AGATHINE
Les Agathines , comme les Bulimes, vivent presque toutes entre les tropiques ; elles y sont même plus abondantes à proportion.
Sur dix-neuf espèces mentionnées par M. de Lamarck, on sait que douze se trouvent dans les contrées équinoxiales , deux en Europe ; on ignore la patrie des cinq autres; mais il y a tout lieu de croire que ces coquilles exotiques ont été prises non loin de l'équateur, ainsi que la plupart de leurs congénères.
M. de Humboldt a rapporté une belle espèce qui n’a pas encore été décrite, et que je nomme
AGATHINE RAYÉE. El iv, fig. 2, &, d.
Achatina lineala tesla conica, lævi, longitudinaliter striala ; albida flammis undulatis rufis ; columella rosea, anfractibus tænia rufa notatis.
Cette agathine appartient à la première division, que M. de Lamarck a établie dans ce genre. La coquille est cependant alongée; sa hauteur est doublékde la longueur du dernier tour. La hauteur de ce tour n’est pas tout-à-fait égale à sa largeur, et par conséquent il est plus bas que les autres tours pris ensemble. Il
y en a sept. Quoique la coquille soit lisse et brillante, on voit les stries d’accroissement, qui sont fortes et assez rapprochées l’une de l'autre.
L'ouverture de la bouche est moyenne ; l’échancrure du bord columellaire est très-saillante : il monte verticalement dans le sens de l’axe de la coquille : le long du bord libre, on sent un épaississement assez fort, qui prouve que le trachélipode, qui a formé cette belle coquille, avoit atteint son entier développement.
La couleur est grise, tirant un peu sur le violet : le dernier tour de spire, plus gris que les autres, est coloré, par des traits longitudinaux brunspourprés.
Sur le tiers inférieur, il règne un cordon longitudinal, formé par une ligne brune, qui nait de l’angle supérieur de la bouche. Une seconde petite ligne brune, plus effacée, va de la base de la coquille vers la columelle. Les autres tours offrent de larges bandes sinueuses brunes-rougeâtres, souvent divisées près de la spire, et souvent réunies entre elles, auprès de ces divisions. La pointe de la coquille est rosé; la columelle et le bord columellaire sont rose, le reste de l’ouverture est blanc.
Cette coquille terrestre de la Nouvelle-Espagne a 20 lignes de haut et 9 lignes : de large.
LYMNÉES.
Les Lymnées diffèrent peu des Hélices par leur organisation. Ces Mollusques respirent l'air atmosphérique ; mais cependant ils sont toujours obligés de vivre plongés dans l’eau, et de venir à la surface pour respirer l'air. Dans les grandes sécheresses , ils s'enfoncent dans la vase, où ils restent comme engourdis. Ce phénomène de l’engourdissement des animaux, soit par excès de chaleur, soit par excès de froid, commence à s’observer sur un plus grand nombre d'espèces , depuis qu'il a fixé l'attention des physiologistes.
Les poissons sont susceptibles de rester dans un véritable état de somnolence pendant les mois de janvier et de février : les Barbeaux (Cyprinus barbus) se retirent dans des creux d'arbres, serrés Les uns contre les autres ; on peut les prendre non seulement avec la main, mais encore emporter sous l'eau, à une grande distance, le tronc d’arbre qui leur sert d'asile, sans qu'aucun d'eux s’enfuient.
Les Meuniers (Cyprinus dobula) se rassemblent au fond de l’eau, dans un
Zoologie, Tom. II. 52
creux , et serrés les uns contre les autres; ils passent ainsi dans un état iéthargique la saison froide. Les poissons qui respirent par l’intermède de l'eau , vivent toujours dans ce fluide , et ont leurs branchies sans cesse humectées ; mais lorsque les Lymnées, les Planorbes, voulant se soustraire au mal que leur font éprouver la sécheresse et la chaleur, s'enfoncent à plus d’un pied sous la vase, ainsi que je l'ai observé moi-même, l'air ne vient plus du moins aussi librement alimenter leurs poumons. Es sont dans la même condition que les Hélices, lorsque ces animaux construisent ce que les conchyologistes appellent le faux opercule des Limacons. Dans cet état il doit nécessairement se faire quelques changemens dans leur circulation, analogues à ceux qu’éprouvent les reptiles et les mammifères qui s’engourdissent, changemens dont le phy> siologiste a peine encore à se rendre compte.
