i-an.ger il y a Vi ve la rose et le da
Au jardin de mon père
Vive l'amour, Au jardin de mon père
Vive l'amour.
Un oranger il y a
Vive la rose Un oranger il y a Vive la rose et le damas.
Elle demande à son père Quand on le cueillera?
Son père lui fait réponse :
Quand la saison viendra.
Vlà la saison venue On ne les cueille pas.
La beir prend une échelle Un panier à son bras.
EU' cueillit les plus mûres, Les vert's ell' les laissa.
EU' s'en alla les vendre Sur le marché d'Arras,
En son chemin rencontre Le fils d'un avoca^t.
Que porlcz-vous, la belle, «Dans ce panier au bras ?
Monsieur, c' sont des oranges, Ne vous les faut-il pas?
Venez dedans ma chambre Nous les compterons là.
Il compte, il les recompte.
Le compte n'y est pas.
Vite un baiser, la belle.
Et le compte y sera.
Paris. — Poésies populaires de la France. Ms*. de la Bibl. nat., T. IV, f"' 180.
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ca va gnoun cou bras Vi.vo la ro so e qu roou.ra.
Dé doun vénès, fiUeto,
Vivo Famour Dé doun vénès, flUeto
Vivo l'amour M'oou cavagnoun oou bras
Vivo la vivo la roso
M'oou cavagnoun oou bras Vivo la roso E qu l'ooiira
N"en vèni deis arangés Si n'en vourès croumpa?
S'en pren miéjo dougèno Senso li lei paga.
La filleto si;"pIouro Que noun l'y a paga.
Que n'avès vous, filleto, Que n'en fès que ploura?
Si mette la man en pocho Mille escus y a douna.
Mai siou ben en peno Qu mi lei gardara ?
Douna lei à voueslré pèro Que li vous gardara.
Moun père es un jugaïré Lei rai pourrie juga.
Douna lei à vouestro souorré Que vous lei gardara.
Ma souorré es troou gourmando Croumpariè dé nouga,
Mai iou que siou sagetto Lei mi soouraï garda.
Traduction : D'où venez-vous, fillette ? î'H'^ /'omour, — avec votre panier au bras vive la rose, et celui qui l'aura. — Je viens des oranges, si vous voulez en acheter? — Il en prend demi douzaine sans les lui payer. — La fillette pleure (qu') il ne les lui a pas payées. — Qu'est-ce que vous avez, fillette, que vous ne faites que pleurer ? — Il met la main à la poche, mille écus il lui a donnés. — Mais je suis bien en peine, qui me les gardera? — Donnez-les à votre père, qui vous les gardera. —
Mon père est un joueur, il pourrait rnc les jouer. — Donnez-les à votre sœur qui vous les gardera. — Ma sœur est trop gourmande, elle achèterait du nougat. — Mais moi qui suis jjien sage jcjsaurai me les garder.
Provencî. — Poésies populaires do la France. Ms?. de la Bibl. nat., T. III, f" 234.
Allegro
Oou jar . din de moun pe ro Vi . vo J''a
Oou jar . din de moun pe ro
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.n>our L'n oou ran.gie' l''y a oc to.bre' nouvembre' de .
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.cem.bre' Un oou ran.gie' Pv a jan \ie fe.vrie et mars.
Oou jardin dé n-,oun pcro
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Vivo Vamour Un oourangié l'y a Octobre, nouvemhn', décembre Un oourangié l'y a Janvié, févrié et 7na?-s.
Ount anas vous, fiUetto,
Emé vooustré pagniè oou bras "?
Vaou cullir^leis aranjés ; Moussu, si vous enjplas"?
S'en pren miézo douzaine Noun leis a pas pagas.
Que plouras vous, fillelto ?
N'en plouri leis aranjés
N'en plouri leis aranjés Leis avés pas pagas. ,
Mette la man en boursetto Cent escus y a dounas.
Douna lous à vouostré pèro Que leis vous gardera.
Moun pèro es capitaino Pagariè les sourdas ;
Donna lous à vouostros mèro Que leis vous gardera.
Ma mèro a d'aoutrei fîllos Pourrie lei marida.
Garda lei, vous, fillelto, Serviran à vous marida.
Provencp. — Pocsies populaires de la France. Mss. nat., T. III, f°' 236.
Bibl.
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vo . le Par der.rièr'' chez mon père L'n o. ra.n . ger il
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y a L'n cran. ger il va la la L'n 0-ran ger il y a.
Par derrièr' chez mon pcr" ) , ■ Vole, mon cœur vole, )
Par derrièr' chez mon père Un oranger il y a Un oranger il y a
La la Un oranger il y a.
La beir demande à son père Quand on les cueillira.
— A la saison, ma fille, Quand la saison sera.
La belle prend une échelle, Un panier à son bras.
Elle s'en va les cueillir Elle cueillit les jjIus mûres
Elle cueillit les plus mûres Les vertes elle les laissa.
Elle s'en va les vendre A la foire à Hennebont.
Dans son chemin rencontre Le fils d'un avocat.
Il m'a demandé ; belle, Belle, qu'avez-vous là?
Monsieur, c'sont des oranges Ne vous en faut-il pas?
11 m'en faut trois douzaines Mais l'argent, je ne l'ai pas.
Belle, montez dedans ma chambre Ma mère vous les paiera.
Et quand elT fut montée De mère il n'y avait pas.
Y avait qu'un p'tit bonhomme Qui fricassait des poires.
11 l'attrape et l'embrasse Sur son lit la jeta,
Ah ! que dira ma mère, Quand elle saura cela?
Ah ! si c'est une fille, Religieuse elle sera.
Ah ! si c'est un garçon Avocat il sera.
Environ? de Lorieat,
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