PEÉANCHE:V PLANTES SAPROPHYTES ET PARASITES — FERMENTATION
A l’encontre de la plupart des plantes qui empruntent tout leur carbone à l’atmosphère (voir pl. II), certains végétaux le prennent, en tout ou en partie, à des combinaisons organiques, comme le font aussi les animaux. C’est le cas des plantes parasites, saprophytes et carnivores.
Les plantes parasites proprement dites se nourrissent aux dépens d’autres êtres vivants qui continuent à vivre, tandis que les saprophytes se nourrissent de matières animales ou végétales non vivantes.
Il existe un grand nombre de parasites parmi les Champignons et les Bactéries. Parmi les Phanérogames, on n’en a signalé n1 dans le groupe des Gymnospermes, ni, avec certitude, dans celui des Monocotylédones : les Burmanniacées indiquées comme parasites et la Liliacée Petrosavia sont très probablement des saprophytes. Les Dicotylédones, elles, comprennent un bon millier d'espèces parasites, dont la moitié sont des Loranthacées.
Quelques-unes de ces plantes possèdent encore de la chlorophylle et peuvent assimiler l’anhydride carbonique; on les a nommées hémiparasites (JoHow). Telles sont la plupart des Loranthacées et des KRh:1nanthées.
Les parasites absolus ou holoparasites (JoHow) ont, tout au plus, des traces de chlorophylle et empruntent par conséquent leurs aliments à l’organisme qu'ils attaquent. Leur mode particulier de nutri-
tion entraine chez les holoparasites des modifications profondes dans l’aspect et la structure : 1ls sont bruns