SCENE V
LÉONOR, seule.
Fernand ! Fernand ! pourrai-je le trouver ? Ce monastère est-il l'asile qu'il habite? Sous cette robe sainte, ô mon Dieu que j'irrite
Jusques à lui permets moi d'arriver.
Par la douleur ma force est épuisée, Je vais mourir. . . oui ! merci de ce don ! Prends mon âme brisée, Mais qu'au moins de Fernand j'emporte le pardon. CHOEUR DES RELIGIEUX , dttns l'église.
Que du Très-Haut la faveur t'accompagne, Vœu du fidèle, adorable tribut.
Entendez-vous du haut de la montagne, La voix de l'ange annonçant le salut?
LÉONOR
Qu'entends-je? c'est un vœu qui de l'autel s'élève, Une âme que le ciel à cette terre enlève. FERNAND, daus V église.
Je me consacre à te servir, Seigneur !
Viens, que ta grâce illumine mon cœur.
LÉONOR
Cettevoix! c'est bien lui! lui ! perdu pour la terre. Ange, remonte au ciel ! je fuis ce cloître austère, Mais... je ne puis, la mort glace mon sang. Elle tombe épuisée au pied de la croix.
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