XXVI. LE PETIT MARI
(Voy. t. I, p. 65.)
Mon pèr' m'a don -né un ma -ri, Ah! mon Dieu quel
hoiuin! Quel pe - lit hom-me! Mon pèr' m'a don-né un ma-
ri Ah! Mon Dieu quel homnï! Qu'il est pe - lit!
Mon pèr' m'a donné un mari Ah! mon Dieu! quel homm'\
Quel petit homme!
Mon pèr' m'a donné un mari Ah! mon Dieu! quel homm'l
Qu'il est petit !
La premier nuit que j" couchai avec lui
J' l'ai perdu dans la paille du lit.
J' prends la chandell', j' chercher après lui.
Le chat l'a pris pour une souris.
Au chat! au chat! C'est mon mari!
Jamais de ma vie j n'ai tant ri.
Daigiiy et Givet (Ardennes). Ronde recueillie par M. Nozot vers 1856. l>op. de la France. Mss. t. IV, fct 355.
rocs.
Mon pèr' m'a donné un mari, Grand Dieu! Quel homme,
Quel pe - tit hom-me! Mon pèr m'a don - né
un ma -ri. Grand Dieu! quel homme ! Qu'il est pe-tit!
Mou pèr m'a donné un mari Grand Dieu! quel homme!
Quel petit homme!
Mou pèr m a donné un mari
Grand Dieu! quel homme!
Qu'il est petit !
La première nuit que j" y conclus Grand Dieu.' quel homme!
Quel petit homme!
Dans la paillass je le perdis Grand Dira! quel homme!
Qu'il est petit!
Je pris une chandelle et le cherchis Grand Dieu! quel homme!
Quel petit homme !
Le feu dans la paillasse a pris Grand Dieu! quel homme!
Qu'il est petit!
Et mon mari fut tout rôti
Grand Dieu! quel homme!
Quel petit homme !
Je pris un' assiett' et je l'y mis Grand Dieu! quel homme!
Qu'il est petit !
Le chat l'a pris pour un" souris !
Grand Dieu ! quel homme!
Quel petit homme !
— Chat! chat! chat! c'est mon mari ! Grand Dieu! quel homme!
Qu'il est petit !
Scaër (Finistère). — Chanson communiquée par M. E. Gcichodx.
Mon pèr' m'a don-né un nia - ri. Mon pèr m'a don
fe
ri. Qui n'est pas plus gros qu'un' four-
mi, Jean p'tit co - que - no - vi, Co - quin bre-
ion.
jo
li, Jean p'tit co - que - no - vi.
Mon pèr m'a donné un mari bis) Qui n est pas plus gros qu'un' fourmi
Jean p'tit coquenovi
Coquin, breton, joli,
Jean p'tit coquenovi.
La premier' nuit qu o li* j conclus Dedans la paille il se perdit.
Je pris ma t'ourch et fourchottis :
Fourchottis tant que je 1' trouvis.
Dessur le loyer je le mis
Et dans la cendre il se perdit.
Je pris mon crible et criblottis.
Criblottis tant cpie je 1' trouvis.
Je pris ma seille et va-t-au puits. Le petit diable me suivit.
Et dedans le puits il tombit.
Je pris ma seille et seillottis.
Seillottis tant que je 1 trouvis.
Dessur la porte je le mis.
avec lui.
La pouf du curé l'avalit :
Je pris la poule et l'élranglis.
Dans son grand boyau je 1 trouvis.
Le diable \ int qui l'emportit.
Au diable, an diable les maris Surtout quand il sont si petits!
Ah! si jamais je prends mari N'en prendrai plus un si petit!
Bretagne. Pots, pop. dé la France. Mss. de la B. nat. t. V. fcl 'iT('.
Allegro.
Mon pèr' m'a don - né
— S fc : —
jj
pèr' m'a donné un ma -ri, Il n'est pas grand, il
— S — — T-rr — Ev -^ — N — — t q JV Si
est pe-tit Jean p'tit cor-no-bi, co - cor-ni-car et
Jean jo - li, Jean p'tit cor - no - bi.
Mon pèr ni a donné un mari bis Il n'est pas grand, il est petit.
Jean p'tit cornobi cocornicar et Jean joli, Jean p'tit cornobi, etc.
Aï-rond', de Loudéae (Côtes du Nord). — Chanson recueillie par M.Rodssblot vers 1^55. — Pots.pop.de la France, Mss. t. V, fet 20-1.
a bis
(Voyez tome 1. p. 65). Voici la notation de cet air très connu empruntée à Dumersan, Chansons et rondes enfantines, 1846.
.Mon pèr' m'a don-né un ma - ri Mon Dieu! quel
fil
. -ft
fc fc
zzN"
— i -JV-
-# & 1 fs—
homm'
^ Quel
pe-
hom-me,
Mon pèr' m'a
don-né un ma -
— 1 Ie— — »—
ri, Grand Dieu! Quel homm', qu'il esi pe - lil!
'' U%S (Voyez tome I, p. 65.) La mélodie de 3Ime de t'hanreul est la même que relie de
Dnmersan >i ee n'est que dans sa notation, il y a
lo à la 4e mesure un ré au lieu d'un sol 2o à la ôe mesure un mi au lieu d'un n :i" à la S" mesure ri ré au lien de do rt .