SCENE VI
DUO
aOSE-D'AMOUr..
Hacontcz-nioi, je vous en supplie, (!(■ que devint la pauvre enfant ; (!eltc claire était si jolie !
Ce l>ol)ert était si niérliant !
ENSEMBLE
RODOLPHE, Écoute bien, ma chère enfant.
Écoute bien.
UOSU-b'AMOUn, s'api)rochant et s'oppuyant sur ses genoux pour écouter.
Ce comte est bien intéressant ; J'écoute bien.
RODOLPHE
PRRIUIEU COUPLET.
Robert disait à Claire :
Je t'aime avec ardeur.
On m'a pourtant , m'a chère, .
Surnommé le trompeur ;
Mais, fais-moi, j e t'en prie,
Par tes douces vertus.
Trouver fidèle amie,
Je ne tromperai plus.
p.ose-d'amour.
Oh! vous vous trompez, bon ermite; Et ce n'est pas ce conte-là.
ENSEMBLE
RODOLPHE
!'koute-moi donc, ma petite ; Je m'en souviens, c'est bien cela.
rose-d'amodp..
Non, vous vous trompez, bon ermite ; Et ce n'est pas ce conte-là.
RODOLPHE
Tu crois ?... Eh bien ! écoute, m'y voilà. ROSE-d'AMOUR , reprenant sa position.
Claire m'intéresse déjà.
RODOLPHE
BEDXIÈME COUPLET.
Robert, aux pieds de Claire, Lui dit : Reçois ma foi ; D'un sort toujours contraire, Chère enfant, venge-inoi.
Le trompeur t'en supplie ; Par tes douces vertus, Sois sa fidèle amie, Il ne trompera plus.
Mais vous vous trompez, bon ermite ; Et ce n'est pas ce conte-là.
RODOLPHE
Ecoute-moi donc, ma petite.
Je m'en souviens, c'est bien ceU.
ROSE-D'AMOliR.
Non, non, ce n'est pas cela.
RODOLPHE, lui prenant la main.
Rose, que ta main est charmante !
rose-d'amour.
Ah ! jamais, bon ermite, ici Vous ne prîtes ma main ainsi !
RODOLPHi:, l'allirant à lui, à part.
Pauvre petite! elle est tremblante.
(Haut.) Rose, quels fortunés instans I Approche-toi.
ROSE-D'AMOUR, reculant un peu son escabelle. Mou Dieu'l mon père , Que vous avez des yeux étincelans.
RODOLPHE
C'est pour mieux t'admirer, ma chère.
ROSE-d'AMOUR, effrayée.
Ah ! jamais, bon ermite, ici Vous ne me regardiez ainsi!
RODOLPHE , avec véhémence, lui prenant la main. Ah ! ne crains rien ; par le ciel même; Je jure d'être ton appui.
ROSE-D'AMOUR, se levant avec beaucoup d'effroi. Ah ? surprise extrême !
Que vous avez la voix forte aujourd'hui 1 RODOLPHE , ôtant sa barbe et rejetant son chapeau. C'est pour mieux te dire : Je t'aime !
(Il se jette à ses pieds.) ROSE-D'AMOUR, le fuyant, avec un cri.
Dieu! monseigneur!.. Ah! quelle trahison ! Et je n'ai plus mon chaperon !
(Elle s'élance pour le reprendre.) RODOLPHE , l'arrête et lui chante avec amour. Rose, Rose, daigne m'entendre ; C'est l'amant le plus tendre Que tu vois près de toi.
ROSE-D'AMOUR
Non, non, je ne puis vous entendre;
Laissez-moi, laissez-moi...
Dieu puissant, viens me défendre ; Daigne prendre pitié de moi !
RODOLPHE
C'est l'amant le plus tendre Que tu vois près de toi ; Rose daigne m'entendre.
rose-d'amour.
Non, je ne puis vous entendre.
RODOLPHE
Viens combler mon désir.
rose-d'amour.
Non, non, j'aime mieux mourir !
RODOLPHE
Eh bien, puisque ma constance.
Puisque mes vœux sont superflus, Cet anneau, par sa puissance, Va me veuger de tes cruels refus*
LE PETIT CHAPERON ROUGE
rose-d'amolr.
Ah ! quel moment, pins d'espérance, Mes cris sont superflus ! ^Rodolphe présente le talisman à Rose-d'Amour ; un charme surnaturel l'cntiaine vers lui, elle va tomber dans ses bras.)
LA VOIX DE l'ermite.
Arrête Rodolphe, c'est la fille de ta sœur.
(Uu éclat de tonnerre se fait entendre : l'ermitage disparaît tout à coup et fait place au palais de Roger, que Ion a vu dans le songe. Le comte est sur son trône, entouré de sa cour. Rose-d'Amour se trouve évanouie dans les bras de l'ermite.)
RODOLPHE
Qu'enlends-je !
00 00 00 000000000000 soaooooooooooooooocooooooooooooa