SCÈNE V
RODOLPHE, seul.
« Rose, dit-on, ne quitte son chaperon qu'en » présence de l'ermite... si je pouvais.... » La faible clarté de celle lampe m'aide encore à la tromper... Prenons place dans ce vieux fauteuil, (Il s'assied dans la même position où se trouvait l'ermite, et prend le livre.) et faisons semblant d'être en prières !... (En disant ces mots, il ouvre son livre.) Ce grimoire est sans doute de la main de l'ermite... c'est peut-être l'bistoirc de sa vie... elle doit être curieuse. (Il tourne un feuillet et demeure frappé.) Que vois-je!... eu croirai-je mes yeux? (Il lit.) « Union secrète... de Raymond et de Zé- » linde... » Ma sœur ! se pourrait-il ? Ma sœur Zélinde, mariée secrètement à Raymond ! (Lisant encore.) « Le premier jour du mois de mai, l'an mil vingt-trois... » Il y a dix-sept ans. (On frappe à la porte.) Qui est là ?
ROSE-d'amoor , au dehors.
Le petit Chaperon rouge.
RODOLPHE, refermant le livre avec joie.
C'est elle !
(Contrefaisant la voix de l'ermite, mais d'une voix émue* : Tirez la bobinette , et la chevillette cherra. La porte s'ouvre; Rose-d' Amour entre, tenant le petit pot de beurre et la galette.)
* Rodolphe, entraîné par la situation, se borne quelquefois à dire : Entrez.
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