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son as -
ne Bau-duin, Tout
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char-gé de gre-na-de, La som-bre don don. Quand
* é * . \ w «*■ le mos-nier la vit
ve - nir, vit ve - nir, Bel -
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le, vien-drez-vous mou - tire i-cy? Et des-char-ge-rons
1 as - ne,
La som-bre don don.
Tan - dis que
le
mou - lin mou - loit
Le
mos - nier
gs
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son de-voir fai-soit, Et le loup mangeoit las-ne,
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La som-bre don don Le loup mangeoit las-ne Et
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le loup mangeoit l'as -ne, La som-bre don don.
La jeune dame va au moulin Dessus son asne Bauduin, Tout chargé de grenade La sombredondon.
Quand le mosnier la vit venir:
— Belle, viendrez-vous moudre icyl Et deschargerons l'asne La sombredondon.
Tandis que le moulin mouloit Le mosnier son devoir faisoit Et le loup mangeoit l'asne La sombredondon.
dncquiesnu livri >li chansons compost a troys parties par M. Adriak Vcllart. Paris, 151)0.
cl) La belle s'en va au moulin
Dessus son asne Baudoin Pour gaignér la moulure Lanfrin lanfra la mère Gaudichon
La dondaine la dondon
Tour gaigner la moulure
A l'ombre d'un buisson.
Quand le musnier la vit venir De rire ne se peut tenir:
— Voicy la femme a l'asne!
— Musnier, ne moudras-tu pas mon grain '7
— Ouy, Madame, je le veux bien, Vous moudrez la première.
Tandis que le moulin mouloit Le musnier la belle baisoit Et le loup mangeoit l'asne.
— Hélas! dit elle, beau musnier, Que maudit en soit le mestier
Le loup a mangé l'asne!
— En ma bourse y a trois testons, Prenez en deux, laissez en un, Achetez un autre asne.
La belle s'en va au marché Pour là un autre asne acheter; Acheta une asnesse.
Quand son mari la vit venir De crier ne se peut tenir:
— Ce n'est pas là nostre asne.
Mary, ta as bu du vin nouveau Qui t'a l'ait troubler le cerveau, As mescogneu nostre asne;
Voicy le joly mois de may
Que toutes bestcs changent poil;
Aussi a l'ait nostre asne.
La fleur dt toutes les plus /«//es chansons, Paris, 1014, in-32.
Quand la Ma-rioun vaï' al mou - li, En fia - lant
mî
choun cou - noul dé
N'en tout - sa - vo choun
a - je Lan -tin lan-foun tra de ri et Ira de ra N'en
tout -sa - vo choun a - je Mai' choun pe - tit a - jo.
Quand lo Marioun vaï al mouli En fialan choun counoul dé li N'en toutsavo choun ajé Lanfin lanfoun traderi et tradera N'en toutsavo choun ajé Et choun petit ajo.
Lou temps que lou mouli moulio Lou moulinié lo brandichio, Lou loup embrachavo l'ajé El choun petit ajo.
— Ah ! moulinié, m'as fa grand tort De m'émbracha; moun aj' eï mort :
De m'émbracha; moun ajé
Mai' choun petit ajo.
Aï déts echcus din moun bourchel ; Prénè n'en chèt, léïcha n'en tréïs Per atsata un aoutr' ajé Mai" choun petit ajo.
Quand choun orné lo veï véni Dé rire né pouguet ché tèné :
— Marioun, quéï pas nochté ajé
Mai choun petit ajo.
Nochtr' aj' avio loous quatrés pés blancs Loous dé darié, loous do davan, Lo redzo del tioul negro Mai' choun petit ajo.
Tbaduction. Quand la Marion va au moulin — filant sa quenouille de lin, — elle faisait marcher devant son âne — et son petit ànon. — Pendant que le moulin moulait — le meunier la brandissait ; — le loup embrassait l'âne — et son petit ânon. — Ah! meunier, tu m'as fait grand tort; — de m'embrasser, mon âne est mort — et son petit ânon. — J'ai dix écus dans mon boursicaut , — prenez en sept — laissez en trois — pour acheter un autre âne — et son petit ânon. — Quand son mari la voit venir — de rire ne peut se tenir. — Marion, ce n'est pas notre âne, — et son petit ànon. — Notre âne avait les quatre pieds blancs — ceux de derrière, ceux de devant — la raie du cul noir — et son petit ânon.
Arrondissement de Brive (C'orrèze), Léi'Inaï.
Chanson communiquée par M. Godin de
Gai.
Quand Ma - ri - on va au mou-lin Fi - lant sa
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que-nouil-le de lin, Mon-tée des-sus son à - ne; A
ane,
'à - ne,
Mon - tée des - sus son
à - ne Mar- tin, Elle al- lait au mou -lin.
Quand Marion va au moulin Filant sa quenouille de lin, Montée dessus son âne, A l'une, à l'âne, à l'âne!
Montée dessus son âne Martin EU' allait au moulin.
Quand le meunier la vit venir Pendant que la pochée moulait
De rire il ne put se tenir: Le meunier la belle caressait ;
— Attachez là votre âne Le loup a mangé l'âne
A Vâne, à F dur, à Vâne! A l'âne, à Pane, à l'une !
Attachez là votre âne Martin Le loup a mangé l'âne Martin
Au pignon du moulin. Au pignon du moulin.
— Hélas! meunier, tu m'as fait tort,
Par ta faute mon âne est mort ;
Tu me dois un autre âne
A l'âne, à l'âne, à l'âne!
