‹ Recueil de chansons populairesChapitre 66 sur 98 · CLVII. LA DANSE OU LA RONDE DU GARÇON BAFOUÉ · texte numérisé non relu

CLVII. LA DANSE OU LA RONDE DU GARÇON BAFOUÉ

(Voy. tome I, p. 327.)

Il s'agit ici d'une ronde mimée chantée par des petites filles ou des jeunes tilles qui sont parvenues à faire entrer dans leur danse un garçon laid, sot ou timide.

nous faut dan - ser au rond C'est par

faut' de vi - o - Ion Car les gar - çons de Dai -

gny N'a - vont pas pour les pay - er. Ma bon - ne

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dam', Quand je vous vois Je ne puis vous ou - bli - er.

Il nous faut danser au rond C'est par faut' de violon, Car les garçons de Daigny N'avont pas pour les payer.

Ma bonne dam, quand je vous cois., Je ne puis vous oublier.

Mais il avont bien de l'argent Pour au cabaret aller.

Ils s'en vont dessur le bal Ce n'est pas pour y danser.

C'est pour voir s'ils trouveront Quelque chose à s'y moquer.

Mais il y a une petite Qui les a bien rabéqués.*

— Monsieur, ramassez vos chausses, Qui trainont sur vos soles.** Vous avez des grandes oreilles Qu'on y vann'rait bien du blé.

* rabroués. ** souliers.

Regardez sur vos paupières,

Les souris y ont brouté.

Regardez sur votre tète, Les poux y vont pâturer.

On les compterait bien par mille, On les m'surerait par quartés.

Ronde de Daigny (Antennes) recueillie par M.Nozot vers 1S60. France. Mss. de la B. N., t. VI, f«« 131.

Pois. pop. de la

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fait

la pro - mes - se

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n'ai-mer

de

ma vie

é V ■ m De n'ai-mer de ma vie ; In-

-constante

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* * lé - gè -

- re J'ai bien cban - gé d'à -

vis.

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Tu ris, tu ris, ber-gè-re, Ah! ber-gè-re, tu ris.

J'avais fait la promesse Car j'aime un beau jeun homme

De n'aimer de ma vie; (bis) Qui n'est pas loin d'ici.

Inconstante et légère II a les yeux d'un prince,

J'ai bien changé d'avis ; La taille d'un marquis,

Tu ris, tu ris, bergère, Ta ris, tu ris, bergère,

Ah! bergère, taris. Ah! bergère, taris.

A votre avis, mesdames,

N'ai-je pas bien choisi*'

Mais tout ce que je viens de dire

C'est pour me moquer de lui.

Tu ris, tu ris, bergère,

Ah ! bergère, tu ris.

Chanson du Finistère communiquée pur M. L. F. Su \ i .

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Ah! je m'en vais en-trer en dan - se; C'est pour

— fi » » —

un a-mant chercher. Je me re-tourn', je me re-

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vir', J'en n'ai pas trou - vé de mon gré. Ah! je ne

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puis, gai, gai, Ah! je ne puis m'en al- 1er.

Ah! je m'en vais entrer en danse;

C'est pour un amant chercher.

Je me retourn' et je me revire;

J'en n'ai pas trouvé de mon gré.

Ah ! je ne puis, gai, gai, Ah ! je ne puis m'en aller.

Ah ! j'en vois un de bonne mine Je vais aller le demander.

— En vous faisant la révérence ; Ça vous plairait-il de m' aimer?

Ah! regardez ce beau monsieur Il n'a pas daigné me saluer ! * Je le vois bien à votre mine Ce n'est pas moi que vous aimez.

Ah ! retournez à votre place

Un autre amant je veux chercher.

Variante selon les circonstances :

Ah ! je vois bien à votre raine Que c'est bien moi que vous aimez.

Gagnon, Chansons pop. du Canada, p. 217.

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Nous som-mes à trois cou -si -nés Tou-tes trois à

îa-ri-er, Nous se dîm's de l'un' à î'autr' Fait - il bon se

ma-ri-er? Ah! ah! je l'va di-re, Gai gai, je l'di-rai.

