‹ Recueil d'opérasChapitre 539 sur 1141 · SCENE m · texte numérisé non relu

SCENE m

FERNAND , seul.

La maîtresse du roi ! Dans l'abîme creusé , Sous un piège infernal ma gloire est engloutie , Et de mon triste cœur l'espérance est sortie Ainsi que d'un vase brisé.

ROMANCE

Ange si pur, que dans un songe J'ai cru trouver , vous que j'aimais !

Avec l'espoir, triste mensonge !

Envolez-vous et pour jamais.

En moi, pour l'amour d'une femme De Dieu l'amour avait faibli ; Pitié! je t'ai rendu mon âme.

Pitié, Seigneur, rends-moi l'oubli.

Ange si pur, que dans un songe J'ai cru trouver , vous que j'aimais.

Avec l'espoir, triste mensonge!

Envolez-vous et pour jamais.

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FERNAND, BALTHAZAR, Les Religieux.

BALTHAZAR

Es-tu prêt? viens.

FERNAND

Mon père, à la chapelle Je vous suis.

BALTHAZAR

Viens, mon fils, qu'à toi Dieu se révèle.

Balthazar et Fernand entrent dans la chanelle, les Religieux les suivent en silence. Léonor paraît sous l'habit d'un novice; elle se place devant le porche de l'église, cherchant à distinguer les traits des Religieux qui passent la tète baissée sous leurs capuchons.

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