‹ Recueil d'opérasChapitre 1108 sur 1141 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

TONY, seul.

AIR

Ou'ai-je donc fait de mon cnurafjc ?

Mon cœur est abattu de lri.<;les e et d'effroi !.. Quelque démon jalons m'accable de sa rage , Et tout conspira contre moi.

L'iiiforîune , les alarmes A jamais suivront mes pas .

Et d'inutiles armes Ne doivent plus charger mon ))ras.

Objet de mépris et de haine, Couri)é sous le poids du malheur, De l'i ymen , de sa douce chaîne , Puis-je réclamer la fiveiu' ?

Le ciel, hélas ! u'eniend plus ma prière , Moi , qui ns l'ai jamais bravé !

Languir en proscrit sur la terre Est le .son qui m'est ré?ervé.

Ans douceurs de l'espérance Ma chère Amia livrait son cœur.

Sa tendre confiance Voyait luire d'avance L'aurore du bonheur :

Attentive, inipaticnle , Anna songeait à notre amour, El le rêve qui l'enchante Va finir à mon retour.

Eh quoi ! j'ii ais , par ma douleur extrême , Affliger celle que j'aime !

Non! son injuste, sort barbare , Epuise sur moi seul ta funeste rigueur. Le desespoir de moi s'empare; Je luc dévoue à ta fureur.

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