‹ Recueil de chansons et poésies fugitivesChapitre 48 sur 60 · LA VOISINE · texte numérisé non relu

LA VOISINE

CHANSONETTK-ANECDOTE.

Air : De la Croisée.

Je rentrais chez moi l'autre soir : Le vent éteignit ma bougie; Dans un corridor long et noir Tour-à-tour je frappe et je crie ; Une porte s'ouvre à l'instant, Je vois une agaçante mine , Et bientôt je suis , grâce au vent !

Chez Rose ma voisine. {^ls-)

Rose m'accueille , et tout à coup L'amour se met de la partie ; Il allume du même coup, Mon sang, ma tête et ma bougie.

(i;â) Bientôt certain je ne sais quoi Dans mon aine entre a la sourdine, Et je me retire chez moi Pensant à ma voisine.

Après une nuit sans sommeil, Mon lever devança l'aurore ; Je cours chez Rose à son réveil , Mais au lit elle e'tait encore ; Un doux regard m'encourageait , Vers la belle je m'achemine ; Bientôt je me vois tout-à-fait, Voisin de la voisine.

Pose à peine lever les yeux, Mon air est neuf, gauche et timide ; Mais un sourire gracieux Me rend le courage et me guide ; Mon œil s'enhardit, et ma main Caresse chiffonne et lutine,...

Bientôt on ne peut du voisin Distinguer la voisine.

( 177) Le lendemain nouveaux plaisirs-, Le lendemain nouvelle ivresse, Le lendemain nouveaux désirs , Nouveaux feux, nouvelle caresse; Le lendemain, certain cousin Rendit visite à sa cousine ; Le lendemain , le cher voisin Se trouva sans voisine.

LE RENARD t LE HERISSON,

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