‹ Recueil d'œuvres de Léo Errera (volume 4)Chapitre 69 sur 76 · TS · texte numérisé non relu

TS

FIGURE 3. — Teneur en sucre de 40,000 betteraves. (D'après DE VRIES, Mutationstheorie, 1, page 74.) La ligne interrompue représente la loi de QUETELET.

À ces fluctuations individuelles se rattachent les fluctuations partielles, c'est-à-dire les différences coutumières entre les diverses parties de même nom chez un même organisme, par exemple les inégalités de taille entre les feuilles d’un même arbre. Elles suivent les mêmes lois.

4° Les variations qualitatives ou mutations, comme les appelle DE VRIES : ce sont les « single variations » de DARWIN.

De temps en temps, on voit apparaître dans la progéniture d’un animal ou d’une plante un caractère tout à fait nouveau et inattendu, dont les causes déterminantes nous échappent jusqu'ici complètement et qui ne se rattache, en tout cas, aux conditions extérieures que par un lien encore plus indirect que les fluctuations. Ce n’est plus ici l’accroissement ou la diminution d’une qualité déjà existante, c’est une qualité nouvelle ou tout au moins un déplacement notable des qualités anciennes, une sorte de « saut ».

Lorsqu'il s’agit du cas assez rare de la manifestation d’un caractère vraiment nouveau, on dira, avec DE VRies, que l’on a affaire à une mutation progres-

FIGURE 4.— La Chélidoine (Grande FIGURE 5. — La Chélidoine ordi- Éclaire) à feuilles laciniées : Cheli- naire : Chelidontum majus L. donium laciniatum Miller. A gauche, (D'après DE VRIES, Autationsune fleur; au-dessous, une fleur de theorie, I, page 135.)

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