Nous sommes à trois cousines Toutes trois à marier, Nous se dîmes de l'une à l'autre :

Fait-il bon s'y marier'?

Ah .' ah ! je l' va dire, Gai. gai, je V dirai.

La plus jeune se mit à dire:

— Tout à l'heure je le saurai ; Je m'en \ais chez la voisine, Je m'en vais lui demander.

Ma voisine était couchée A peine a voulu se lever; EU' m'a dit que j'attende Que j'aurais un chevalier.

Moi qui ne veux pas attendre Moi qui veux s'y marier, Je m'en vais aller en danse Voir si j'en trouvoirai.

J'en vois un de bonne mine, Je m'en vais lui demander:

— Monsieur, avec votre grâce, Vous plaira-t-il de m'aimer?

Je vous donne seulement deux heures Deux heures pour aviser.

Les deux heures y sont sonnées:

— Monsieur ètes-vous avisé?

Je vois bien à votre mine Que de moi vous ne voulez.

Voilà mon autre cousine Vous plaira-t-il de l'aimer?

La compagnie vous ordonne Monsieur, de vous embrasser, La compagnie vous ordonne, Monsieur de vous retirer.

Ronde de l'arrondissement de Rocmi (Ardennes) recueillie vers 1855 par M. N< zut. — Poés. jiop. de la France. M><. • l** lu I». N.. t. VI. f«' 13.

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r lv !v Ij

Mon pèr' a fait

fai - re Un pe - tit bois tail-

lis

Où le

ros - si - gnol chan - te

Le

jour

et la nuit.

S'rai-j' non - net - te, oui ou

non, S'rai-j' non - net - te,

je crois qu non.

Mon pèr' a fait faire

Un petit bois taillis

Où le rossignol chante

Le jour et la nuit.

S'rai-j' nonnette, oui ou non?

S'rai-j' nonnette? je crois qu' non.

Il chante pour ces filles Las! qui n'ont point d'amis; Ne chante pas pour moi, J'en ai un, Dieu merci!

S'rai-j' nonnette? oui ou non?

S'rai-j' nonnette? je crois qu' non.

11 est dans cette danse

Là qui se divertit.

Je le tiens par la main,

N'est-il pas bien joli ?

S'rai-j' nonnette, oui ou non?

S'rai-j' nonnette? je crois qu' non.

Je crois qu'il a eu honte,

Je le vois qui rougit ;

Je crois qu'il est content.

Le voilà qui sourit.

S'rai-j' nonnette, oui ou non?

S'rai-j' nonnette? je crois qu non.

Arzon (Morbihan). — Chanson recueillie par M. Denis do Désert.

^E^EE^EJEÊ*

Gai, gai, gai, si je le peux, Gai, gai, gai; Fin.

je m ma - rie - rai.

J zfrr

Je prie - rai la jeu - ne fill' D. G.

De

se

ma - rier

sans rien dire.

Gai, gai, gai, si je le peux, Gai, gai, gai, je m' marierai.

Je prierai la jeune tille

De se marier sans rien dire. Gai . . .

Je lui donn'rai cinq cent livres

Un beau livre et un beau dîner. Gai . . .

Je ne lui donn'rai pas d'homme, EU' en ira bien chercher. Gai . . .

J'en vois un de bonne mine

Je ne sais pas si je l'aurai. Gai . . .

Je m'en vais faire la ronde, Je vais lui demander. Gai . . .

— Monsieur, avec tout honneur, Vous plaira-t-il de m'aimer? Gai . . .

Je vois bien à votre mine

Que de moi vous ne voulez. Gai . . .

Tenez, voilà ma compagne, Prenez-la si vous voulez. Gai . . .

Si en cas elle vous convient Donnez-lui un doux baiser. Gai . . .

Ronde d' Estrebay (arrondissement de Kocroi, Ardennes) recueillie par M. Nozot en 1856. — l'ois, pop. <le la France. Mas. do la B. N., t. VI, fc< :i2.

a bis} (Voy. t. I, p. 327). Le premier vers de chaque couplet se répète deux fois.

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