SCÈNE IV
Les IMêmes, M. JOB, procédé de Gardes.
JOB , portant A la main un énorme bouquet. Bonjour, madame Berthe.
BERTHE
Votre servante, monsieur Job; vous êtes matinal aujourd'hui,
JOB
Les approches de l'hymen, madame Berthe, nous causent de cruelles insomnies 1 Vous savez que j'épouse la petite Nanette.
BERTHE
On disait qu'elle ne voulait pas de vous, monsieur le magister.
JOB
Erreur, madame Berthe, erreur ! et mon mariage va le prouver. Mais une affaire importante m'amène. (Allant vers la table.) Madame Berthe, appelez votre fille adoplive.
LE CO.MTE , à part.
Quel est son dessein?
BERTHE, s'anlmant.
Que lui voulez-vous, à ma fille , monsieur le magister? je suis ici pour vous répondre.
JOB
Ce n'est pas la même chose. Faites-la venir : je parle au nom de monsieur le baron.
LE COMTE , à part.
Rodolphe ! ciel !
BERTHE, à part.
Ah ! mou Dieu ! (Haut.) Mais, monsieur le magister...
JOB
Vous hésitez, je crois... Gardes, qu'on me Ramène.
(Les gardes font un mouvement vers la porte ; Rosed'Amour en sort : à son aspect , et par un nwuve- I ment spontané, les gardes se rangent pour la lais^ei
passer.)
LE PETIT CHAPERON ROUGE
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