‹ Recueil de chansons populaires (volume 2)Chapitre 113 sur 151 · i-an.ger il y a Vi ve la rose et le da · texte numérisé non relu

i-an.ger il y a Vi ve la rose et le da

Au jardin de mon père

Vive l'amour, Au jardin de mon père

Vive l'amour.

Un oranger il y a

Vive la rose Un oranger il y a Vive la rose et le damas.

Elle demande à son père Quand on le cueillera?

Son père lui fait réponse :

Quand la saison viendra.

Vlà la saison venue On ne les cueille pas.

La beir prend une échelle Un panier à son bras.

EU' cueillit les plus mûres, Les vert's ell' les laissa.

EU' s'en alla les vendre Sur le marché d'Arras,

En son chemin rencontre Le fils d'un avoca^t.

Que porlcz-vous, la belle, «Dans ce panier au bras ?

Monsieur, c' sont des oranges, Ne vous les faut-il pas?

Venez dedans ma chambre Nous les compterons là.

Il compte, il les recompte.

Le compte n'y est pas.

Vite un baiser, la belle.

Et le compte y sera.

Paris. — Poésies populaires de la France. Ms*. de la Bibl. nat., T. IV, f"' 180.

Dé tloun ve'.nes, fil le

to

Vi . . vo Pa mour

De doun ve' . nés, fil .

j ■- 1 f ^-^-hk£=E^r; I i- p i

.le to Vi vo fa . mour IVPoou ca.va.gnoun cou

;.^jL j.

mt

bras Vi vo la vi . vo la ro so Woou

P P • M r ? trïïi ' ^1 p ' p ^^

Zltt

ca va gnoun cou bras Vi.vo la ro so e qu roou.ra.

Dé doun vénès, fiUeto,

Vivo Famour Dé doun vénès, flUeto

Vivo l'amour M'oou cavagnoun oou bras

Vivo la vivo la roso

M'oou cavagnoun oou bras Vivo la roso E qu l'ooiira

N"en vèni deis arangés Si n'en vourès croumpa?

S'en pren miéjo dougèno Senso li lei paga.

La filleto si;"pIouro Que noun l'y a paga.

Que n'avès vous, filleto, Que n'en fès que ploura?

Si mette la man en pocho Mille escus y a douna.

Mai siou ben en peno Qu mi lei gardara ?

Douna lei à voueslré pèro Que li vous gardara.

Moun père es un jugaïré Lei rai pourrie juga.

Douna lei à vouestro souorré Que vous lei gardara.

Ma souorré es troou gourmando Croumpariè dé nouga,

Mai iou que siou sagetto Lei mi soouraï garda.

Traduction : D'où venez-vous, fillette ? î'H'^ /'omour, — avec votre panier au bras vive la rose, et celui qui l'aura. — Je viens des oranges, si vous voulez en acheter? — Il en prend demi douzaine sans les lui payer. — La fillette pleure (qu') il ne les lui a pas payées. — Qu'est-ce que vous avez, fillette, que vous ne faites que pleurer ? — Il met la main à la poche, mille écus il lui a donnés. — Mais je suis bien en peine, qui me les gardera? — Donnez-les à votre père, qui vous les gardera. —

Mon père est un joueur, il pourrait rnc les jouer. — Donnez-les à votre sœur qui vous les gardera. — Ma sœur est trop gourmande, elle achèterait du nougat. — Mais moi qui suis jjien sage jcjsaurai me les garder.

Provencî. — Poésies populaires do la France. Ms?. de la Bibl. nat., T. III, f" 234.

Allegro

Oou jar . din de moun pe ro Vi . vo J''a

Oou jar . din de moun pe ro

Vi . vo Ta .

H ^' M - F I r— g I p rrr^^

.n>our L'n oou ran.gie' l''y a oc to.bre' nouvembre' de .

îi r Mr 'F m t U~i~-

.cem.bre' Un oou ran.gie' Pv a jan \ie fe.vrie et mars.

Oou jardin dé n-,oun pcro

bis

Vivo Vamour Un oourangié l'y a Octobre, nouvemhn', décembre Un oourangié l'y a Janvié, févrié et 7na?-s.

Ount anas vous, fiUetto,

Emé vooustré pagniè oou bras "?

Vaou cullir^leis aranjés ; Moussu, si vous enjplas"?

S'en pren miézo douzaine Noun leis a pas pagas.

Que plouras vous, fillelto ?

N'en plouri leis aranjés

N'en plouri leis aranjés Leis avés pas pagas. ,

Mette la man en boursetto Cent escus y a dounas.

Douna lous à vouostré pèro Que leis vous gardera.

Moun pèro es capitaino Pagariè les sourdas ;

Donna lous à vouostros mèro Que leis vous gardera.

Ma mèro a d'aoutrei fîllos Pourrie lei marida.

Garda lei, vous, fillelto, Serviran à vous marida.

Provencp. — Pocsies populaires de la France. Mss. nat., T. III, f°' 236.

Bibl.

4^ j' j' j' tm^=f=^=^^^E^^

Par der.rièr' chez mon pèr'' \ù . le mon cooiir

ifc

vo . le Par der.rièr'' chez mon père L'n o. ra.n . ger il

^w^-tH^

~jrr * tt — é — «^

y a L'n cran. ger il va la la L'n 0-ran ger il y a.

Par derrièr' chez mon pcr" ) , ■ Vole, mon cœur vole, )

Par derrièr' chez mon père Un oranger il y a Un oranger il y a

La la Un oranger il y a.

La beir demande à son père Quand on les cueillira.

— A la saison, ma fille, Quand la saison sera.

La belle prend une échelle, Un panier à son bras.

Elle s'en va les cueillir Elle cueillit les jjIus mûres

Elle cueillit les plus mûres Les vertes elle les laissa.

Elle s'en va les vendre A la foire à Hennebont.

Dans son chemin rencontre Le fils d'un avocat.

Il m'a demandé ; belle, Belle, qu'avez-vous là?

Monsieur, c'sont des oranges Ne vous en faut-il pas?

11 m'en faut trois douzaines Mais l'argent, je ne l'ai pas.

Belle, montez dedans ma chambre Ma mère vous les paiera.

Et quand elT fut montée De mère il n'y avait pas.

Y avait qu'un p'tit bonhomme Qui fricassait des poires.

11 l'attrape et l'embrasse Sur son lit la jeta,

Ah ! que dira ma mère, Quand elle saura cela?

Ah ! si c'est une fille, Religieuse elle sera.

Ah ! si c'est un garçon Avocat il sera.

Environ? de Lorieat,

cxxviri

Page 1