Cette crainte de la chaleur fait que l’on ne trouve, pour ainsi dire, pas de Liymnées dans les zones équatoriales. Sur dix-sept espèces, une seule vient des eaux douces du Bengale; les autres espèces vivent en Europe, ou dans les eaux stagnantes de l’Amérique-Septentrionale.
M. Bonpland a fait connoître une nouvelle espèce qu'il a trouvée au Mexique; elle a le test un peu plus épais que la plupart de celles que nous connoissions. À cause des rides qui sont à sa surface, je la nomme
LYMNÉE RIDÉE. PL zvi, fig. 5. a, b.
Lyme RUGOSA, tesla ovato-conica, tenui, alba, tœænia fulva, obsoleta, ornaËa , 7 he rugis plurimis exaralis.
Cette Lymnée a six tours de spire, dont le dernier a deux fois plus de hauteur que les cinq autres.
Elle estassez renflée.
Toute sa surface est plissée par de nombreuses rides longitudinales ; qui ne sont pas exactement parallèles au bord de la lèvre droite. Ces rides sont encore assez apparentes sur le cinquième; elles sont réduites à de simples stries, fines sur le quatrième, et enfin on ne voit plus de rides ou de stries sur les trois premiers.
L'ouverture de la bouche est en ellipse alongée, un peu rétrécie vers le bas. Son diamètre transversal n’est pas la moitié du longitudinal. Le bord droit est mince et tranchant,
En dedans on voit les traces des rides que nous avons signalées sur la surface du dernier tour des spires. |
La columelle est mince, à bord arrondi, se réfléchissant sur le dernier tour, en sorte qu'il y a un très-petit ombilic. La couleur de cette Lymnée est blanche, avec un ruban transversal roussâtre parallèle à la rampe de la spire, sur le milieu du dernier tour de spire.
Longueur 14 lignes.
Les eaux douces de l’Amérique-Septentrionale sont peuplées par plusieurs espèces de Lymnées que nous possédons au Muséum d'histoire naturelle. Deux de ces espèces ne sont pas encore décrites; pour compléter l’histoire de ce genre que je viens d'augmenter d’une espèce très-remarquable, je vais faire connoître ces deux espèces.
L’une d'elles offre une couleur cornée; je la nommerai
LYMNÉE CORNÉE.
LYMNEA CORNEA , lesla ovalo-conica, tenui, subpellucida, anfractibus quinis tenuiler striais, apertura non patula.
Cette petite Lymnée est peu renflée, et l'ouverture de la bouche n’est pas à beaucoup près aussi grande que cellede l’espèce suivante. La hauteur du dernier iour de spire est double de celles des quatre autres pris ensemble. Ces tours sont finement striées parallèlement à la lèvre droite.
La bouche est ovale; la hauteur du diamètre vertical égale les deux tiers de celle du dernier tour. La largeur de la bouche ne fait que la moitié de la hauteur.
Cette Lymnée d’une couleur jaunâtre, semblable à celle de la corne, n’a que neuf lignes de longueur.
Elle vient des environs de Philadelphie.
La seconde Lymnée a la bouche très-évasée; ce qui m'engage à la nommer
LYMNÉE PETITE BARQUE.
LYMNEA NAvVICULA, testa ovali, acuminata, subdiaphana, anfractibus quaternis substriatis. |
Le dernier tour de cette Lymnée est quatre fois plus haut que les trois autres. La bouche est grande et évasée. Son diamètre vertical fait plus des
252 SUR LES COQUILLES UNIVALVES , deux tiers de la hauteur de la coquille. Le test est très-mince, un peu transparent. Sa couleur est gris-jaunâtre. Elle vient, comme la précédente, des en-
virons de Philadelphie.