Tu me dois un autre âne Martin
Pour venir au moulin.
J'ai dix écus dans mon gousset, Laissez en trois, prenez en sept, Achetez un autre âne A l'âne, à l'âne, à l'âne!
Achetez un autre âne Martin Pour venir au moulin.
Quand son mari la vit venir De pleurer ne put se tenir:
— Ce n'est point là notre âne A l'âne, à l'âne, à l'âne!
Ce n'est point là notre âne Martin Qui allait au moulin.
Notre âne avait les quatr' pieds blancs
Les deux oreilles en rabattant,
Un bon visage d'âne,
A l'âne, à l'âne, à l'âne!
Le bout de la queue noire Martin
En allant au moulin.
— - Tu ne sais pas, mon grand nigaud,
Que les ânes changent de peau;
De même a fait notre âne,
A l'âne, à l'âne, à l'âne!
De même a fait notre âne Martin
En allant au moulin.
Arzon (Morbihan). — Chanson recueillie par il. Denis du Désert.
Quand
la belle au mou - lin s'en va EU'
n'va ni à pied ni à ch'va, EU' s'en va sur son
l'âne .
l'âne ,
Eir
s'en va sur son à - ne Martin En al - lant au mou-lin.
Quand la belle au moulin s'en va, EU' n va ni à pied ni à ch'va, EU' s'en va sur son âne, .4 Y âne! à l'âne! à Y âne!
EU' s'en va sur son âne Martin En allant au moulin.
Le meunier qui la voit venir De rire ne peut se tenir:
— Attachez là votre âne A Y une! à l'une! à l'âne!
Attachez là votre âne Martin A la port' du moulin. -
Tandis cpie le moulin moulait Le meunier la belf caressait, Le loup a mangé l'âne; A l'âne! à l'une! à l'âne!
Le loup a mangé l'âne Martin A la port du moulin.
— Tenez, la belle, vlà cent écus, De votre âne ne parlons plus, Pour ach'ter un autre âne.
A l'une! à iànc! à Y âne Pour ach'ter un autre âne Martin Pour venir au moulin.
Quand son père la vit venir De pleurer ne put se tenir:
— Ce n'est pas là mon âne A l'âne! à l'âne! à l'âne!
Ce n'est pas là mon âne Martin Qui revient du moulin.
Mon àne avail lies quatr pieds blancs Et les oreill's en rabattant Le bout de la queue noire A boire! à boire! à boire!
Le bout de la queue noire, Martin, En allant au moulin. —
— Mon père a bu du vin nouveau Qui lui a troublé le cerveau, I n' connaît plus son àne A l'âne! à l'âne! à ïâne!
I n' connaît plus son àne Martin Qui revient du moulin.
Voici le joli mois d'avril Où les ânes changent d'habits De même a fait votre àne A l'âne! à l'âne! à l'âne!
De même a fait votre âne Martin A la port' du moulin.
Cette chanson très populaire sur le littoral des Côtes du Nord est aussi chantée à Terre-Neuve par les pêcheurs de morue pendant qu'ils préparent ce poisson et pour demander à boire. Ils font au 6e couplet la variante suivante :
Mon àne avait les quatre pieds roux, Et les oreilles comm' nos péchoux, Le bout de la queue noire, A boire! à boire! à boire!
Le bout de la queue noire Martin En allant au moulin.
Chanson recueillie par M. Eodsselot en 1S55 à Loudéac (Côtes-du-Nord). — Poés. pop. de la Freiner, Mss. de la B. N., t. IV, f« 427 et t. V, f«* 204.
Ma
ri-ann' s'en va-t-au mou-lin, Ma - ri-ann'
s'en va-t-au mou-lin C'est pour y fair'mou-dre son
grain, C'est pour y fair' mou-dre son grain, A che-val
sur son à - ne, Ma p'tit' mam-zeH' Ma-rian-ne, A
cbe-val sur son â - ne Ca-tin, s'en al-lant au mou-lin.
Mariann' s'en va-t-au moulin, (bis) C'est pour y fair' inôudre son grain : bis
A cheval sur son âne, Ma p'tit' mamzeir Marianne,
A cheval sur son âne Catin S'en allant au moulin.
Le meunier qui la voit venir S empresse aussitôt de lui dire:
— Attachez donc votre âne Ma p'tit' mamzeir Marianne Attachez donc votre âne Câlin, Par derrière le moulin. —
Pendant que le moulin marchait Le loup tout à l'entour rôdait.
Le loup a mangé l'âne Ma p'tit' mamzeir Marianne Le loup a mangé l'âne Catin
Par derrièr' le moulin.
Mariann se mit à pleurer.
Cent écus d'or lui a donnés
Pour acheter un âne Ma p'tit' tnamzell Marianne, Pour acheter un âne Catin
En r'venant du moulin.
Son père qui la voit venir Ne put sempécher de lui dire :
— Ou avez-vous fait d' votre âne Ma p'tit' mamzeir Marianne Qu' avez-vous l'ait d \otre âne Catin En allant au moulin?
— C'est aujourd'hui la Saint-Michel Une tous les ans changent de poil,
J' vous ramèn' le même âne, Ma p'tit' mamzeir Marianne J' vous ramèn1 le même âne Catin
Qui m' porta au moulin.
Chanson do Canada. — E. Gagnon, Chans. pop. du Canada, p. 121.