SCÈNE VI
TONY, RICHARD , qui est arrivé avant la fin
de la scène précédente , et s'avance toul-j-coup.
ItlCn.XRD.
Tu es encore là, Tony ! Tant mieux, j'ai à te parler.
TOSY , brusquement.
Que me veux- tu ?
RICUARD.
Comme tu me reçois !... C'est pourtant ton intérêt qtii me ramène... Oui, les railleries de ces paysans sur ta maladresse me sont restées sur le co'ur... Par saint Dunstan, me suis-je dit, s'ils ont ri aux dépens de mon camarade, il faut (tue nous ayons notre tour... et je suis venu t'offrir mes services et ma protection.
T05Y, avec mépris.
La protection de monsieur Richard! Je te suis fort obiifjé, et me voilà bien tranquille !
niCIIAIlD.
Je pourrais bien garder le prix pour moi.
TD.NV, étonné.
Citmniciil ?
ACTK I, SCÈNE VI.
IWCIIAItlI.
^lai.s, cela n'en vaut jias la peine; cl puis , je ne suis pas ninoureiix comme loi.
•lONY.
Pretentlinis-tu pouvoir maiiiiser la f<irtnne ?
nicnAiii).
Oli ! la fortune et moi, nous sommes bien ensemble ; mais buvons d'abord, nous causerons après. (11 frappe sur la table.) llo'là, du vin ! (Une servante apporte une bouteille.) Voilà ce rpi il faut à des chasseurs. ( Il ver.se dans le verre île
'tony. ) Allons , camarade !
TO.NY
Non.
Bicii.\fin.
A ta santé! j'espère que tu me (eras raison.
TONY, avec bunieur.
Soit : à la tienne.
( Us boivent.) r.ICHAl'.r).
Maintenant, la petite chanson. pour achever (le t'éfjayer ; car tu es langoureux comme une romance.