Elle a dix lignes de longueur.
PALUDINES,
C’est à M. Cuvier que l'on doit les connoïssances anatomiques qui ont su fixer la vraie place de ces Mollusques curieux et singuliers. En ajoutant aux travaux de Lister et de Swammerdam, M. Cuvier a prouvé que le Mollusque , que l’on nomme vulgairement la vivipare, est plus voisin des Phasianelles et des Turbo que des Hélices , auprès desquelles on l’avoit autrefois rangé.
On ne connoissoit qu'un très-petit nombre de coquilles que l’on pouvoit rapprocher de celle qui vit dans la plupart des grandes rivières de l’Europe ; mais dans ces derniers temps le nombre des espèces de ce genre s’est beaucoup augmenté, et nons en connoissons déjà plusieurs espèces en Amérique. Une seule a été décrite par M. Say, dont les intéressans travaux ont tant contribué à augmenter nos connoissances conchyologiques.
Je vais en faire connoitre une très-belle que M. de Humboldit a trouvée au Mexique.
Je joindrai à cette description celle de plusieurs autres Paludines d’Amérique, que nous possédons depuis quelques années.
La Paludine du Mexique se distingue de toutes les autres espèces que j'ai pu voir par les carènes qui sont sur le dernier tour de sa spire; ce qui me l'a fait
nommer
PALUDINE CARÉNEË. PL zvr, fig. 2, @, b.
PazuDINA cARINATA, (esta conoïdea, tenui, subdiaphana, viridi, anfractibus quinis longitudinaliter striatis et transversim carinalis.
Cette Paludine est plus mince et plus légère que celle de nos climats : elle n’a que cinq tours de spire. Sa hauteur surpasse à peu près d’un cmquième la largeur du dernier tour, dont le diamètre est presque double de l’avant-dernier. Chaque tour est strié verticalement et longitudinalement; et, outre les stries longitudinales , il y a quatre carènes dont la première et la troisième
sont plus fortes que la seconde et la quatrième, et qui règnent sur toute la longueur de chacun des tours.
L'ouverture de la bouche est presque circulaire; cependant le diamètre vertical est plus grand que le transversal. Le bord est un peu épaissi, non tranchant; et la columelle, que l'on ne distingue pas, pour ainsi dire, du bord, se réunit sous un angle un peu aigu au bord supérieur de l'ouverture de la bouche.
IL y a un très-petit ombilic en partie recouvert par le bord columellaire.
Cette coquille n’a d’autres couleurs qu’une teinte verte assez brune sur le dernier tour. Le bord de la bouche est brun-verdâtre ; l’intérieur de la bouche est blanc. |
La coquille que j'ai décrite avoit atteint son entier développement; sa longueur est de quatorze lignes, et sa largeur de onze lignes.
- Les Paludines des fleuves de l’'Amérique-Septentrionale , que je vais décrire, n'offrent pas de carènes sur leur coquille ; et en cela elles se rapprochent des vivipares de nos climats. Mais celles-ci ont des couleurs plus variées.
PALUDINE BOURBEUSE.
C'est à M. Lesueur que nous devons la connoïssance de cette Paludine. Je la rapporte à celle que M. Say a décrite sous le nom de Paludina limosc.
Je crois que c’est la seule des cinq espèces décrites par ce naturaliste que le Muséum d'histoire naturelle possède dans sa collection conchyologique.
PaLUDINA LIMOSA , {esla ovalo-conica , tenui, subdiaphana , viridi ; anfractibus quinis lonsitudinaliter striatis, labro acuto.
Paludina limosa, Say, Journ. Sci. phil. , Vol. I, p. 125.
