‹ Recueil d'opérasChapitre 230 sur 1141 · RONDE ARAGONAISE · texte numérisé non relu

RONDE ARAGONAISE

•> BsiLLE. Jacinthe vient de lui apporter des casf.ignettes av^c lesquelles elle s^accompagne pendant les couplets sui^ans.

PREMIEa COUPLET,

La belle Inès Fait tioies; Elle a (les attraits, Des vertus ; Et, bien plus , Elle a des écus, Tous les garçons, LcuDs ou blonds,

Lui font les ycnx doux ; Qui de nt)as

Voulez-vous Prendre pour l'ponx ?

Est-ce un liche fiTOiier?

Est-ce an galant muletier,

Ou bien un al<;uazil ?

Celui-là vous cniivieiit-il?

Tra, l.i, la, tia, la, la.

— Non, mou cceur incivil, Tra, la, la, tia, la, la, Relase Talguazil,

Tra, I2, la, tra, la, la.

— L'alcade vous plaît-il?

Tra, la, la, tra, la, la,

— Fût-ce un corregidor.

Je le retase encor.

— Que voulez-vons.

Belle aux yeux doux ?

Rëpon'Iez, nous voos aimons tons.

Qui de nous

Voulez-vous Prendre pour époux?

— L'amoureux

Que je veux, C'est celui tjui danse le mieax.

ENSEMBLE

JULIANO et LE CHOEUR. "

Qne de grâce ! t[ue de candeur !

C'est lin morceau de gr.inl seigneur, Et déjà mou cœui amou.tux S'eniiumme au teu d<- ses beaux yrn-\ !

HORACE.'

C'est bien son regard enchanteur ; Mais ce costume !.. esl-ci une i- reur ? Et que dois-je croire eu ces li- uX, Ou de mon cœur, ou de mes yeux ?

JACIMUK.

Ah! quel son de voix eucb^n! m!

Ma nièce me tait rie l'iionnuir !

Et ilejà leur cœur amour-ux

S enflamme au feu de se» heaux yeux '

DEOXIBME COIPLET.

Dès ce moment. Chaque ainuiit Se mit pvomptemeut A danser.

Balancer,

Passer, Repasser, Et, castagnettes en aVant, Chaque prétendant S'exerçait Et donnait Le signal Du bal.

Le mnletii.'r Pedro Posse<lait le bolcio,

tt falcade déjà.

Brillait dans, la cacliucha} Ira, la, la, ira, la, Ja,

— Missieurs, ce n'est pao ça, Tra. la, la, tra, la, la,

£t, pendant ce temps-là, Tra, la, la, tra, la, la, Le jeune et beau Joset, Tra, la, la, tra. Ja, la, Do loin la regardait ; Et, t\p travers dansait.

Car il Paimait...

— Belle aux yeux docx.

Ce beau bal nous réunit tou* ;

MAGASIN TUEATliAL.

Qai de nous Voulez-vous Prendre potir e'ponx ?

— Le danseur que je veux : C'est celui, c'est celui qui m"aime le mieux. Oui, Joset, je te veux.

Car cest tof. qui m'aime le mieux.

ENSEMBT.E

JDLIANO et LB CHOEUR.

Que de grâce ! que de candeur ! etc., etc.

HORACE

C'est bien son regard enchanteur; etc., etc.

JACISTUE.

Ah! quel son de voix enchanteur! etc., etc.

JULIANO. Allons, Jacinthe, le punch et le café dans le salon !

Jacinthe sort un instant. Ils se lèvent tous, et les domestiques des jeunes seigneurs enlèvent la table, qu'ils portent an fond du thcâtre.

JULIAPO fî LE CHOECR, vofant soriir Jacinthe. Je n'y tiens plus !

ISÉSILLE.

Ah î finissez, de grâce !

Tors , entottrant Inésille.

Non, vraiment... mon coeur amoureux...

ivÉsiLLE, se défendant.

Ah ! je ircmis de leur audace !

TOCS , de viéine.

S'enflamme au fen de tes beaux yeux !

HORACB, stul, 'a gauche du théiilre et regardant Inésdle.

Comment, serait-ce elle en ces lieux ?

Non... ce n'est pas.'... c'est impossible ! juLiANO et LE CHOEUR, entourant Inésille. Allons, ne sois pas inflexible!

Laissez-moi! laissez-moi!

JDLIANO et LE CHOECB.

De l'un de nous daigne accepter la foi ! ItiESiLLE, se deJendarU.

Laissez-moi ! laissez-moi !

HORACE

Ce n'est pas elle... uon, non, non, c'est impossible !

Jx:L1\>0 Pt LE CHOEUR.

Rien qu'un baiser, un seul...

ikÉsille.

Laissez-moi! laissez-moi!

JULIANO et le cuoecr.

Tu céderas!

iNRSir.LE, poussant un cri, s'échappe de leurs mains et se précipite dans les bras d'Horace en lui disant :

Ah !.. défendez-moi !

HORACE, à pari, avec joie, C"estelle!

JACI5THE, sort en ce moment de la première porte à gauche, qui est celle du salon, et dit d'un air sévère.

Eh bien! que voiv-je?

jCLiANO et LE choeur , s''arréant et à demi-voix.

C'est la tante !

De la duègne craignons la colèie imposante.

JACISTHE.

Dans le salon le punch est là qui vous attend.

Elles tables de jeu ?

JACINTHE

Tout est prêt.

JIII.IANO.

""est charmant î

Faisant signe- uux convn.s dt passer dans le

salon.

Messieurs... messieurs, le punch est Ihqni vous attend.

ENSExMBLE.

JULIANO et LE CHOEUR.

Que de grâce ! que de candeur !

Mais pour toucher ce jeune cœur De cet argus fuyons les yeux.

Plus tard nous serons plus heureux !

HORACE

C'est elle ! ô moment enchantear !

Combien je bénis sa frayeur; Oui, c'est elle que dans ces lieux L'amour offre encore à mes yeux !

JACINTHE

Mais voyez donc ces grands seigneurs...

Quelle indécence ! quelles mœurs !

A Inésille.

Mais ne craignez rien en ces lieux Tant que vous serez sous mes yeux !

Ils entrent tous dans le salon h gauche. JACINTHE, à Inésille. Les voilà partis, soyez sans crainte... je descends à la cuisine.

Elle sort par la seconde porte à gauche. Au moment oîi elle s'éloigne, Horace, qui était entré le dernier dans le salon, revient sur ses pas près dTn«sille , qui est seule et range le couvert.

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