie du Tzer (Queretu Cerriéf. Aux sources^mères de la Tamnava prèsdeTzé* rovatz (39 m. et 232 h.) est le mont deLédogouz, qui n'est qu'une portion du Tzer. Ce village forme une commune avec £idjaké (26 m. et 172 h.) et Voutschévitza (7 m. et 49 h.)» noms de villages qu'on ne trouve sur aucune carte. Le Tzer a l'air d'avoir S à 600 p. de plus que le mont Vlasitch et il ne se lie aux hautes crêtes du Medvédnik (chaîne des ours) (au S. O. de Valiévo) que par une série de plus basses cimes, qui comprennent les montagnes de Sokol et le mont de Rojania (Posaiiia) au N. de ces dernières» celles-ci ont près de 800 p. de plus que le Vlasitch. Les têtes allongées et rapplaties du Medvédnik se trouvent placées au S. de ce plateau du Vlasitch et paraissent 1000 p. plus élevées.

Les montagnes de Vlasitch, allant se rattacher vers Ig source du Jadar à celles de Sokol, renferment au N. la profonde et étroite vallée de Militschinitza ou Militschénitza, en deçà de laquelle sont des têtes boisées en hêtres et bouleaux. Notre guide nous raconta qu'il y avait sur l'une de ces dernières une pierre avec une inscription. Nous avons déjà dit que les eaux de Militschinitza sont une des sources principales de la Tamnava. Comme leur lit décrit un grand contour au N.O., une crête sépare à l'O. le vallon de Milischinitza de celui de la Tamnava.

Nous descendîmes par une pente assez rapide vers le village de Militschinitza ou Milischintzi, dont les 98 maisons avec 886 h. sont dispersées dans des plantations de pruniers. ^) Depuis Mili-

') On nons avait dit qu'il y avait nn EUn, mais arrivé devant la maison, •itnée dans une étroite gorge, la maîtresse nons apprit qu'on n'y tenait plus anberge et nous engagea à aller chercher nn gîte chez des paysans à quelque dis» tance de là. La famille, qui nons reçut, était composée de six frères, tons mariés, et lie deux filles non-mariées. Les hommes étaient encore anx champs lors de notre arrivée; les femmes nous reçurent e( aidées des filles, qui l'une tissait et Tantre

r&chlnitza, situé à SOO p, plus bas que la cime du Vlasitch, on monte sur deux petites crêtes courant de TE. à l'O. et ren fermant un Talion, ensuite on fait l'aâcension de la montagne boiâëe de Bratsehinatz, où se troure de nouveau à 12Ô0 p, de h. abs» ce qu'on appelle la frontière courbe (Kriva Granitza) ou la rencontre des trois Nachies de Valiévo^ de Schabatz et de Loznitza» TJn petit monument y a été élevé à un soldat serbe mort^ dit-on, à rhôpical de Kragoujevatz, H 7 a aussi au N,E. sous la montagne aux sources-mèrea de la Tamnava le village de Krivaia (70 m, et 637 h.). On peut gagner par là directement Loznitza.

La descente passe à -/2 h* du village de Trougatz, qui est au S. et on peut aller depuis là à Bélotitch (â7 ra. et 497 h»), qui n'est qu'à 1'/, l Au N. du pied de la montagne est le village d'Ietova à près 2 l de Milischintzi* Tout ce pays est déboisé et occupé en partie par des prairies. Avant d'atteindre la rivière du Jadar àSVid'h. de Militscbinitza^ on observe sur le haut de la pente, qu'on descend, les restes d'une redoute de Tzernî- George,

Aucune carte n'a représenté jusqu'ici les détails orographiques et topograpbiqoes du pays montueux, assez accidenté et habité au N. et N.E, du Medvédnik, il en est résulté d'autant plusaisément une confusion sur les sources du Jadar, que cette ri^ vîère ne prend ce nom qu'à environ 1 h au-dessus de Tzrnîlîévo ou au-dessûua de la réunion de ses sources-mères principales, savoir le Lopoten et le Petzka-Rîeka. Ainsi Mn Gavrilovitch faisant abstraction des noms particuliers de ces dernières, place la source de cette rivière dans la montagne de Débéti-Tzer (le gros chêne)entre lea villages de Dragiîévitza et Vragotscbaniiza dans le district de Pocfgora du cercle de Valïévo, Il quitte ce dernier au village de Ploujatz (Hjiyasaii) (36 m. et 318 h,)t pour entrer dans les distrîctÊ de Radjévîna et du Jadar (cercle de Podrina) et il atteint la Drina à l'île de Hanitovatsch au-^dessus de Lieschnitza. Tous ces lieux manquent sur nos cartes comme aussi les hameaux

d^TÎâAii lin m, ellett se mirent à l'ouTrftgo pour noui prépiir«r k lonpôr,, Feisd»ni

ce tpttips noua choJtiim4&9 noi p^tftcci pmnr lu nait^ leit tin^ luna des «rbre» fruilier^. Les autres sons ûd bangarrl tju & U porte d'nn ftmr, ^c^s domoAttqucs conduisis rttti les cbevAirx dans un pré tôt vin. oii il« patte rent la nuit à ta belle étoile ëI «n revenant îis mon rirent sur de» cerisiers pour 7 cueillir ijina façon des iruiti pour eu^ et p©nr aoa«.

de Vratatschîtchy d'Osiétachënitza (46 m. et 410 h.) et d'Ostronjan (OcTpjsaH) (53 m. et 507 h.), qui forment une seule commune avec Plqujatz. Néanmoins comme Vragotschanitza est un hameau dépendant de la commune de Kaménitza, où nous avons passé, nous avons la certitude que cette prétendue source du Jadar est celle du Lopoten ')•

La vallée du Jadar est riante et remonte au S. vers Brou^ sîa et a peu de distance est à droite Ramnaja. Sur le côté occidental de la cavité, où coule cette rivière, est une éminence en deçà de laquelle est son affluent, la Béla-Trkva-Rieka, qui descend des montagnes dans les environs de Bélotitch. Au village de Béla-Trkva (église blanche) (49 m. et 376 h.), ce torrent reçoit les eaux du Tolischévatzka-Rieka, qui coule de l'O. à TE. dans un vallon étroit, bordé ça et là de bois de chênes et offrant un cimetière à son entrée. Probablement il y a un hameau de ce nom dans la vallée, le Tolivasac des cartes. C'est par là qu'on va à Kroupanj (Kpjnas») (pron. Kroupagne) par-dessus un plateau assez élevé de 816 p. de h. abs. A la descente de cette montagne on marche au S.S.O. et S.O., on passe près de Komiritch (91 m. et 827 h.) à 4 1. de Militschénitza et on débouche sur un vaste cul de sac, qui précède Kroupagne. C'est ce qu'on appelle le Kroupainsko-Polie ou la plaine de Kroupagne. Cet endroit est orné de belles cultures de maïs avec d'autres céréales et entouré d'assez hautes pentes couronnées de bois.

