EXPLICATION; DE LA PLANCHE IX
Ficure 1 (2,5/1). — Tige de Lysimachia vulgaris dont on a coupé la plupart des limbes foliaires et sur laquelle on a appliqué dix marques équidistantes, de deux en deux centimètres, jusque sous le bouton terminal.
FiGurE 2 (2,5/1). — La même tige après vingt-sept heures (température : 250). Les parties inférieures des deux figures sont au même niveau, de sorte que la différence des hauteurs des sommets indique exactement la croissance en longueur réalisée. Voici la répartition de l’allongement mesuré sur ces tiges :
Numéros Longueur initiale Allongement après 27 heures des divisions en centimètres en centimètres Pointe I 2 (Dati II D 0.8 ITI 2 J15 IV 2 0.9 VW 2 0.35 VI 2 0.1 VII 2 0 VIII 2 0 IX A 0
Allongement total : 4.00
FiGurEe 3 (60/1). — Portion d’une coupe transversale d’une tige très Jeune d'U/mus campestris, coupée en juin. Structure primaire :
Ép, épiderme avec poils:
Éc, écorce avec quelques grandes cellules à mucilage ;
L;, B;, liber et bois primaires des faisceaux qui sont encore distincts et séparés par d’étroits rayons médullaires ;
M, moelle présentant quelques grandes cellules à mucilage.
FiGurEe 4 (60/1). — Coupe semblable, après formation du cambium, fin juillet de la première année. Les poils épidermiques sont flétris; par suite de l’activité cambiale, les faisceaux sont réunis en
un anneau complet; les arcs libériens et l'écorce, dans laquelle on
remarque les cellules à mucilage, sont aplatis et tirés tangentielle-
ment, tandis que les massifs ligneux n’ont pas subi de changement. Ép, Éc, Li, B1, M, même signification que dans la figure 3; P, périderme formé dans l’assise corticale sous-épidermique; C, cambium ;
1, B}, liber et bois secondaires de la première année. Ils sont représentés par une teinte rouge, foncée pour le bois, claire pour le liber. La position et le diamètre approximatifs des vaisseaux sont marqués par des taches blanches.
FiGure 5 (60/1). — Coupe semblable, à la fin de juillet de la deuxième année. Le périderme a augmenté d'épaisseur, l’écrasement et l’étirement des libers et de l’écorce ont continué. Une couche de liber et une couche de bois secondaires de deuxième année L?, B?, figurées en jaune clair et en jaune foncé, ont été intercalées par le cambium entre Li et Bÿ.
FiGurEe 6 (60/1). — Coupe semblable et à la mème échelle, à la fin d'août de la septième année. Figure demi-schématique.
Les couches correspondantes de bois secondaire, B,, et de liber secondaire, L,, sont affectées d’exposants indiquant les années de leur formation ; elles sont toujours représentées par la même couleur, de nuance foncée pour le bois, de nuance claire pour le liber. — Les autres lettres comme précédemment.
FiGure 7 (1,5/1). — Secteur d’une rondelle de bois d'Ulmus campestris, abattu au printemps de 1893.
Éc, écorce et liber;
C, cambium ;
Aub, aubier, Cr, cœur, formant ensemble le bois, B. La difiérence de teinte marque nettement la limite irrégulière entre le cœur et l’aubier.
On voit par les couches annuelles que ce bois date de 1857. La hauteur des chiffres indiquant les années est chaque fois égale à l'épaisseur de la couche correspondante de bois. Les couches annuelles exceptionnellement faibles, 1864 et 1871, sont dues à deux transplantations. Le trouble amené par le second de ces déplacements s’est fait sentir encore en 1872 et 1873. Enïrevanche, les années 1878 et 1886 ont été très favorables.
PLANCHE X GÉOTROPISME
Les plantes sont sensibles aux agents extérieurs : la physiologie tout entière en fournit la preuve. Mais il est une série de phénomènes où cette sensibilité, ou, comme on dit encore, cette irritabilité végétale, se manifeste avec une évidence particulière, et il importe de les étu- Hiemaupart. Tel est l'objet des planches X à XIV.
Si, prenant une jeune plante en germination, nous la plaçons horizontalement dans une atmosphère humide, nous constatons, au bout d’un jour, que la tigelle s’est relevée, tandis que la radicule s’est incurvée vers le bas. La figure 1 montre le début de cette “expérience,Met la figure 2 le résultat.
Fa lumière miyest pour rien, Car l’expérience peut être faite
PLANCHE X. — FIGURE 1. GÉOTROPISME.
PLANCHE X. — FIGURE 2. GÉOTROPISME. à l'obscurité. Les or-
ganes végétaux per-
çoivent donc de quelque manière la verticale, c’est-à-
dire la direction de la pesanteur, et se courbent quand
on les écarte de leur position normale. On donne à cette réaction le nom de géotropisme.
La plupart des tiges se courbent en s’éloignant du centre de la Terre (géotropisme négatif ou apogéotropisme), les racines principales en s’en rapprochant (géotropisme positif ou géotropisme proprement dit).
Il y a aussi des organes qui tendent
nu à se placer à angles droits avec la
ca eebelle verticale (géotropisme transversal
ou diagéotropisme); enfin, nous
aurons à mentionner, à propos des
plantes volubles, le géotropisme latéral.
Toute plante vigoureuse, en pleine croissance, convient pour réaliser les expériences de géo:
tropisme et, déjà enquelques heures, on peut obtenir des courbures démonstratives, comme le représentent les figures 5 et 6.
La courbure ne se fait pas dans toute l’étendue de l'organe; elle se localise dans la zone de croissance, dont il est facile de déterminer l'étendue par des marques, ainsi qu’il a été expliqué aux planches VIII et IX.
Des marques de
ce genre ont été 5 faites sur la racine des figures 1 et 2, et on les a reproduites à une plus grande échelle aux figures 3 et 4. On y voit clairement que les régions de la racine qui ne croissent plus ne participent pas à la courbure. Celle-ci se résume donc en une