ADIEUX A UN TRIO
Lorsque au fond des grands bois la brise harmonieuse
Évoque de plaintifs concerts, Avez-vous contemplé la danse gracieuse
Que font les feuilles dans les airs?
On les voit tournoyer en rondes infinies,
S'entre-suivre et s'entre-chasser...
Un coup de vent tantôt les avait réunies;
Un autre va les disperser!
Où vont-elles? La brise éparpille leur ronde,
Dans les vallons, sur les sommets, Car les feuilles, hélas! tremblent et le vent gronde !...
Se re verront-elles jamais?
Schwalbath, le y juillet i8ho.
Je cherche un mot, un seul ! En vain je le demande A la Gaule, expressive en sa concision, Aux rêves éthérés de la Muse allemande, Aux rires d'Italie, aux soupirs d'Albion.
Je le demande à vous, Shakespeare ou Dante, En vain à Calderon ou Musset, car je veux Un seul mot qui, semblable à la lentille ardente, Comme autant de rayons concentrât tous mes vœux.