Kroupagne, à 5 ou 6 1. de Militschnitzi, 3 1. de Zvomik et 24 y^ h. de Belgrade, est placé environ comme Novipazar et Oujitzé, c'est-à-dire, dans un profond bassin, où viennent se réunir trois ou plutôt quatre torrents, savoir la Schaschavitza ou Tscfaaschavitza venant du N.O., le Keijévatzka (KepaBeBai^Ba)-Bieka, ve* nant du S.O. et le Bogoschtitza, venant du S.£. Ce dernier remonte

') En comparant les cartes de MM. Viqnesnel et Bongarski , il se présente nne difféi^nce notable , quoique tous les deux figurent le Lopoten et le Petzka- Rieka comme les sources-mbres dn Jadar. Le cours d'eau le plus oriental, savoir le Lopoten de Viquesnel, devient le Likodra de Bongarski, tandis que le premier n*est qu'une tête supérieure du Jadar. Bongarski appelle Bélino un conrs d*eaii, dont la Petzka-Rieka forme le haut et confond avec lui Teau dn Béla-Tsrkr»» Bieka, dont Viquesnel a cm devoir faire xm affluent du Likodra coulant au N.N.O. et non pas S.-N., tandis que nous n'y avions cru voir qu'un affluent de notre Jadar, et Mr. Kiepert en fait un affluent du Bélino. Enfin Mr. Bongarski fait confluer son Bélino avec le Likodra, mais nous avons' vu ce dernier à Kroupagne.

dâHH les montagnes à TE, de Sokol, la vallée du Kerjëvatzkaou Kerechéyatzka-Rîeka est la route de Lioubovich et la troifiième torrent coule dans le iillon, par lequel on traYerse les montagnes pour gagner Zvornik. Ce torrent re<;;oit non loin de Kroupagne celui de Bértîtza, qui coule environ O.-E. Toutes ces eaux descendant de montagnes en grande partie boisées, se réuniseent avant Kronpagne, prennent le nom de Likodra ') et se jettent dan» le Jadar. D'après le croisement de toutes ces roufes Kroupagne devient un point important surtout à cause du yoiéinage de Zvornik, la clef de la Bosnie de ce côté. Kroupanj (prononcez Kroupagne) est le siège d'un capitaine, mais malgré cela on ny compte guère que 67 maisons avec 236 âmes. Une soixante de maisons sont alignées le long d'une seule rue sur la rive occidentale du torrent. En deçà du pont en bois il n'y a que quelques barraques de Zingares. Une ancienne mosquée s^y fait remarquer Nous désespérions déjà d'y trouver mie auberge et avions arpenté deux fois ce village, quand un homme, assez bien vêtu et probablement riche pour le paya, vint nous conduire à une chambre destinée pour les voyageurs. Celait Taubergiste lui-même, qui nous fournit de Torge pour nos chevaux et ce que nous avions besoin.

Dans le Jagodé-Planîna (montagne des fraises) à 2 h. de Kroupagne sur la route de Lioubovia, existent des mines de galène, qui ne nous ont pas semblé bien riches, elles ont servi néanmoins à fournir du plomb pour des balles en temps de guerre* Les gens du pays ne s*occupent de ces recherches qu'en hiver,

Pour atteindre les hauteurs du Jagodé-Planina, variant de 1817 à 2000 p, , on remonte sur le côté occidental de la crête entre la Kerjëvetzka-Rieka et la Bogoschtitza au milieu de petits boîs de chênes* A une certaine hauteur la forêt devient plus épaisse et on passe dans le territoire, qui dépend du village de Drobniak, qui reste au N* Plus haut encore on arrive à une fontaine d*eau très froide, d'où la vue plonge sur la vallée de Kerjéva et où on distingue le village du même nom et prononcé aussi Kerschava. Dans ce lieu se montrent queb[Ue fois des feux-follets* (Voyez ma Turquie. Vol* 2, p. 1260 A nn quart d'heure de là on quitte les bois de chênes et d'hêtres pour entrer dans les prairieSt qui forment

*) Il j a ttTi V]1tdgl^ de Lîkciâra (50 m. et 464 h.).

les cimes applaties du Jagodé-PlaDÎna. A leur pied S. se troure ttn petit cul de sao «'ouvrant à VO. dans un vallon» «'est là que se trouve à environ 1000 p. sur Kroupagne une des exploitatioiia et une autre est à ^/2 h. plus loin vers le haut d'une cime ga^ zonnée. Des sommets un peu plus élevés se trauvent en deçà de cette dernière et sont les derniers avant la descente à' la Drina» La route de Kroupagne à Zvornik (3% h.) ne consiste qu'en une longue montée au mont Goutschévo par la vallée de Sohaschavitza et une descente encore plus forte. On y laisse sur le côté occidental de la montagne au N. le village de Borina oa Boronia (de Bcr, pin) (64 m. et 4S7 fa.) et on passe non loin du Drina-Bobova. Parmi les eaux que la Drina reçoit de la montagne de GroutschévOy on remarque surtout le Liéschnitza, qui va joindre le Jadar avant son arrivée à la Drina au milieu de la fi>* rèt de Ranitovatscha au S. de Liéschnitza (01 m. et £31 h.) et le Jéraviia, qui prend sa source à VE. du mont Bobija près da couvent de Tronoscha dans la montagne du Trschitchka-Planina. Coulant presque du 8. au N. ou N. O.» elle passe à Trschitî (33 m. et 209 h.) sur le Bogaschévatz ^), où elle forme la cascade de Boutschnitza. Plus bas elle coule entre Rounjan (83 m. et 482 h.) et Eloubatz ou Eloubtzi (38 m. et 256 h.) et débouche dans la Drina au N* de Loznitza (295 m. et 1203 h.) ou entre ce bourg et Lipnitza (de Lipa, tilleul) (42 uu et 298 h.)

