‹ Recueil d'opérasChapitre 909 sur 1141 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

CAMILLE, ALPFIONSE.

ALPHONSE , étonné , lézardant la statue. Alice .\L»nfredl !

CAMILLE

Qn'avez-vous donc, Alphonse?

ALPHONSE

Quel nom vient-elle de prononcer^

CAMILLE

Eh! mais , celui de cette statue ; d'une jeune tille qui repose là, et que tout le canton révère comme une sainte ; vous devez coiniaitre cette histoire?

ALPHONSE

Non, je vous jure! Retenu à Messine par mon service, je n'ai jamais vu ce château , et j'ignore complètement... De grâce, diles-uioi tout ce que vous en savez.

CAMILLE

Mais que! intérêt?...

ALPHONSE

Je vjjus l'expliquerai.

CAMILLE

Cela se borne à bien peu de chose. Cette pau- \ re tille vivait ici , il y a une douzaine d'années, i.iconnue, séparée du monde , en proie au plus profond chagrin. Son seul bonheur était de partager sa fortune avec tous ceux qui l'entou- I aient : aussi ces braves gens la rejj.nclen' ^u-

ZAMPA

core comme leur ange gardien, et jamais un pêclieur ne s embarque sans se recommandera sainte Alice! Ce n'est (ju'àsa mort qu'on a connu ses malheurs. H y a même là-dessus une eomplainte que chantent les jeunes filles... Attendez... je ne sais si je m'en souviendrai.

ALPHONSE

Ah! je vous écoute!...

CAMILLE

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