SCÈNE III
Les Mêmes, M"' DE MARNEUF.
M"* DE MAUNElF. Elle entre sans voir le Marquis et va tomber dans une bergère, près de la cage.
J'ai cru l'entendre, hélas!., lesort comblait mes vœux, Et cette joie imprévue et soudaine A redoublé mes vapeurs, ma migraine...
Mes pauvres nerfs me font un mal affreux !..
(Se Icïaiit loul-à-couji.)
Que je suis en colère!
Rien ne saurait me plaire; Que d'ennui désormais !
Plus de bal , plus de fête :
Les plaisirs, la toilette Pour moi n'ont plus d'attraits.
Du malheur qui m'accable Tout le monde est coupable!
Aussi , je l'ai promis.
J'en veux tirer vengeance...
Pourvu que je commence Par monsieur le Marquis!
(S'attendrissant et s'approchant de la croisée ouverte , à droite, j
Émeraude!.. (bis.) entends-tu ma voix?..
Réponds-moi donc comme autrefois.
Tendre caresse
De ta maîtresse Avait pour toi tant d'appas!..
Mais je t'appelle,
Et l'infidèle
Ne revient pas I
(Elle retombe accablée. Coraline, à qui le Marquis a donné son flacon, s'approclitr de sa maîtresse, qui se lelève tout-à-ooup.)
Que je suis en colère, etc.
LE MARQUIS, au fond.
Quel courroux! quelle humeur!
C'en est fait , pour mon cœur
Plus d'espoir, de bonheur I Je crains de paraître à ses yeux :
Il faut , il faut quitter ces lieux.
CORALINE, près du Marquis.
Ça va mal... quelle humeur !
Ah ! pour vous, j'en ai peur,
Plus d'espoir, de bonheur !
Craignez de paraître à ses yeux :
Il faut, il faut quitter ces lieux.
(Le Marquis gagne la porte du fond sur la pointe des pieds et TouTre avec précaution.)
M"' DE MARNEUF, se retournant au bruit. Qu'est-ce?..
LE MARQUIS
Je suis pris !
M°" DE MARNEUF.
Vous, Monsieur!., ici! chez moi!., vous osez reparaître à mes yeux, après...