La route , qui va à Liouboviia, descend depuis le Jagodé- Planina jusques près des bords de la Drina , d'où on remonte cette rivière en passant fort au-dessous de Sokol. On évite ainsi une foule de gorges , qui allongeraient beaucoup le chemin*

La route de Kroupagne h Sokol (vautour) monte très rapidement sur le côté méridional de la crête, qui sépare le Kroupainsko-Polie de la vallée du Bogotschitza (ou Bogoschtitza). Cette crête est plus ou moins mince, de manière à laisser apperoevoir du haut quelquefois la plaine de Kroupagne. A y, heure de ce bourg est le village de Baniévatz (50 m. et 369 h.) placé des deux côtés du haut de cette arête. Quelques cerisiers se trouvent près des maisons. Depuis ce point on voit le prolongement méridional du Ja godé- Planina, qui forme au 6.0. le mont Or-

') Dans la petite plaine de Tnchitch il y a la sonree de Bookovata.

lovo-Kriïo. De§ vignes fie trouvent sur le pied de cee motiragnoêf où on distingue aussi le village de Bogotêchîtza, tandb rjuç celui de Tomagne (ToMaH>) est plus à 1*0» et celui de Sredjitza avtuit la dernière descente du Jsigodé-Planinîi, i

En avançant au S*E* la cime de Tarête a*ékrgît et on marclie sur des plate-formes faiblement inclinées et boisées en beaux chônee. A lYa L de Kroupagne on est arrivé à l'extrémité de ces dernières et ou débouche sur le baut de lîi vallée de Schlîvova (de» prunes) (34 m« et 237 h.), qui descend à TE. et offre une vue charapôtre au S. Les deux rocher© calcaires pointue et grisau* dessus de Pétratz sont entourés de prairies, en même temps que dea bois de bouleaux et de hêtres viennent ajouter à Teffet de ce joli tableau.

Pour atteindre le pied occidental des buHes calcaires» on monte par un sentier escarpé à travers des pâturages et on entre dans les boisj d*où on a une vue très étendue sur îa Servie septentriouale. La chaîne du Vlasitch est sous les pieds de robï?erv&teur. Au R le voit la chaîne du Tzer avec la montagne pointue du Vîdoévîtza près de Lescbnitza* L'horizon est formé à TEpar la petite pointe du mont Avala au S* de Belgrade, k TE, 22^ S. ressort le KosniaV, au-delà duquel s'étendent les crêtes intermédiaires entre ce sommet, les monts de Roudnik et le Schtouratz*

Depuis là commence la chaussée pavée et étroite, qui conduit à Sokol et qui est en grande partie dans le territoire de cette forteresse et ciré turque. Ce n'est qu'avec peine qu*on atteint le faîte de la montagne de Gola par ce chemin tortueux et ça et là bourbeux. On y emploie plus d'une demi-heure et on trouve sur le haut de cette sommité applatie quatorze grandes cavités craté^ riformes, dans quelques-unes desquelles il y a des enclos ronds^ pour mettre du foin ou des bestiaux. Ce sont des dolines (Doliné) crétacées comme dans les montagnes bosniaques de Tisovatz et de Vîtolia, ou sur le Karst en Carniole* Deux grandes redoutes carrées, construites du temps de Tzerni-George, dominent la descente sur Sokol à Z% d'h. de Krou pagne* Depuis ce point on apperçoit, outre cette citadelle, la Drina et une portion considérable des montagnes de la Bosnie dans la direction de Srébemîrza, de Dechélébi-Bazar (Marché dn Grand -Mon sic or) d*01ouch etc. Cet alignement de nombreuses crêtes élevées, courant du N. O* au S*Ep, ne manquent pas de donner de nouveau une idée des difficultés à surmonter pour envahir la Bosnie depuis la Drina.

La descente sur Sokol est rendue difficile à cause du pave, qui n'a que 4 p. de largeur et est incliné quelquefois de vingt degrés. La route fait un grand contour du N. au S., pour aller gagner la petite crête calcaire, à l'extrémité de laquelle un rocher supporte le fort de Sokol (faucon). Des deux côtés sont de profondes et étroites vallées sans culture et déboisées; en deçà s'élèvent des escarpemens calcaires , d'où on domine Sokol. Ce bourg compte environ 400 maisons, toutes turques, et quelques mosquées ^), il est bâti à 1380 p. de h. abs. sur le sol rocailleux et inégal de Farête, de manière à ne donner lieu qu'à une seule rue, tandis que le reste des habitations est épars sur la pente méridio* nala Ce n'est qu'en deçà du bourg que se trouve la citadelle rOsat-Kalé des Turcs; dans le moyen-âge elle devait être très forte, puisque le roc forme de tous les côtés, excepté à l'E., d'effrayants précipices de plus de 200 p. de hauteur^.

Le chef-lieu du cercle le long de la Drina est Loznitza, où réside aussi le Protoprêtre, ayant sous lui 28 paroisses et 8 égli«> ses. Le cercle comprend les trois districts du Jadar, de Radjevina et d'Azboukovatz ou 3f communes, 2 bourgs, 87 villages, 5263 maisons et 36,835 âmes. Le commandant et le tribunal résident à Loznitza, bourg de 298 m. et 1203 h. Il y a 7 écoles dans ce cercle et 2 douanes à Liouboviia et Schepatschka-Ada. L'expédition des lettres est à Loznitza. L'archiprêtre de ce lieu a sous lui 28 paroisses et 8 églises. Le district de Jadar contient 1 bourg, 35 vil-

') Mr. GavriloYitsch n'y mentionne en 1846 que 2 mosquées et 270 femilles turques.

*) Ne tronrant pas d'anbei^ge à Sokol , nons nous rendîmes cbes le Voj- Tode turc, qui était un Albanais des environs de Delvino. H était logé dans im misérable premier >étage tont déiabré, son antichambre était séparée du café de la ▼ille piur une cloison de bois, oh il manquait plosienrs planches. Or, comme il avait désiré louer ce dernier trop chèrement, personne n'avait voulu devenir cafetier à ce prix et en conséquence le local étant vuide, il nous le céda. Le café consistait en une grande chambre carrée, oh était la cheminée, une galerie ouverte bordait la me, une écurie formait le rez-de-chaussée et un man?ais escalier, auquel il manquait des marcbesi conduisait an café. Nous eûmes bien de U peine à obtenir des oeufs pour notre souper, car le soleil était déjà couché et on ne put avoir ni poulets, ni viande. Le Vojvode eut la politesse d'y ajouter un plat de cerises. Les habitans de Sokol ayant tué un Grec et s'étant montrés peu disposés à accepter le chef, que leur avait donné le Visir de Belgrade, ce dernier lui avait envoyé 14 Albands pour se faire respecter.

kgesp ÎMi itiEiaoBS et 15,521 âmes. Le commandaDt e&i k Lozîiîtza. Le dietrict de Radjévina compte 1 bourg, 34 vîllageôj 16ë5 maisons et 12,706 habîtaES, Le chef-lîeu est à Krou* pagne. Enfin celui d'AzboukovatBcli cotnpte 18 villagea, 1077 maisons et 8608 habitanB. Le commandant est à Orliatsctia (33 m, et 308 h.).

