‹ Recueil d'observations géodésiques, astronomiques et physiques, exécutées par ordre du Bureau des longitudes de France, en Espagne, en France, en Angleterre et en Écosse pour déterminer la variation de la pesanteur et des degrés terrestres sur le prolongement du Méridien de Paris, faisant suite au troisième volume de laChapitre 236 sur 237 · ADDITION · texte numérisé non relu

ADDITION

Comme les variations de la pesanteur se déterminent souvent par le transport de pendules de comparaison supposés invariables , je crois utile de rapporter ici la formule qui sert à calculer ce genre d'expérience, en y introduisant les coefFiciens numériques que ïious avons déterminés page , d'après la combinaison de la mesure d'Unst avec l'aplatissement 0,00336 donné par la théorie de la pesanteur.

Si l’on suppose qu’un pendule invariable dans sa masse, sa ligure et sa longueur, «oit d'abord observé à la latitude Lf et qu’il y fasse en un jour moyen solaire un nombre N d’oscillations infiniment petites, et réduites par le calcul à ce qÉellcs seraient dans le vide , ce même pendule transporté à une autre latitnde L' plus éloignée de l'équateur que la première, y fera par jour un nombre d'oscillations plus considérable ; et , si l'on représente ce nouveau nombre par N -f- », la valeur de l'accélération diurne n sera donnée très approximativement par la formule suivante

BN . sin (1/ — L) sin (V -f L)

# a (A-f B sin*L) *

les coelïicinns À et B étant tels que nous les avons déterminés page $75, c’est-àdire

Pour donner une application de cette formule , je choisirai les observations faites en 1830 par le capitaine Sabine , à Pile Melville, par 74* 47' *4 »36 de latitude boréale, dans le mémorable voyage du capitaine Parry. Les pendules de comparaison étaient au nombre de deux, appliqués à deux horloges dont les mouvemens servaient à compter les oscillations. Leur marche ayant été très régulière , et extrêmement peu différente, je prendiÿi la moyenne des résultats. La première station a été celle du capitaine Kater à PortJand-Place , et le nombre moyen d'oscillations en un jour solaire était 86444,7184 (1); on avait donc

L = 5ip 3i' 8", 4 . L' = 74° 4/ i4*,36, N = 86444,7184 ;

avec ces élémens, la formule donne l’accélération diurne n égale à 73", 929 *, les observations du capitaine Sabine ont donné 74*>733 , en sorte que la différence 11’est pas d’une seconde entre le calcul et l’observation ; accord bien remarquable sans doute, et qui doit faire admirer le zèle autant que l'exactitude des observateurs , si l’on considère les circonstances presque surhumaines dans lesquelles ils ont opéré.

(0 Jwnulof«VoyajeIor tiw ducovcvjr of a Nord» weit pauagr. pigr clrt

IS ItS 15 E) Ci

Observations destinées à faire oonnerUre les Langueurs comparatives îles pendules simples , ri Londres et à Paris.

Pari*

et LcgJm

Le travail qu’a fait à Londres M. le capitaine Katcr, pour déterminer la longueur du pendule simple, est uti véritable modèle d’exactitude. Il était donc intéressant de comparer les résultats que la méthode de Borda a donnes en France, avec ceux qu’un procédé entièrement différend a fournis au savant physicien anglais que je viens de citer, et cela par une observ ation immédiate et sans rieu supposer sur la valeur de l’aplatissemeiit : tel a été l’objet d’une série d’expériences que j’ai faites d’après les ordres du Bureau des Longitudes, à Paris et à Greenwich , cl auxquelles M. de Humholdt , par amitié pour moi , a bien voulus’associer.

Dans ces expériences, on avait d’abord déterminé à l’Observatoire royal de Paris, en octobre lüi ^le nombre d’oscillations que deux pendules invariables en cuivre, construits par Fortin, faisaient en un jour sidéral. Dans le mois de novembre suivant, m’étant reuni avec M. Biot à Londres, nous obtînmes de M. Pond , astronome royal à Greenwich, qui se prêta à tous nos désirsavecla plus grande complaisance, la permissiou d’établir les appareils dans une des salles de l’Observ atoire dont ila déjà tant accru la réputation. De retour à Paris nous déterminâmes de nouveau , M. de Humholdt et moi, en janvier, mars et août 1818, le nombre d’oscillatioiis de nos pendules, pour nous assurer que, dans la ruiitc, ils n’avaient éprouvé aucun dérangement. Voici quels out été les résultats.

Premier pendule à Paris.

Octobre 1817.

Moyennes

Température.

Nombre dWill.

intimaient petites.

Nombre d'oaeifi.

conclu* p'-ur lu»

ceuiig.

Baromknr.

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