Cette Paludine est moins renflée et plus alongée que celle de nos climats. La hauteur du dernier tour est un peu plus grande que celle des autres tours. II est plus large que haut; sa surface est striée longitudinalement et assez fortement. La forme de l’ouverture de la bouche est aussi plus ovale. Le diamètre vertical est le plus haut.
La lèvre est tranchante; elle rejoint le bord columellaire qui n’est point aplati.
Le test n’est pas très-épais, on voit cependant quelques individus qui sont un peu rongés comme les crochets des coquilles bivalves.
Le sommet de la spire se détruit à mesure que l'animal grandit, et 1l forme en arrière une cloison plane circulaire dont l’axe de la spire occupe le centre, à peu près comme on l’a observé depuis long-temps dans le Bulimus decollatus. |
J'ai vu un individu dont les trois premiers tours sont tout-à-fait détruits, et l'on diroit que la coquille est cassée.
Cette Paludine dépasse à peine un pouce:
Il est assez difficile d'expliquer ce phénomène d’érosion du test des coquilles fluviatiles ; tandis qu'on l’observe si rarement dans les coquilles marines dont le test plus épais auroit dü le permettre plus volontiers, car l'animal ‘en auroit moins souffert.
Le mollusque d’une naïade doit sécréter beaucoup plus de matière calcaire quexcelui d’une Vénus, par exemple tout autre mollusque de la famille des conques, des cardiacés, etc., qui ont toujours un test beaucoup plus mince.
On a voulu expliquer l'érosion du test des coquilles en disant que l'animal quitte le fond de la spire, et qu'il avance ainsi dans la coquille, quand il est obligé de s’agrandir pour trouver un abri dessous ce test. Le premier tour ou le sommet de la spire devenant une sorte de coquille qui n’est plus vivifiée , si l'on peut hasarder cette expression , par le corps du mollusque, elle se dessèche et tombe. Mais il reste à savoir pourquoi l'animal d’un Maillot (Bulimus decollatus, Brug), celui de plusieurs Paludines d'Amérique, de plusieurs Neritines, Ampullaires, avance ainsi dans sa coquille , tandis que le corps des Lymnées, de la vivipare de nos rivières, ne quitte jamais le sommet de la spire, lorsque ces animaux veulent augmenter leur coquille. D'ailleurs il est bien constant que plusieurs espèces de Mollusques qui habitent dans les Cerites (Cerithium) , les Vis (Zerebra), les Turritelles (Turitella) avancent dans leur coquille en l’augmentant.
En examinant l'érosion des crochets des coquilles bivalves et de plusieurs univalves , on voit facilement qu’elle n’est pas due à une simple exfoliation , à cause des traces vermiformes que l’on remarque sur elles.
L’épaisseur du test de ces bivalves n’est pas aussi une condition nécessaire d’érosion , car les Crassatelles qui certainement ont une coquille beaucoup plus épaisse qu'aucune des Naïades n’ont jamais leurs crochets écorchés.
Les Trachélipodes marins, qui avancent dans leur coquille, laissent derrière eux plusieurs tours de spire, et on peut compter combien de fois ils se sont ainsi avancés dans leur coquille en la sciant dans sa hauteur. On voit des cloisons à des espaces inégaux que l'animal a construites chaque fois que, pour augmenter sa coquille vers la bouche, il a quitté le sommet de la spire. Cependant ces coquilles marines ne perdent pas l'extrémité souvent si fine.
J'ai voulu, par cette digression , fixer de nouveau l'attention des conchyologistes sur cette matière; et si je n'en donne pas une explication, j'aurai du moins fait rejeter celle que l’on admettoit comme si elle étoit tout-à-fait satisfaisante.
PALUDINE CORNÉE.
On trouve dans la Delaware, et dans la plupart des autres fleuves des Etats- Unis, une Paludine d’une couleur cornée qui ressemble, au premier aspect, au Paludina limosa , mais qui peut s’en distinguer quand on l’examine avec soin, et qui doit constituer une espèce.