Pour se rendre de Sokol à Zvornîk en Bosnie, on deaeend la vallée de Gratschanit^a, au haut de laquelle est situé le premier bourg et dans laquelle est un village de ce nom. On passe la Drina à Sikirtch-bkélé ou Liouboviia et depuis là on côtoyé la Drina par le même cbemîn, qui va de Sérajévo à Zvornik* C'est aussi à Liouboviia qu'on passe Feau, pour aller à STébemîtza dans le district d'Oaat. Une autre route est celle par la vallée du Kroupineka^ fiieka au N« de celle de Gratsebanitzà. Mr^ Bougarski donne le nom de Borania aux sommités au liaut de cette anfractuosî té, On côtoyé plus bas la rive delà Drina jusqu'au poste serbe de Tzrvena- Stiena^ où ou entre sur le territoire bosniaque, parce que la petite lîzière de la rive de la Drina vis-à-vîs de Zvornik appartient encore au rayon de cette forteresse. Lee deux rives de la Drina y sont garnies d^escarpemena calcaires, parce (jumelle coule presque du S< au N.> tandis que les montagnes et leurs couches sont dirigdes du S.K au S,0, ou E.S.E-0,N.O.

On peut aussi se rendre de Sokol à Oujitzé eè 16 à 18 h, par la vallée de la Drina. Il y a deux routes peu fréquentées. Un sentier de montagnes passe d^abord sous les sommités asseîï boisées du Medvédnik et du Javlantk^ en coupant les nombreuses sources de quatre torreni principaux, affluens de la Drina. Le premier est celui de Lioubovija, qui a plusieurs sources* mères. Le Trescbnievitza (eau des ceriies) descend du milieu entre le Medvénik et le Javlanik. Puis passant dans le bassin du Pojega (tloiKera) bordé au N- E, par la montagne de Soétschia et à rO, par le Stolovi, on longe une partie de ses sources près de SkakavCzi et on remonte vers Karagne à une certaine hauteur sur le côté occidental de cette valléei d'où ou débouche enfin sur Oujitzé*

Dans la première partie de cette route on ne rencontre guère de villages, si ce n^est sur la pente du Medvédnik celui deVoutschié avec 14 familles turques et une mosquée dans la vallée au

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s. de celle de Oratscbanitza, puis plus loin Tsarraa (95 m. et 812 h.X On laisse à l'K Goiini^tsi (6» m. et S38 h.) et à VO. Dragodo (33 m. et 34S h.). Sous le Javlanik ne se trouvent que le hamean d'Orschoyitza et de Korano. D'une autre part il y a beaucoup de villages dans le bassin du Pojega, on touche entr'autres à Ka* ragne (51 m. et 368 h j, Bëlotitch, Kameschnitza (20 m. et 146 h.) et Palinatz.

L'autre route descend de Sokol à Liouboviia («/IjytfoBHV^ (101 m. et 790 h.) (le Lonia des cartes) par la vallée du Gratschanitza, d'où on longe laDrina jusqu'àKoziiak(63m.et357li,) sur une espèce de corniche, qui est formée le long de la Drina par les derniers gradins des montagnes serbes. Cestunpayscham* pêtre surtout de prés et de bocages, la pente des montagnes d'environ 2000 p. offire très peu de rochers à nud. Le long de la Drina il y a plusieurs villages tels que Sikiritch, Pakrikovo au débouché du Treschniavitza dans la Drina, et Boukovitza (70 m. et 492 h.) dans le premier vallon au N. de ce dernier torr^it. Après Koziiak on passe le torrent, dont les sources sont à la triple rencontre du Javlanik, du Soétschia et du Tzma-Gora et on s'éloigne toujours plus de la Drina, en s'élevant dans la montagne, qui fait partie du cercle d'Oujitzé (95 communes, 3 villes, 196 villages avec 8222 m. et 67,354 h.) Sur cette route on passe un torrent à Périe et on en atteint un encore plus considérable à Makovischté. Ces eaux descendent du Schomik à TO. d'Oujitzé et sont séparées par la montagne d'Ivitza du torrent de Mokra-Gora débouchant dans la Drina au N. de Vischégrad. On se tient sur le côté méridional de cette vallée et on remonte vers la source principale de ses eaux dans le Schomik, montagne, qui doit bien avoir près de 3000 p. et 'surplombe le bassin du Déschina ou de la rivière d'Oujitzé. Les autres affluens de cette dernière descendent au S* O. d'une cavité entre les montagnes d*Okrougla et d'Ogroutsoblitza.

Oujîtzé (ymoqe) est situé dans le fond d'un entonnoir élevé et entouré de rochers noirs, de manière que les Turcs ont comparé toujours sa situation à celle de la Mecque. Son altitude absolue est assez grande et dépasse 1000 p., puisque la vigne n y croît pas, tandis qu'on en voit encore sur la Morava. Son^dimat est donc tout aussi bosniaque que la ville même, mais les eaux y

sont par contre très bonnes. Au milieu de ce bassin carré s'élève un rocher, sur lequel est un château quadrangulaire avec ses tourelles. Au S.E. est un grand escarpement de rochers lié au roc du château par une basse crête, mais au N. les pentes des montagnes sont moins abruptes. La Déschina arrose ce bassin et en sort par un défilé de rochers.

La ville, bâtie sur un sol fort inégal, comme tant de villes en Bosnie, est composée d'une longue rue à boutiques et d'un grand nombre de petites maisons blanches disséminées et entourées de palissades. On y compte 897 maisons ou 4402 âmea, parmi lesquelles 369S sont des Slaves mahométans, qui y occupent 723 maisons. C'est la résidence du commandant et du tribunal du cercle d'Oujitzéy ainsi que d'un évêque.

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SOKOL À KRAGOUJEVATZ PAR VALIÉVO.

Après avoir monté la longue pente du mont Gola, au bas de laquelle est situé Sokol, on se trouve à 2260 p. de h. près des redoutes de Tzemi-George. Pour les atteindre, le plus court chemin est de monter tout droit par des sentiers toumans, les charrettes ne peuvent passer que par la route pavée, qui reste à gauche ou au N», ce qui allonge le chemin de plus du double. En une demi-heure on a gravi sur les hauteurs gazonnées et on quitte le bassin de la Drina, pour entrer véritablement en Servie, car la chaîne à l'E. de la Drina et du Vouvatz forme une limite naturelle entre la Servie et la Bosnie, tandis que les frontières actuelles de la Servie paraissent déjà des empiétemens sur le territoire bosniaque.