Je la nomme, à cause de sa couleur,
PALUDINA CORNEA, esta ovato-conica, lœvi, non diaphana, corneo virente ; anfractibus quinis , subrotundatis ; suluris valde impressis.
Cette espèce a la spire obtuse au sommet. Le dernier tour est d’un tiers plus haut que les autres; chacun d’eux a une sorte d’aplatissement qui forme une rampe autour de la spire dont les sutures sont très-profondément marquées. Les stries d’accroissement sont verticales , fines. L'ouverture de la bouche est ovale.
Sa couleur est celle de la corne avec une teinte verdâtre. L'intérieur de la bouche et la lèvre sont blancs.
Le plus grand individu que j'ai décrit avoit onze lignes de long.
PALUDINE RAYÉE.
Cette Paludine se rapproche de la vivipare de la Seine. Elle est aussi ventrue; mais son test est plus mince.
Je la nomme
PazupinA LINEATA, testæ ventricoso-ovata, lævi, diaphana, lransversint subtiliter striata ; ex viridi-cornea, villis viridioribus numerosis transversis.
Cette coquille a cinq tours de spire dont le dernier est gros, ventru, et égal en hauteur à la moitié de la hauteur de la coquille entière.
Outre les stries d’accroissement , il ÿ en a un grand nombre de transversales qui sont très-fines. Les tours de spire ne sont point aplatis auprès des sutures qui les réunissent; ces sutures ne sont pas très-enfoncées. Le sommet de la spire est très-aigu.
La bouche est presque ronde ; la lèvre est mince et tranchante.
La couleur est. verdâtre; dans quelques individus, elle est un peu cornée. Sur ce fond, on voit un grand nombre de rubans plus ou moins larges , souvent linéaires, d’une couleur verte plus foncée. Ces rubans sont effacés sur les premiers tours. J’ai vu un grand nombre de coquilles de cette espèce, et aucune n’avoit sa pointe rongée.
L’opercule est brun, mince, corné, marqué d’un grand nombre de stries concentriques qui ne tournent pas en spirale.
Cette Paludine vient du lac Erié; elle y a été recueillie par M. A. Michaud qui a été assez heureux pour trouver une coquille remplie de petites Paludines à la manière des nôtres : ce qui prouve que cette espèce est vivipare. Il y a lieu de croire que les autres le sont aussi , quoiqu'il arrive fréquemment dans * les genres les plus naturels qu’une espèce est ovo-vivipare, tandis qu’une autre est ovipare. Les genres des couleuvres et des vipères nous en offrent des exemples parmi les reptiles, et ces exemples sont plus nombreux dans la classe des Mollusques.
La longueur de la Paludine rayée est d’un pouce trois lignes. 8 ÿ P 8
PALUDINE MARON.
J'ai trouvé dans le Muséum d'histoire naturelle une grande Paludine qui n’a pas encore été décrite. On doit regretter que le lieu de son origine ne soit pas connu ; mais la taille de cette espèce est si remarquable que j'ai cru devoir la faire connoïtre aux conchyologistes.
Je l'appelle
PaLUDINA CASTANEA, tesla ventricosa solida non diaphana, striis trans-
versis lenuibus , lonsiludinalibus valde impressis ; spira subcänaliculata, ad acumen erosa.
Habitat. 1
Cette espèce est la plus grande du genre, elle a près de deux pouces de hauteur.
Le dernier tour est très-gros, très-ventru, et plus haut d’un üers que les autres tours mesurés ensemble et qui sont au nombre de six. On ne voit d’autres stries que celles marquées par les accroissemens successifs du test, mais elles sont très-profondes. La pointe de la spire est un peu rongée. Les sutures sont tellement creusées que l’on pourroit dire que la coquille est canaliculée. Aucun des tours n'est aplati auprès de sa suture : ces caractères font distinguer l'espèce décrite dans cet article de la Paludine unicolore dont le test est fragile.
La couleur est verdatre sur les premiers tours du spire; mais sur le dernier elle devient d’une teinte brune rougeâtre, un peu semblable à celle des marrons.