La route de Valiévo est tracée sur le haut d'une longue crête boisée en chênes, autour de laquelle le torrent de Petzka-Rieka décrit un coude remarquable. Il descend du N.- O. au S. E. et tourne à l'/ah. de Sokol au N. E. Dans le fond de cette vallée, à 611 p. de h. abs.y on atteint la grande route de Valiévo à Liouboviia, qui va passer à TO* dans une échancrure bien visible des montagnes. Jusques là on ne faisait que suivre un sentier pour des piétons ou des cavaliers, mais ici commence une route de voiture. Notre guide nous ayant abandonné au haut de la descente, qui dure un bon quart d'heure, nous eûmes assez de peine à rester dans le bon sentier, tant il s'en présentait à nous d'également battus. La vallée renferme un hameau portant aussi le nom de Petzka et composé de maisons éparses. Il faut traverser une crête en partie boisée.

yilÉf pAB^er dans la vallée du Lopotska-Rîekii ou Lopoten à 699 p. d^Jh» nbe.i torrent, qui, coulant N. 15*^ O,, se réunit au Petzkanriub et va ae rendre dans le Jadar. Dans ce§ environs eat le village de Lopatal (85 m, et 663 h<)- Ici la route se bifurque, une allant à Bélotiteh et Tautre àValiévo, Après t*tre remonté sur des hauteurs moins élevées que les précédentea» les montagnes h*abniasant toujours plus depuis Sokol à Vidiévo, nous eûmes à parcourir jusques près de cette ville un pays calcaire difficile à décrire à cause de Ja cjuantité de petits vallons, de gorges et de trou?^ cratériformes (dolines). Au commencement de cette route nous didtinguions très bien la chaîne du Medvédnik^ dont le pied des hauts fiommets était près do nous à 1*0.8.0, Cette chaîne masaive et déboisée seulenaeot vers les cimes courtde l'E.S.E, à rO,N,0. et s élève à 2000 ou 2900 p. de h. abs.

Nous laiEifiâmee à gauche Dragovîtza, puis à droite Olovo et passâmes près de Rogoèchanitza à 2 '4 Lavant Valiévo. C'ept surtout là et vers Kaménitza (pierreuse) que la surface du sol remplie d'entonnoirs rappelle Ja Carnîole et rend difficile de tracer le coure des eaux, puisqu'elles y sont aussi sujettes à s'engouffrer ou à reparaître subitement. Dana ce cas se trouve pour nous l'Obnitza, torrent, qui se rend de 1*0. h TE. à la Koloubani au-deseuâ de Vuliévo et qui était h notre droite. ') Le pays tantôt pierreux^ tan lot couvert de prairies, offie ça et là de petite bocages, dans Tun desquels est le hameau de Kaménitza (58 m. et 581 h.). Il possède une église et une école et forme une commune avec les villages de Vragotschanïtza (49 m. et ïïOO h.), de Mainovitch (23 m. et 207 ho et de Stapar (t4 m. et 125 h.}. On nous avait an- Qoncé un Han dans cet endroit, mais nous tv*y pûmes avoir que de Veau, Lee femmte seules étaient à la maison, tous les hommi^s élftiit occupés aux travaux de la campagne, A 2 h avant Valiévo nous retrouvâmes TOlinitza et descendîmes quelque temps ce torrent, ((ui a Tair de pji.Hser par de bas défilés situés au S. Le hameau de Pritschévitza ou Pritschévitch {66 m, et 518 h.) et le Han isolé du même nom se trouvent surTObnit^a, dont les bords offrent quelques champs de maïs. Comme c'était dimanchci nous surprî*

*) Lti carte ûb Boajirnrski ne satî^rnit point poar le pays entre Sokol , Va- K^ro et Knvg!>uii''Viiïz AitiJiT piir cxrjïi|il« le village de Staoïna-Rïcka diiiiâ \% diittrict de FoUrtnti (2âni. et làSo h.) juiiJqoe tio cuuji [t'sAU dté nulb p&rt.

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mes à l'aubergu assez de joyeux payeans, qui y étaient venus boire du HM et manger des cerises.

L'Obnitza coule ici de l'O. à l'E. et tourne au N.E., maia la route de Valiévo quitte promptement ce cours d'eau, pour trz^ verser de nouveau une grande émiuence» AIL avant cette ville est le village de Boukovitza, ainsi qu'un Han (B. Dolnia 60 m. et 471 h. et B. Gornia 114 m. et 992 h.)- On a encore à passer un vallon occupé par des prairies et une colline, pour arriver à la descente douce de Jablanitza, d'où on découvre enfin Vaiiévo et ses vignobles. Le cours d'eau du Jablanitza (de «/aè&my Popu-* lus pyranùdalis) va prendre sa source au S. entre les montagnes de JaUanik et du Tzrnâ-Gora.

Valiévo, à 8 h. de Sokol et à un peu plus de 800 p. sur la mer, a environ 900 âmed avec 2S7 maisons. Cette ville est bien située, pour devenii: yxn endroit de quelque importance, vu qu'elle est au milieu d'upe riche vallée et à rembranohement de sept rou« tes. La Koloubara la traverse et pourra être encaissée un jour dans un lit régulier. Ses inondations occasionelles ont pu être Ta» righD^e di^nom de Valiévo (comme de ceux de Valéni en Valachie?), car Fa//^ signifie en albanais vague ou rivière en grand mouve» ment Or les Albanais ont occupé ce pays avant les Serbes« Comme coofirmationde cef^it on pourrait ajouter les dénominations du mont Vlasitch, de Vlaanovatz, de Vlaktscha dans ce voisinage, celles de Vla^na en Har^te Moesie, enfin celle de Stari-Vla, ^cien pays des Valaques, poux les pays montagneux dans le S. O. de l'ancienne Servie autour de Siénitza, Novipazar etc. Le type originaire dea Valaques paraît au<Bsi albanais et ils ont été romanisés. Probable-» ment l'antipathie des Albanais et des Serbes date de l'expulsion des premiers du N. de la Turquie centrale et des bords du D«* nube. Jusqu'ici la plus grande partie de Valiévo est sur la rive occidentale de la Koloubara. Le centre est formé par une grande place carrée avec des maisons d'un étage et à boutiques , différentes rues assez bien alignées y viennent aboutir. La plupart dee habitations ont des toits en planches et celles avec des tuiles in.* dîquent les demeures des notables. Parmi ces dernières se distingue le joli Konak carré et blanc du colonel de ce district, alors Mr. Nénadovitsch. Ce vieillard, jadis archidiacre, a joué un rôle si important dans les guerres contre les Turcs qu'en 1S39 sa voix avait encorO: beaucoup de poids daj^is les délibérations importantes de

l*état* D'ftilletirff la contrée qu'il commando, est rêputiSe depuis long* temps^ pour pouvoir mettre au moînâ dix mille hommee soub le» armes et par m position son accession aux révoltés a fait pencher la balance plus d'une fois en faveur des Serbei, Comme indication d'un ouramcncement de civilisation à reuropëenne on peut citer près de Valiévo deux moulins à rallemantle, l'un à quatre roues ou meules. Il appartenait à Mr. Theodorovîtch, qui rëâide ordinairetnent: k Belgrade et qui était aussi alors du petit nombre des Serbes, possédant une voiture à deux chevaux. Noua, trouvâmes sur la place de la ville une bonne chambre dans Tauberge, dont le rez-de-chaussée était occupé par l'écurie et une boutique serbe.

Valîévo, à 18 h, de Belgrade et 17^^ d'h. de Kragoiyevatz» est le chef- lieu d'un cercle comprenant le^ districts de la ïamnava, des bords de la Save^ de la Koloubara et du hm des montagnes ou Podgora. Il comprend 96 communes, 3 bourgs et ltl2 villages ou 8232 maisons avec 64,244 âuies. C'e«t donc utie des portions les plus peuplées de la Ser\He, B y a 20 éeokiii. Valiévo est la résidence du commattdant du cercle et d'un arcbiprétre, qui a sous lui 26 paroisses et 27 égliees. Le district de la ïatnnava comprend 1 bourg, 39 villages, 2047 nmiaons et 16,319 àuus. Le chef-lieo est à Lokvitzi. Celui de« borde de la Save contient 2 bourgs, M vîlbiges, 22îî> maisons et i6,t 17 habîtaus, La résidence du commandant est au bourg d'Oub (lOH m* et 354 b, avec une église et une école). Celui de la Koloubara est composée de 68 viilageSj 2170 maisons et 16,271 âmes. Le commandant est à Xlionîtza (45 m. et 330 b.^. Enfin celui du Podgora compte 46 villages, 1800 maisons et 15,537 habkans. Le commandant ré.<iide à Valiévo.

Les environs de Valiévo sont très riants^ la vallée de la Koloubara, extrêmement bien cultivée» est encadrée dans des basses Collines couvertes ça et là de bocages ou de vignobles, dans quelques-uns desquels on afiperçoit de petits pavillons eu forme de tours carrées* Co« derniers servent à des réunions comme à la garde hrs de la vendange. Ce pays doit ces avauiages naturels au nombre de set torrens, qui y produisent preequ'une plaine* La Ko- Loubara est formée à Valiévo par la réunion de TObnitza et du Jabbuitza, provenant I*une de l'O. et Tautre du S, Au-dessoua de Dette dernière ses affluens isont sur sou côté oriental

le Gradatz à la sortie de Vaiiévo vers TE., le Bania^ le Lepénatz, le Ribnitza (de Bihay poisson), le Toplitza (de Toplo, chaud), le Ljig («IsHr) et le Tourîia. Sur la rive gauche de la Koloubara la plaine de Valîëvo est séparée par les hauteurs du Slovauc d'avec la vallée de Rabatz (Ravatz de Mr. Kiepert), le Rabasde Mr. Stephanovitch, cet affluent de la Koloubara au S. de TOub coule aussi comme ce dernier de l'O. à TE. A gauche de l'Oub la Koloubara reçoit les eaux du Joschévitza, qui vient de TO. ou de Lipovitza au-dessus de Ljoubinitch (39 m< et 327 h.)* Il y a aussi sur ce torrent un village de Joschéva (34 m* et 282 h.), qui est sur les cartes, tandis que le torrent n'y est pas. Depuis le côté S. du mont Slovatz le Trsténitza se rend aussi dans la Koloubara.

Quant aux routes partant de Vaiiévo, une des principalea est celle y qui va à Belgrade par le bourg d'Oub (108 m. et 3S4 h. avec une église et une école) et par Palége (Palesch). Elle suit surtout les bords de la Koloubara, excepté aux environs d'Oub. On employé 12 h., pour atteindre Palége.

La route de Loznitza passe par Kaménitza et le mont Spla* vani, nu-dessous duquel est le village d'Osiétschna (87 m. et 749 h. avec une église). Ensuite il faut franchir le Lopétén et descendre le Jadar jusqu'à Jarébitzé (110 m. et 694 h. avec une église et une école), pour gagner la route ordinaire de Belgrade à Loznitza, qui vient de Soubosélo et Badania-Gornia. On passe successivement le Ljeschnitza et le Jéravija. Sur cette dernière est dans une petite plaine le village de Trschitch (33 m. et 209 h.), dont la commune comprend deux hameaux, les Gritschari ou Grntschara- Dolni et Gorni sur le mont Goujila (39 m. et 273 h.) et celui de Nédélîtza (N. Gornia 36 m. et 375 h. et Dolnia 42 m. et 253 h.). Au S. O. de Gritschari sur la route de Nédélitza et du couvent de Tronoscha est le petit torrent de Korénita, qui afflue dans le Jérajiva et sur lequel sont des moulins et le grand village de Korénita (144 m. et 1027 h.). A l'exception du village de Trschitch tous ces détails ne se trouvent sur aucune carte^

Les routes au S. de Vaiiévo sont les moins connues en géographie. Celle de cette ville à Oujitzé forme une distance de 12 b. et remonte la vallée de Gradatz vers Ravnié (23 m. et 188 h.)« traverse l'extrémité du Tzma-Gora et la partie supérieure de la vallée du Ribnitza à Batschévatz ou Batschévtzi (41 m. et 435 h.), fran-

ehit à Bonkov «ur le Sîou^it'/.a'Pknînft (crête Hant le Souvobor à TE. avec le Soëtechia, le Tzerna-Gora et le Jnlilaîiîk à TO.), le partage des eaux entre cette vallée et le Kaménitza et y piiâse à Tomstinotx>Hé (18 m, et 12t h.) et Bogatitch, Depuis là on va par DeschkovtzLi dana la vallée du Pojëga t\Teche8tobroditza(37in, et 236 h.) ; enfin on marche directement sur Onjitzé par Glournatch: (81 m. et 518 h,).

La route de Valiévo à Tschatachak est un peu plue longue et d* environ 14 h* On quitte la route d'Oujitzë à Kovatachitzé (1» m, et 125 h.) dans la vallée de Gradatz, on coufie aussi le liibnitza à Laikovatz (33 m. et2721].)i on traverse le mont Malîéno, pour déboucher surlee affluents septentrionaux du Kaméohza, d'où on se tient entre le Kamdaiiza et le Ditschina, en passant pat- Braniani, Moikovtzi, Privor et Mousitch. Ce sont surt«*ui les montagnes du Stoubitza et du Souobor, qui mériteraient un relevé géographique plue exact.

Pour aller de Valiévo à Toplîtza (4*4 h*), on traverpe h gué laKoloubara, rjui en été est presqu*à sec et remplie de bancs de cailloux. A V4 d'h* de là on atteint le torrent de Gradatz (Gradue des cartes), qui vient du S.E. et se jette dans la Koloubarn audesBoufl de Valiévo* 11 y a sur son bord droit la ruine d'un château (?) connu sous le nom de Branégovitchi, A y^b. de cette ville eât la Bania^ où s^embranche le chemin du monastère et du village de Petnitza (IS m* et 87 m<). Ces derniers sont à 21, de Valiévo vers la source de ce torrent, qui sort tout formé avec bruit et teint en rouge d'une caverne et fait aller un moulin à deux meulea. De là vient aussi le nom du couvent, car le mot Feichina signifie caverne. On apperçoit le village de Popoutechké (f)8 m. et 7SS h.) sur la rive opposée de laKoloubara et adroite de la route celui de Schouschéoka (32 m. et 218 b.). Cette plaine est certainement comparable aux plue belles parties cultivées de la grande Morava.

A 1 L de Valiévo on atteint le village et le Han de Bélo- Bchévatz (42 m, et 288 h,) au pied de collines boisées tertiaires il est nommé ainsi à cause de la couleur blanche des marnes tertiaires. Une montée rapide de quelques minutes conduit le cavalier sur le sommet des hauteurSi la nouvelle route de voiture j décrit un assez long contour. Cette large chaussée est garnie d'ar-

bree plantés môme au milieu des bois, quelquefois non encore élaguée.

A 1 y, h. de Valiévo on rencontre le village de Bélastena et un torrent y qui coule dans la Toplitza et de là dans la £oloubara. Une seconde montée sur des marnes calc^res ramène le yoyageur sur les collines, qui séparent ce cours d*eau du Ribnitza à 1 I. plu8 loin. Le Ribnitza coule du S. S. £. au N. N. O. avec des déviations du S. E. au N. O. et est aussi un affluent de la Koloubara.

A % d'h. de là on laisse à gauche sur le plateau du Maliéno- Planina le hameau de Tabanovitch (3S m. et 244 h.). Cette plateforme s'étend à TE. du Toplitza au N. et est séparée du mont Kleschnévitza par la vallée du Ljig^ tandis que la Touriia arrose le pied N. E. de cette crête subordonnée et s'anastomosant avec l'arête centrale de la Schoumadia aux hauteurs de Boukovik. On y a de nouveau la vue de la chaîne peu élevée et à cimes peu prononcées du Tzrna-Gora et du Tzmaia-Planina, qui lie au S. et S. E. de Valiévo celle le long de la Drina avec les contreforts des monts Rouduiky savoir le Stoubitza-Planina, tandis que la crête du Soubor, d'environ 1900 p. de h., s'étend au mont Vensc^atz, en formant le partage des eaux des affluens du Ljig avec c^les du Jasénitza au N. E. et du Mavtscha, affluent de la Morava serbe au S. D'une autre part la liaison du mont Soubor avec le Tzma-Oora sépare le bassin du Ribnitza de celui du Kamenitza entre le Soétschîa et le Tzmaia-Planina. Ce dernier débouche dans la Morava serbe au-dessus de Tschatschak, en étant séparé de la vallée du Mavtscha par celle duDitschina, qui descend du Tzraaia-Planina.

A 3 1. de Valiévo est au N. de la route le village de Vrtglava (sommet de la tête), mais bientôt on descend de ces éminenoes dans la vallée du Toplitza également boisée en chênes et formée par la réunion de deux vallons. C'est en deçà du pont établi sur ce petit cours d'eau qu'est situé à 305 p. de h. abs. un Han isolé, qui dépend du village voisin de Toplitza ^).

*) Sur une boutiqae assez grande et garnie des objets les plus usités est un toit et une petite chambre, à laquelle on montait par un mauvais escalier, qui avait des trous au plancher et dont le mur était extérieurement blanchi et orné d*un liséret brun. Vis-à-vis de la boutique était une écurie avec un toit de chaume plein de grands trous, à droite un long magasin à maïs en dayonnage et établi sur six piliers au-dessus du sol et à gauche une maisonnette contenant un four eto£fraui

DepuÎB Topîitza on peut gagner Belgrade en IS'/^ h* en cou-^ pant les vatlëes du Ljîg et da Tourîîa par Stcpoïevatz (3(ino. et â4l h.), Baîschévatz (90 m. et 596 li.), Kremtschitza et Jéliéznik, Depuis BaUchévatz H j a nne route qui croise celle décrite et aboutît à Schatornîa ou KragoujtVarz. Elle remonte la vallëe du Touriia par Bélino (40 m. et 280 h.) , Sibnitza (86 m, et 559 h,), Doutschina et Rogatscha (59 m. et 463 h:). Puîa franchiseant Textr<îmité orientale du Ivleâchnîévitzâ, elle passe à Elovnik, Voukosavtzî et Treachuievatz,

Noua traversâmei aprèa Toplitza une colline boisée et trouva^ mes BerzilovatjE (Barailovich des cartes) ainsi que le hameau et le Han de Doudovitza (des mûres) à la rencontre de deux vallons, dont le plus grand eat arroaé par le Ljig, eau venant du S. O., tandis que le plus petit venant du S. E* renferme le Lipla, qui est un affluent du Ijjîg» Lee émînencea environnantes nous parurent avoir 2 à 300 p. sur la vallëe, mais au S, il y a des montagnes d*au moins 8 à 900 p.

Marchant toujours de 1*0, à TE-t nous longeâmes à 3*4 d'h, de Toplitza des collines boisées de 2 â 300 p, et atteignîmes enfin à y^ h. de là à 380 p. de h. aLs. Smerlikovatz (prou, aussi Schmerlikovatz) (78 m. et 494 h,) dans le vallon de POniek ou rOriîtschii.Potok , autre affluent du Ljîg coulant aussi du S, E. au N, O, au pied du Kleschnievitza. Un Han fi*y rencontre.

Nous montâmes ensuite sur une hauteur boisée en chênes, d'où noua eûmea une belle vue sur leâ muuiagnéct de Schtouratz.

OQ bout do gttteri© crouverte ou Tsc^ardak, Ceit ce sîngalîer établi sie m^nt , qtiî Doua eerrit âf^ ^^^^ non» j étions venus penEant vUiter nnc iource thenniLle, in* duîts en erreur par ie nom de Toplitia (chaud). îîoufl n'eÛluej rien d'nuîrt? chost ft faire pocr occuper uotrc tempe que d*allcr nous baigner près du petit mouîÎD sur îa Toplitza cl d'extimijtËr la boutique. Elle S6 fermait par deux coQtreveotSf dont J'na sc( dcsceodait en bas et l'autre se tîraît en haut Elle était dHisée en CompartîmcnB k peu prî^fl wîïune les cages d'une ménagerie; dans Tuu é tel eut dei poti de ttrrû^ dea cruches et de la verrerie h, dans u» autre des objeu de senerie, de» ceintures de pistolcta, dans un troisième de» coffrets eu bob fermant avec un cadenas et oméa de Ûeura baroquement peintes, enfin un quatrième contenaii àm étoffes de moui:boirs et sur le devant de la boutique étaient dÎTerees sortes de clous et des barres de fer. Notre souper con^iista en un mouton entier farci avec du riz poivré et rôti au feu ; da rin rouge de Jagodîn fut acbeié k des voituriera, ^ui en eonduisoieni a Valiëvo.

Depuis ce point les montages de Roudnik ont l'air de se diriger de TE. à rO., tandis qu'à l'E. celles, qui les lient au Eosmai, cou-^ rent du S. S.E. au N. N.O. Au S. du mont Venschatz ces dernières s'abaissent de manière à ouvrir un passage d'autant plus fa* <^ile du bassin de la Koloubara à celui de Kragoujëvatz que les pentes sont très peu sensibles des deux côtés. Sur ces monts paraît avoir été située dit-on, un ancien bourg.

A ly, h. de Schmerlikovatz est le village deJivkoyitzi (le Schibkovitz des cartes) (71 m. et 451 h.) à S63 p. de h. abs., d'où on a encore 3 h. jusqu'à Treschniavitza (des cerises) et on rencontre le village de Jalovik (le Jalovnik des cartes). Cette route passe 8ur les dernières éminences, qui précèdent un petit col à 1 1. de Treschniavitza. C'est un pays de riants pâturages et de petits bois de bouleaux. Le col est dominé au N. par de petites cimes d une centaine de pieds et a lui-même une élévation absolue de 1173 p. Le village de Voukosavtzi (Voukassevatz des cartes) (56 m. €t 377 h,) s'y trouve placé.

On continue à voyager à l'E. ou S. E. sur le côté septentrional de la vaste échancrure entre les montagnes de Roudnik et celles de Venschatz; ce pays est occupé par des prairies émiûllées de fleurs odoriférantes et arrosé par deux ruisseaux, qui coulent de TE. à l'O. On dirait un des coins de la terre, tel que le pays des idylles.

Treschniavitza ou Treschnévitza (le Treschniavez des cartes) se divise en haut et bas (T. Gornia 79 m. et 577 h. et T. Dolnia25 m. et 179 h.) et est à 995 p. de h. abs. ; 50 feux du bas village sont cachés dans un vallon dépendant du bassin du Jasénitza et à quelque distance au N. est un Han isolé, où nous passâmes la nuit. Une galerie couverte fort commode entourait la moitié de cette auberge et pouvait se fermer au moyen de grands contrevents de bois s'ouvrant de haut en bas. A côté de la maison était un petit jardin potager avec de la salade , des ognons , des haricots et des choux. Dans un bosquet voisin une troupe de Zinzares nomades étaient établis autour d'un beau feu et se mirent à dauâer plus tard au son de chants semblables quelquefois à des hurlemene. Quoique fort près d'un village, nous ne vîmes aucune femme serbe, les hommes allaient eux-mêmes chercher les choses nécessaires et les apportaient.

A ly^ tle K au S. S* E, eat le Yillage de Schafomm (68 m, ef 462 h) t aprèe cela vient Stragarî (69 m. et 47S h.) et % h* plus loin BlasnoTatz ou BlasDava (B. Gornia 49 m, et 3S3 h. et Doluia 4& m, et 411 h,), tous les iroia eont eituéB dans la partie aupérîeure de la vallée du Jasénitza, qui e'étend jusqu'au pied des monts Schtouratz courant de TO, à TE, Le Jasénitza prend sa Bource dans eea montagnes et ra passer à Jabari aprèa un cours en grande partie au N* E. Dans le coude qu'il décrit près des villages cités , il a l'air de couler au S. E., puis S. et après l'E. Il reçoit le Srbernitza (d^argent), qui vïeiît de l'O.

On pa&se à guë ce dernier torrent, sur un affluent duquel est sifué au S. le couvent de Blagovjestie (de rAunonciation), On entre dans un petit défilé boisé, qui monte au col de Elisoura (dcfilë) et qui contient un petit coure d'eau se rendant au N, O, dana le Srbernit^a, Ce passage^ garni ça et là de rochers, dure une petite demï-lieue et à son entrée est au S* le hameau de Kotraja (pron, Kotradja) (37 m* et 2ti6 b.). Dans cea lieux la partie voisine de la chaîne des monts Eoudnîk a Tair de courir du S- s. E, au N. N. O. et prëeente une ou deux cimeB pointues rocailleuses.

Klîsoura, à 1060 p, de h» abs-, n'est qu'une misérable auberge avec quelques maisons ëparses, un arbre près de la route noua parut l'endroit le plus favorable, pour y faire notre dîner. Depuis ce point de partage des eaux du Jaeénitza et de celles de la vallée de Kragoujévatz nous eûmes à traverser plusieurs érainences boisées avant d'atteindre le petit torrent du Lèpétiitza, Le village de Koudovo (le Kutiëlava des cartes) (33 m. et 231 h,) paraît placé plus au S. O. sur ce dernier. En remontant de là aur les hauteurs, nous passâmes au-deaaua du village de Hchlivovatz (33 m. et 214 h,), qui est eo effet entouré de beaucoup de pruniers, d'où lui vient son nom.

Depuis là jusqu'à Divoatîn noua franchîmes encore deux petites hauteurs boiaéea eu chênes* Divostin (17 m. et 124 b,), placé à Ya L au N. E, du très petit couvent de Dratseba et à 1 Va L de Kragoujévatz, n'olire sur la route qu'un Hsin , où oo vend de Feau de vie et du vin. A coré se trouvent (jnelques arbree et les murs d'une petite église, qui paraîtrait ancienne.

Les envîrong occupent une espèce de plate* forme âomînée à TO. par de petits sommets boisés en chênes. Une vaste forêt de cea arbres sépare ces lieux de la campagne ouverte de Kragoujévata et elle garnît une pente tout- à-fait insensible. Une espèce de bruyère sèche précède Kragoujévatz,' dont le voisinage s'annonce par quelques plantations de pins à droite de la route. On débouche devant le Konak du prince par une rue large et longue, qui est boueuse par la pluie à cause du manque de pavé. Elle est garnie de petites maisons composées simplement d'un rez-dechaussée et ayant un jardin sur le derrière et ce n'est que vers le Konak que commencent les habitations à un étage du Tscharkiou ou du quartier à boutiques.

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